Me­gan Bro­deur : phé­no­mène des sports mo­to­ri­sés

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Au cours des der­nières se­maines, la pi­lote a ac­cor­dé de nom­breuses en­tre­vues tant à la té­lé que dans des pu­bli­ca­tions spé­cia­li­sées. Pour­quoi s’in­té­resse-t-on tant à elle ? « Je pense qu’il y a une cer­taine forme de fas­ci­na­tion au­tour du fait que je sois une fille dans ce sport sou­vent as­so­cié aux hommes, re­con­naît-elle. Je pro­fite de cette at­ten­tion afin de de­ve­nir une am­bas­sa­drice de ce sport en dé­ve­lop­pe­ment, mais qui gagne de plus en plus en po­pu­la­ri­té. C’est un rôle que je prends au sé­rieux » , af­firme-t-elle.

« J’ai­me­rais mon­trer l’exemple pour les autres filles, pour­suit Me­gan. Ç’a en prend de la re­lève. Si tu te montres ne se­rait- ce qu’un brin in­té­res­sée par ce sport, je te di­rais de fon­cer, car c’est l’un des plus beaux sports qui soit. J’aime le goût du risque, ça joue du coude, c’est in­tense. Il ne faut pas avoir peur non plus du dan­ger. »

CONCI­LIA­TION ÉTUDES ET SPORTS

Étu­diante en sciences hu­maines, pro­fil psy­cho­lo­gie, au Cé­gep de Sher­brooke, Me­gan Bro­deur bé­né­fi­cie d’un pro­gramme sports- études afin de conci­lier ces deux sphères d’ac­ti­vi­tés. Cette conci­lia­tion s’avère peut- être plus dif­fi­cile qu’elle ne l’au­rait pen­sé au dé­part. « Je peux avoir cer­taines exemp­tions de cours et d’exa­mens pour par­ti­ci­per à des évé­ne­ments ou à des en­traî­ne­ments, re­con­naît- elle. J’amène mes de­voirs ou des choses à étu­dier, mais c’est tel­le­ment dif­fi­cile à faire lorsque tu es sur le site des com­pé­ti­tions. Fran­che­ment, tu ne penses qu’à ça. Et lorsque vient le temps de re­mettre les deux pieds sur terre, la tran­si­tion et le re­tour à la réa­li­té s’an­noncent en­core plus dif­fi­ciles. »

N’em­pêche, l’édu­ca­tion est quelque chose de très im­por­tant pour la jeune femme.

UN AVE­NIR…

DANS LA CONSTRUC­TION

Lors de sa der­nière an­née de com­pé­ti­tions, Me­gan Bro­deur a eu plus qu’un coup de pouce de son père, Pa­trick, qui a dé­lais­sé les courses pour en­cou­ra­ger sa fille. « Il a été mon mé­ca­no toute la sai­son, spé­ci­fie-t-elle. Il s’est concen­tré sur moi à temps plein. Ça m’a per­mis d’être plus concen­trée et d’être moins stres­sée. Il m’a beau­coup ai­dée. »

Cette « nou­velle » col­la­bo­ra­tion pour­rait se pour­suivre au fil du temps, car Me­gan ne cache pas son en­vie de tra­vailler un jour pour la com­pa­gnie de construc­tion de son pa­ter­nel. Et oui, une autre sphère d’ac­ti­vi­té où les hommes sont en plus grand nombre. « J’aime quand ça bouge et j’aime faire ma marque », mar­tèle-t-elle.

Pour le mo­ment, elle dé­sire pour­suivre sa car­rière en mo­to­cross ain­si qu’en sno­cross pour en­core quelques an­nées. « Ga­gner le cham­pion­nat, c’est dé­bile, c’est fou. C’est aus­si la plus haute marche que je peux at­teindre. Là, j’ai le goût en­core de re­vivre ce mo­ment, de dé­fendre mon titre et même pour plus qu’une an­née. Je pense bien cour­ser jus­qu’à ce que je n’aie plus de plai­sir à le faire », conclut-elle.

(Pho­to gra­cieu­se­té)

Me­gan Bro­deur est la reine in­con­tes­tée du sno­cross chez les pro­fes­sion­nelles.

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