Deux ex-chefs d’une secte cou­pables de po­ly­ga­mie

Le Quotidien - - DÉCÈS -

Wins­ton Bla­ck­more au­rait épou­sé 24 femmes lors de cé­ré­mo­nies de ma­riage « cé­lestes » dans la com­mu­nau­té de Boun­ti­ful.

La juge Ann Do­ne­gan, de la Cour su­prême de la Co­lom­bie-Bri­tan­nique, a af­fir­mé que les nom­breuses preuves contre M. Bla­ck­more dé­mon­traient qu’il était ma­rié à 24 femmes en même temps.

L’avo­cat de l’ac­cu­sé avait dé­jà pré­ve­nu la cour qu’il al­lait contes­ter la consti­tu­tion­na­li­té des lois ca­na­diennes sur la po­ly­ga­mie si son client était condam­né.

Le co­ac­cu­sé de M. Bla­ck­more, James Oler, au­rait quant à lui épou­sé cinq femmes. Il a été re­con­nu cou­pable de po­ly­ga­mie quelques heures plus tard, lundi, dans le cadre du même pro­cès.

La juge Do­ne­gan a es­ti­mé que la preuve dé­mon­trait que M. Bla­ck­more était un membre pra­ti­quant de l’Église fon­da­men­ta­liste de Jé­sus-Ch­rist des saints des der­niers jours (FLDS en an­glais), une secte d’ori­gine mor­mone qui croit au ma­riage po­ly­game. « Son adhé­rence aux pra­tiques et croyances de la FLDS n’est pas contes­tée », a-t-elle dé­cla­ré en li­sant son jugement.

« M. Bla­ck­more (...) n’a pas nié sa croyance dans ses dé­cla­ra­tions à la po­lice en 2009. Il a par­lé ou­ver­te­ment de sa pra­tique de la po­ly­ga­mie », a-t-elle ajou­té.

Wins­ton Bla­ck­more s’était fait mon­trer une liste de ses femmes pré­su­mées et s’était conten­té d’ap­por­ter deux cor­rec­tions aux in­for­ma­tions, a pré­ci­sé la juge.

« M. Bla­ck­more a confir­mé que tous ses mariages étaient des mariages cé­lestes con­for­mé­ment aux règles et pra­tiques de la FLDS. »

Le pro­cès de 12 jours qui s’est dé­rou­lé cette an­née a per­mis d’en­tendre plu­sieurs spé­cia­listes de la re­li­gion mor­mone, des po­li­ciers qui ont tra­vaillé sur cette en­quête et Jane Bla­ck­more, une ex-femme de l’ac­cu­sé qui avait quit­té la com­mu­nau­té en 2003.

La juge Do­ne­gan a sa­lué le té­moi­gnage de cette femme, la dé­cri­vant comme un té­moin hau­te­ment cré­dible et fiable. « C’était un té­moin mi­nu­tieux. Il n’y avait rien de for­cé ou de pré­pa­ré. Elle était im­par­tiale », a-t-elle sou­te­nu.

Une bonne par­tie de la preuve pro­ve­nait d’actes de ma­riage et de dos­siers per­son­nels sai­sis par les po­li­ciers en 2008 dans un ranch de la secte si­tué au Texas.

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