Res­té fi­dèle à ses convic­tions

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - MÉLYSSA GAGNON mga­gnon@le­quo­ti­dien.com

Même s’il convient que son pas­sage en po­li­tique n’a pas été de tout re­pos, Fran­çois Trem­blay part sans amer­tume et avec la convic­tion qu’il a fait son tra­vail et li­vré la mar­chan­dise.

Certes, il convient que ses di­ver­gences d’opi­nions et sa can­deur ont cli­vé les re­la­tions qu’il en­tre­te­nait avec ses col­lègues Luc Boi­vin et Mar­tine Gau­thier, as­so­ciés au Par­ti des ci­toyens de Saguenay (PCS).

«À l’ar­ron­dis­se­ment, c’est de­ve­nu dif­fi­cile de vivre dans un cli­mat où il n’y avait pas de chi­mie d’équipe. Ça de­ve­nait lourd pour moi et pour les autres. Pour des gens émo­tifs et pro­fon­dé­ment en­ra­ci­nés dans leurs va­leurs comme je le suis, c’est dur de ne pas ra­me­ner ça à la mai­son», a-til fait va­loir.

C’est à l’is­sue d’un ré­cent «con­seil de fa­mille» im­pli­quant sa conjointe, Lo­ré­na, et ses filles Ra­chel, huit ans, et Ca­mille, six ans, que la dé­ci­sion de ti­rer un trait sur la po­li­tique mu­ni­ci­pale a été prise.

«On ai­me­rait re­trou­ver l’équi­libre pour que quand je suis à la mai­son, je le sois vrai­ment», pointe le père de fa­mille, chez qui l’émo­tion était per­cep­tible au mo­ment de l’en­tre­vue. Conte­nue, mais per­cep­tible.

Ver­sé vers les autres, le Baie­ri­ve­rain se consi­dère comme un hu­ma­niste. Fier de son sta­tut de conseiller de ter­rain, il es­time avoir tou­jours été dis­po­nible pour ses conci­toyens, ré­pon­dant à des cen­taines de té­lé­phones «sans ja­mais fil­trer».

«J’es­père avoir contri­bué à l’amorce d’une réa­li­té d’in­dé­pen­dance an­crée et avoir ac­ti­vé, au sein de la po­pu­la­tion, le ré­flexe de s’in­for­mer. S’il y a des la­cunes dans la gouvernance à Saguenay et qu’il y a des pro­blèmes de trans­pa­rence, c’est au peuple de se do­ter d’un gou­ver­ne­ment à son image et de mé­ca­nismes qui per­mettent de s’as­su­rer que ceux qui les re­pré­sentent se concentrent sur des pa­ra­mètres de dé­mo­cra­tie et d’un contrat so­cial équi­li­bré et re­pré­sen­ta­tif de ce qu’ils sont col­lec­ti­ve­ment», ex­prime ce­lui qui de­meure convain­cu qu’être vrai­ment in­dé­pen­dant, «c’est aus­si être ca­pable d’op­ter pour la fa­mille».

Fran­çois Trem­blay se­ra conseiller de dis­trict jus­qu’à l’as­ser­men­ta­tion du pro­chain con­seil. À son suc­ces­seur, il en­tend lé­guer les conclu­sions d’une étude réa­li­sée par un ex­pert dans le but de dy­na­mi­ser le sec­teur du Mu­sée du Fjord, de la Py­ra­mide des Ha! Ha! et du Parc du 150e.

«Il est grand temps et il se­ra ren­table d’ar­ti­cu­ler des pers­pec­tives com­plé­men­taires au bé­né­fice de l’offre in­ter­na­tio­nale du quai d’es­cale. Le po­ten­tiel his­to­rique, cultu­rel et pa­tri­mo­nial des sec­teurs de Grande-Baie et Port-Al­fred de­meure in­con­tour­nable», af­fir­met-il. L’étude a été fi­nan­cée à même le bud­get de re­cherche et de sou­tien ac­cor­dé par la Ville à tous les conseillers mu­ni­ci­paux.

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