Les na­tu­ristes to­lé­rés à Pointe-Taillon

Les autres plages de la ré­gion fer­mées à leur pré­sence

Le Quotidien - - LA UNE - KA­TE­RINE BELLEY-MUR­RAY kbel­ley-mur­ray@le­quo­ti­dien.com

Pointe-Taillon est l’un des six sites au Qué­bec consi­dé­rés comme « libres » par la Fé­dé­ra­tion qué­bé­coise de na­tu­risme. Ces sites sont des en­droits « soi­gneu­se­ment choi­sis où une tra­di­tion de nu­di­té col­lec­tive fa­mi­liale s’est éta­blie au cours des an­nées par­mi les usa­gers », peut-on lire sur le site de la Fé­dé­ra­tion.

Bien en­ten­du, il est fa­ci­le­ment pos­sible de se rendre à la plage de Pointe-Taillon sans aper­ce­voir de na­tu­ristes. En fait, c’est l’in­verse qui re­lève du dé­fi, puisque les nu­distes se re­groupent sur un site à trois ki­lo­mètres de la plage prin­ci­pale, à l’abri des re­gards.

« Il existe plu­sieurs sites na­tu­ristes pu­blics au Qué­bec et au-de­là de 300 en Amé­rique du Nord. Au Qué­bec, c’est ce­lui du Parc na­tio­nal d’Oka qui at­tire le plus grand nombre d’usa­gers. Rap­pe­lons tou­te­fois qu’au Ca­na­da, il n’y a que trois plages na­tu­ristes of­fi­ciel­le­ment re­con­nues par les au­to­ri­tés », est-il écrit sur le site de la Fé­dé­ra­tion. Ces trois plages se trouvent à Van­cou­ver, To­ron­to et Ha­li­fax.

Se­lon les in­for­ma­tions re­cueillies par Le Quo­ti­dien, le site de Poin­teTaillon a dé­jà été très po­pu­laire au­près des na­tu­ristes, no­tam­ment dans les an­nées 1980. Au­jourd’hui, les adeptes se­raient gé­né­ra­le­ment moins de 30 sur la pe­tite par­tie de plage qu’ils uti­lisent. « Au Qué­bec, le nu­disme est ré­gi par l’ar­ticle 174 du Code cri­mi­nel, a sou­li­gné la res­pon­sable des com­mu­ni­ca­tions de la So­cié­té des éta­blis­se­ments de plein air du Qué­bec (SÉPAQ), Sa­rah Shir­ley, dans un cour­riel. Sur le ter­ri­toire du parc na­tio­nal de la Pointe-Taillon, ce sont les agents de la Sû­re­té du Qué­bec qui pos­sèdent les com­pé­tences pour as­su­rer son ap­pli­ca­tion. L’éta­blis­se­ment a re­çu moins de cinq plaintes de­puis 2004 et s’as­sure, le cas échéant, de les trans­mettre à la Sû­re­té du Qué­bec. »

L’ar­ticle 174 se lit comme suit : « Est cou­pable d’une in­frac­tion pu­nis­sable sur dé­cla­ra­tion de culpa­bi­li­té par pro­cé­dure som­maire qui­conque, sans ex­cuse lé­gi­time, se­lon le cas : a) est nu dans un en­droit pu­blic ; b) et nu et ex­po­sé à la vue du pu­blic sur une pro­prié­té pri­vée, que la pro­prié­té soit la sienne ou non ». En plus d’Oka et Pointe-Taillon, les autres plages dites libres au Qué­bec sont celles de Ri­vière Pal­mer, de Lac Si­mon, de Boom Dé­fense et de Cap-aux-Oies.

Au­jourd’hui, les adeptes se­raient gé­né­ra­le­ment moins de 30 sur la pe­tite par­tie de plage qu’ils uti­lisent.

— ARCHIVES LE QUO­TI­DIEN, LAU­RA LÉ­VESQUE

Pointe-Taillon fait par­tie des six sites de na­tu­risme au Qué­bec. Ses adeptes uti­lisent une pe­tite portion de la plage, si­tuée à trois ki­lo­mètres de la plage prin­ci­pale.

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