Fran­çois Trem­blay quitte la po­li­tique

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - MÉLYSSA GAGNON mga­gnon@le­quo­ti­dien.com

Le conseiller mu­ni­ci­pal et pré­sident de l’ar­ron­dis­se­ment de La Baie, Fran­çois Trem­blay, quitte la vie po­li­tique. Pour des rai­sons fa­mi­liales, et au terme d’une longue ré­flexion à la­quelle ont pris part sa conjointe et ses deux filles, il ne bri­gue­ra pas de se­cond man­dat lors du scru­tin du 5 no­vembre. Âgé de 47 ans et po­li­to­logue de for­ma­tion, Fran­çois Trem­blay a été élu contre toute at­tente en 2013, dé­lo­geant ain­si le vé­té­ran de la po­li­tique mu­ni­ci­pale à La Baie, Jean-Eudes Si­mard. Peu après son élec­tion, il a ac­cé­dé à la pré­si­dence de l’ar­ron­dis­se­ment, un poste qu’il oc­cu­pait à temps plein.

Si la pre­mière an­née du man­dat de Fran­çois Trem­blay s’est dé­rou­lée sans grands re­mous, il s’est ra­pi­de­ment re­trou­vé en porte à faux avec le maire Jean Trem­blay pour ses prises de po­si­tion qui al­laient à l’en­contre de la phi­lo­so­phie de l’ad­mi­nis­tra­tion en place. Il a pu­bli­que­ment dé­non­cé ce qu’il consi­dé­rait comme « un dés­équi­libre dans la dis­tri­bu­tion de la ri­chesse col­lec­tive dans les ar­ron­dis­se­ments ». Par la suite, il a condam­né « l’uti­li­sa­tion abu­sive de pro­pa­gande pu­bli­ci­taire » par la Ville. À par­tir de ce mo­ment, Fran­çois Trem­blay a af­fi­ché ses cou­leurs comme in­dé­pen­dant. Dès lors, il a re­fu­sé de par­ti­ci­per « aux ren­contres du Pa­ra­sol », des séances de tra­vail pri­vées aux­quelles étaient seule­ment in­vi­tés les conseillers qui avaient plai­dé al­lé­geance à l’équipe du maire Trem­blay.

« Au dé­part, mon en­ga­ge­ment po­li­tique, c’était une ques­tion de va­leurs. J’avais ce rêve de m’en­ga­ger sur le ter­rain, mais quand tu t’en­gages, tu en­gages ta fa­mille aus­si. J’étais conscient que le contexte à Saguenay était par­ti­cu­lier, avec le même gou­ver­ne­ment qui était en place de­puis 2002. Au dé­but, on m’of­frait des postes. Cu­rieu­se­ment, le pri­vé m’of­frait la di­rec­tion des Croi­sières du Fjord. Je me suis vite ren­du compte que si on m’of­frait de l’es­pace, des tri­bunes et des res­pon­sa­bi­li­tés, c’est qu’on vou­lait que je cau­tionne », a mis en re­lief le conseiller sor­tant, à la fa­veur d’une en­tre­vue ex­clu­sive ac­cor­dée au Pro­grès à sa ré­si­dence du che­min des Bat­tures. La mai­son a été construite après l’in­cen­die qui a com­plè­te­ment ra­va­gé l’an­cienne de­meure du conseiller, une bi­gé­né­ra­tion où ha­bi­tait aus­si son père. Le si­nistre a mal­heu­reu­se­ment em­por­té le sep­tua­gé­naire, un écueil qui a du­re­ment frap­pé l’éche­vin, très proche de son pa­pa.

Fran­çois Trem­blay si­gnale que lors­qu’il a si­gni­fié son re­fus de par­ti­ci­per aux ren­contres du Pa­ra­sol et qu’il a cla­mé son in­dé­pen­dance haut et fort, le vent a tour­né.

« À par­tir de ce mo­ment-là, on m’a fait com­prendre que les choses se­raient plus dif­fi­ciles pour moi », confie-t-il.

UN MAN­DAT MOU­VE­MEN­TÉ

— PHO­TO LE PRO­GRÈS, MI­CHEL TREM­BLAY

Le conseiller mu­ni­ci­pal et pré­sident de l’ar­ron­dis­se­ment de La Baie, Fran­çois Trem­blay, ne se­ra pas can­di­dat aux élec­tions de no­vembre. Il a fait le choix de se consa­crer da­van­tage à sa conjointe, Lo­ré­na For­tier, et à ses filles Ra­chel, huit ans, et Ca­mille, six ans.

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