Re­mon­tées vaines

Le Quotidien - - SPORTS - DAVE AINSLEY dains­ley@le­quo­ti­dien.com

La qua­li­fi­ca­tion pour les sé­ries de­vra at­tendre en­core au moins 24 heures pour les Voya­geurs. Mal­gré leur ré­si­lience, les Jon­quié­rois ont dû s’avouer vain­cus face à leurs éter­nels ri­vaux des Dia­mants de Qué­bec au compte de 12-8 mer­cre­di soir au Stade Ri­chard-Des­meules.

En pre­nant leur re­vanche après leur re­vers de la veille, les re­pré­sen­tants de la Ca­pi­tale na­tio­nale ont du même coup as­su­ré leur titre de la division Fi­nan­cière Sun Life et un ren­dez-vous de plus en plus pro­bable avec les Voya­geurs au pre­mier tour éli­mi­na­toire. Pour que ce duel ne se ma­té­ria­lise pas, les Voya­geurs de­vraient perdre leurs deux der­niers matchs jeu­di soir de­vant leurs par­ti­sans face aux Alouettes de Char­les­bourg tan­dis que le Ro­cket de Coa­ti­cook et les Pi­rates de La­val de­vraient tous deux rem­por­ter leurs trois der­nières ren­contres. Plus fa­cile à dire qu’à faire.

Pour re­ve­nir au match d’hier, dis­pu­té de­vant une foule très en­thou­siaste, la soi­rée a bien mal dé­bu­té pour les lo­caux qui ont cé­dé les six pre­miers points, dont cinq en deuxième manche, ce qui a si­gni­fié la sor­tie pour le par­tant Hu­go Thi­bault. Ema­nuel Ro­chonNu­nez a en­suite gran­de­ment li­mi­té les dé­gâts, ne per­met­tant qu’un pe­tit point en trois manches et un tiers de tra­vail.

En re­tard 7-1 en fin de cin­quième, les Voya­geurs ont mon­tré des dents, rem­plis­sant les buts à trois oc­ca­sions et mar­quant cinq fois. Au­teur d’un double plus tôt dans la manche, Ra­phael John-Le­blanc a re­pré­sen­té le der­nier re­trait avec un der­nier bal­lon.

Comme une équipe cham­pionne, les Dia­mants n’ont pas été af­fec­tés à leur re­tour au bâ­ton, re­pre­nant un cous­sin de trois points. Ga­briel Cô­té n’a re­ti­ré qu’un seul frap­peur avant de cé­der sa place à Jean-Mi­chel Trem­blay qui a ter­mi­né la ren­contre sur la butte. En­core une fois, en fin de sixième, les Voya­geurs ont mon­tré du ca­rac­tère pour faire 9-8. Les vi­si­teurs ont fi­na­le­ment don­né le coup de grâce en dé­but de sep­tième avec trois autres points.

«Ce sont tout le temps les mêmes lan­ceurs qui ont de la mi­sère à faire une manche sans don­ner de points. Il y en a qui risquent de re­gar­der pas­ser la pa­rade dans les sé­ries», a co­gi­té l’en­traî­neur-chef Mar­tin Pouliot après la ren­contre. Il ai­me­rait que cer­tains dé­montrent plus de hargne quand ils en ont la chance.

«Quand on leur donne la balle, il faut que les gars sai­sissent. Un mo­ment don­né, le coach se tanne et on va en mettre d’autres», de men­tion­ner Pouliot.

Mal­gré la dé­faite, leur 26e de la sai­son, les Voya­geurs ont frap­pé plus de coups sûrs que leurs ri­vaux avec 13 contre 11. Ils ont éga­le­ment com­mis cinq er­reurs contre une seule pour la dé­fen­sive des Dia­mants. Pour Mar­tin Pouliot, quelques pe­tits dé­tails ont fait la dif­fé­rence. «On de­mande un lan­cer à l’ex­té­rieur, mais on ne pogne pas le gars au deuxième but en ten­ta­tive de vol. C’est l’exé­cu­tion qui nous manque. Pour battre des équipes comme Char­les­bourg et Qué­bec, il faut faire les jeux de base. Ils ont une masse de joueurs meilleure que nous. Quand tu as une chance de faire des re­traits, tu dois en pro­fi­ter. Si­non, ça re­vole après», de lais­ser tom­ber Mar­tin Pouliot qui s’est en­tou­ré ré­cem­ment d’un nou­vel ad­joint avec Jean-Fran­çois Delisle. Ce der­nier di­rige de­puis cinq ans le pro­gramme mid­get AAA sport-études de l’école de Mor­tagne, à Lon­gueuil. Il ra­te­ra quelques matchs au pre­mier tour éli­mi­na­toire en rai­son du Cham­pion­nat ca­na­dien ban­tam, mais d’ici là, don­ne­ra un coup de main au per­son­nel en place. «C’est un gars de ba­se­ball. Avec le AAA, il connaît beau­coup de gars dans l’équipe et dans la ligue. Ça va ai­der», de no­ter l’en­traî­neur-chef des Voya­geurs.

