La ferme Black­burn prend le re­lais

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - MÉLYSSA GA­GNON mga­gnon@le­quo­ti­dien.com

La­fer­meB­lack­burn­prend­la­re­lève de La Rou­quine au mar­ché pu­blic de­laZo­ne­por­tuai­re­deC­hi­cou­ti­mi. De­puis­ven­dre­di,les­pro­duits­ma­raî­chers et fro­ma­gers de l’en­tre­prise agri­cole du che­min Saint-Be­noît sont en montre. Pen­dant plus de 20 ans, La Rou­quine a oc­cu­pé la sec­tion consa­crée aux fruits et lé­gumes aux Halles de Chi­cou­ti­mi. L’en­tre­prise fa­mi­liale s’est tou­te­fois re­ti­rée à l’aube de la pré­sente sai­son es­ti­vale. Lors du pas­sage du Pro­grès au Vieux-Port jeu­di, le kiosque était dé­sert. Une em­ployée de la zone por­tuaire croi­sée sur les lieux a si­gni­fié que la ferme Black­burn pren­drait le re­lais et que ses pro­duits se­raient dis­po­nibles dès le len­de­main.

Le di­rec­teur gé­né­ral, Gilles Black­burn, a confié avoir été ré­cem­ment ap­pro­ché par le di­rec­teur gé­né­ral de la So­cié­té de ges­tion de la zone por­tuaire, Fa­bien Ho­ving­ton. Il sou­hai­tait com­bler le vide puis­qu’un mar­ché pu­blic dé­pour­vu de pro­duits frais en pleine sai­son tou­ris­tique ne re­pré­sente pas une si­tua­tion idéale.

« M. Ho­ving­ton est ve­nu me voir. Il m’a dit que je n’avais ab­so­lu­ment rien à faire. C’est la zone por­tuaire qui va ve­nir cher­cher les lé­gumes à la ferme et qui va s’oc­cu­per du per­son­nel et de la vente des pro­duits. C’est la pre­mière fois qu’on dé­borde de Jon­quière », a si­gni­fié Gilles Black­burn, dont l’en­tre­prise dé­tient un kiosque dans le rang Saint-Be­noît, où les gens peuvent se pro­cu­rer des pro­duits frais sept jours sur sept.

Ques­tion­né à ce su­jet, Fa­bien Ho­ving­ton a in­di­qué qu’il a fal­lu agir ra­pi­de­ment.

« On n’était pas obli­gés d’avoir des fruits et lé­gumes et j’au­rais pu mettre deux fau­teuils et du Wi-Fi à la place. Mais les gens en par­laient beau­coup et on vou­lait pou­voir of­frir des pro­duits frais. J’ai ap­pe­lé plu­sieurs agri­cul­teurs et il y en avait beau­coup qui n’étaient pas in­té­res­sés ou qui ne pou­vaient pas. M. Black­burn était d’ac­cord et j’ai conclu une en­tente dis­cré­tion­naire avec lui », fait va­loir le di­rec­teur gé­né­ral.

Fa­bien Ho­ving­ton convient que les Halles de la zone por­tuaire ont vu de meilleurs jours et qu’elles sont « fa­ti­guées ». Il s’agit d’un dos­sier ré­cur­rent à la ville de­puis plu­sieurs an­nées. Il a été ques­tion, par le pas­sé, de dé­mé­na­ger le mar­ché pu­blic au bas de la rue Ra­cine, mais cette op­tion semble avoir été écar­tée et le dos­sier est au point mort. Soup­çon­nant que des pro­jets se trouvent dans les car­tons de l’ad­mi­nis­tra­tion mu­ni­ci­pale, le di­rec­teur de la zone por­tuaire af­firme qu’il n’est pas dans le se­cret des dieux et qu’il ap­par­tient à Sa­gue­nay, pro­prié­taire des in­fra­struc­tures, de sta­tuer sur le sort du mar­ché pu­blic. Fa­bien Ho­ving­ton si­gnale tou­te­fois qu’un mil­lion de per­sonnes cir­culent sur la zone por­tuaire chaque an­née et que les halles, si elles de­meurent à cet en­droit, bé­né­fi­cie­ront as­su­ré­ment d’un acha­lan­dage fort in­té­res­sant.

PHO­TO LE PRO­GRÈS, ROCKET LA­VOIE —

Sans l’en­trée en scène de la ferme Black­burn de Jon­quière, il n’y au­rait pas eu de pro­duits ma­raî­chers frais en vente aux Halles de la Zone por­tuaire cet été. Quant aux in­fra­struc­tures du mar­ché pu­blic, qui ont vu de bien meilleurs jours, le di­rec­teur gé­né­ral, Fa­bien Ho­ving­ton, dit igno­rer les in­ten­tions de la Ville.

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