Tue­rie à Ot­ta­wa

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - LOUIS-DE­NIS ÉBACHER Le Droit GAGNON AVEC CHARLESANTOINE

La po­lice d’Ot­ta­wa en­quête sur ce qui pour­rait être une ten­ta­tive de purge dans le monde in­ter­lope. Après l’ar­ri­vée d’un homme bles­sé par balle à l’hô­pi­tal et la dé­cou­verte d’un pre­mier ca­davre près d’un parc de l’ouest de la ville, en ma­ti­née, les Crimes ma­jeurs ont été ap­pe­lés à en­quê­ter sur un autre meurtre, sur l’heure du dî­ner. Le ca­davre d’un homme abat­tu par balles a été trou­vé dans une voi­ture aban­don­née, à trois ki­lo­mètres de la pre­mière scène. Dif­fi­cile de confir­mer quelle étin­celle a tout fait écla­ter, d’au­tant plus que la po­lice d’Ot­ta­wa se mon­trait tou­jours pru­dente sur d’éven­tuels liens entre les deux dé­cès, lundi soir.

Ce­pen­dant, il de­ve­nait de plus en plus évident que le pre­mier ca­davre, dé­cou­vert peu avant 9 h, n’était pas étran­ger à la pré­sence d’un pa­tient trai­té dès 7 h pour des bles­sures par balles dans un hô­pi­tal de la ville.

Le ca­davre se trou­vait près du 903, ave­nue Ta­vi­stock, au sud du centre com­mer­cial Lin­coln Fields.

L’ins­pec­teur John McGe­trick a confir­mé en dé­but de jour­née que le sur­vi­vant de la fu­sillade s’est re­trou­vé, à un cer­tain mo­ment dans un sen­tier du parc Elm­hurst, à deux pas du parc Lin­coln Fields.

Le sen­tier de ce parc était aus­si bou­clé par la po­lice.

Le sec­teur des ave­nues Ta­vi­stock, Elm­herst, et Al­pine grouillait d’activité po­li­cière en dé­but de jour­née.

Des mé­dias de la ca­pi­tale ont rap­por­té que les deux hommes vi­sés étaient des frères. Ces der­niers se­raient connus des po­li­ciers.

DEUXIÈME CORPS

En mi­lieu de jour­née, la po­lice d’Ot­ta­wa a confir­mé la dé­cou­verte d’un autre corps, à en­vi­ron trois ki­lo­mètres de la pre­mière scène de meurtre.

Les au­to­ri­tés ont confir­mé qu’un homme mort se trou­vait dans une voi­ture aban­don­née sur l’ave­nue Wayne, à la li­mite ouest du quar­tier West­bo­ro, près de la pro­me­nade Sir John A. Macdo­nald.

Des ré­si­dents du sec­teur ont aler­té la po­lice, car ils étaient pré­oc­cu­pés par la pré­sence d’une Maz­da 3 blanche, im­mo­bi­li­sée, avec le mo­teur en marche de­puis plu­sieurs heures. Le vé­hi­cule est im­ma­tri­cu­lé en On­ta­rio.

« On ne peut pas don­ner de dé­tails, a dit l’ins­pec­teur McGe­trick en mê­lée de presse, mais les faits (entre les dif­fé­rentes scènes de crime) sont si­mi­laires. »

Se­lon le chef de la po­lice d’Ot­ta­wa, Charles Bor­de­leau, la po­pu­la­tion n’a pas à s’in­quié­ter pour sa sé­cu­ri­té im­mé­diate, puisque les actes sont ci­blés, sans être le fruit du ha­sard.

« Nos po­li­ciers ont me­né une en­quête sur deux ho­mi­cides. Il y a une troi­sième per­sonne à l’hô­pi­tal dans un état cri­tique. Les en­quê­teurs des crimes ma­jeurs tra­vaillent très fort pour sa­voir s’il y a une connexion entre les trois in­ci­dents. La sé­cu­ri­té du pu­blic n’est pas en dan­ger. Nous avons dé­ter­mi­né qu’il s’agit d’at­ten­tats ci­blés », a-t-il dé­cla­ré.

« Nous étu­dions toutes les pos­si­bi­li­tés concer­nant les mo­tifs (de ces at­ten­tats), les af­fi­lia­tions et si les vic­times étaient connues de nous. Les en­quê­teurs des crimes ma­jeurs tra­vaillent étroi­te­ment avec l’uni­té des armes et des bandes de rues pour voir s’il y a des liens entre les trois in­ci­dents et pour dé­ter­mi­ner qui sont les per­sonnes res­pon­sables de ces crimes ».

Le chef a qua­li­fié cette jour­née de « dé­con­cer­tante » pour son ser­vice de po­lice.

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