Avant de dis­pu­ter leur der­nier match de la sai­son ré­gu­lière, à comp­ter de 20h jeu­di soir, les Voya­geurs ter­mi­ne­ront d’abord une ren­contre en sixième manche face aux Alouettes de Char­les­bourg. Le ta­bleau in­di­ca­teur af­fi­che­ra alors 12-10 en fa­veur des vi­si­teurs. Da­vid De­shar­nais vit un été rem­pli de nou­veau­tés, au tra­vail comme à la mai­son. En plus d’avoir si­gné un contrat avec une nou­velle for­ma­tion, les Ran­gers de New York, le ho­ckeyeur de Lau­rier-Sta­tion est de­ve­nu pa­pa pour la pre­mière fois, il y a un mois. « C’était une des plus belles jour­nées de ma vie quand mon p’tit gars est né », af­firme l’an­cien joueur du Ca­na­dien, ren­con­tré mer­cre­di soir lors d’un sou­per-bé­né­fice te­nu dans le cadre du Pro-Am Ga­gné-Ber­ge­ron, au Club de golf La Tem­pête. « J’ima­gine que ça va juste conti­nuer à al­ler en aug­men­tant pour le reste de notre vie. »

Au­cune cerne sous les yeux de De­shar­nais. Il louange sa co­pine, l’ani­ma­trice Isa­belle Des­jar­dins, qui s’oc­cupe du pe­tit Vic­tor lors des nuits plus dif­fi­ciles, his­toire de per­mettre à son chum ho­ckeyeur de conser­ver son éner­gie.

Même si la ve­nue de bé­bé a été (et de­meu­re­ra) le plus grand chan­ge­ment dans la vie de De­shar­nais, son em­bauche par les Ran­gers n’a rien d’anec­do­tique.

AVEC LES RAN­GERS

Dans la Grosse Pomme, il ten­te­ra de don­ner un se­cond souffle à sa car­rière, lui qui se re­met d’une sai­son dif­fi­cile et mou­ve­men­tée. Il au­rait si­gné un contrat d’un an éva­lué à 1 mil­lion $.

Après avoir vu son temps d’uti­li­sa­tion di­mi­nué chez le Ca­na­dien (10 points en 31 matchs), De­shar­nais a été échan­gé le 28 fé­vrier aux Oi­lers d’Ed­mon­ton contre le dé­fen­seur Bran­don Da­vid­son.

Dans la troupe à Con­nor McDa­vid, il a ac­cu­mu­lé huit points en 31 matchs, sai­son et sé­ries confon­dues.

Mal­gré son rôle à nou­veau li­mi­té, De­shar­nais af­firme avoir ado­ré son ex­pé­rience. Il a d’ailleurs joué plus de matchs en sé­ries que ses ex-amis de Mon­tréal, les Oi­lers at­tei­gnant la deuxième ronde.

Long­temps uti­li­sé dans le pre­mier trio chez le Ca­na­dien, De­shar­nais re­con­naît au­jourd’hui que ses jours sur les uni­tés of­fen­sives d’une équipe de la LNH sont peut-être comp­tés. Dans une ligue ra­jeu­nis­sant à vue d’oeil, le simple fait de du­rer, de res­ter, se­ra sym­bole de vic­toire pour le

Je pense que je peux me pro­me­ner un peu par­tout [dans l’ali­gne­ment], mais je pense que sur une troi­sième ligne, c’est ça mon rôle. Du­rant l’an­née, ça peut bou­ger, mais je suis ren­du là et c’est bien cor­rect. […] C’est mieux de par­tir sur la troi­sième et de fi­nir sur la pre­mière.

pe­tit at­ta­quant, qui au­ra 31 ans d’ici le dé­but de la pro­chaine sai­son.

« Je pense que je peux me pro­me­ner un peu par­tout [dans l’ali­gne­ment], mais je pense que sur une troi­sième ligne, c’est ça mon rôle. Du­rant l’an­née, ça peut bou­ger, mais je suis ren­du là et c’est bien cor­rect. […] C’est mieux de par­tir sur la troi­sième et de fi­nir sur la pre­mière » que le contraire, ajoute-t-il.

Re­con­nu pour sa dé­ter­mi­na­tion, De­shar­nais ad­met de­voir faire plus d’ef­forts que ja­mais pour gar­der une place avec les grands.

« Il faut que tu sois en­core plus dis­ci­pli­né, que tu tra­vailles en­core plus fort pour pou­voir es­pé­rer conti­nuer », dit-il.

— PHO­TO LE QUO­TI­DIEN, RO­CKET LA­VOIE

Grâce à l’ef­fort de Ra­phael John Le­blanc sur cette sé­quence, Ra­phaël Pré­mont a été re­ti­ré en pre­mière manche. Les Dia­mants ont tout de même quit­té le Sa­gue­nay avec une vic­toire de 12-8 et le titre de cham­pions de la division.

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