Trois jeunes re­prennent le flam­beau

Un trans­fert s’amorce à la Bou­che­rie Da­niel et Ré­my

Le Quotidien - - LA UNE - MÉLYSSA GA­GNON mga­gnon@le­quo­ti­dien.com

C’est connu, les bou­chers sont une den­rée rare par les temps qui courent. Dans un contexte de pé­nu­rie, il existe tou­te­fois une re­lève. À titre d’exemple, le pro­prié­taire de la bou­che­rie Da­niel et Ré­my de Chi­cou­ti­mi-Nord se pré­pare à cé­der toutes les parts de son en­tre­prise à trois de ses em­ployés. Après 34 ans à la barre du com­merce de la rue De­lisle, Da­niel Trem­blay se di­rige len­te­ment mais sû­re­ment vers la re­traite. Avant même qu’il ne puisse son­ger à ti­rer sa ré­vé­rence, il de­vait consi­dé­rer trois pos­si­bi­li­tés : cé­der la bou­che­rie à ses en­fants, la mettre en vente ou la trans­fé­rer à des em­ployés dé­si­reux de prendre le re­lais. La pre­mière op­tion s’est avé­rée im­pos­sible et la deuxième n’était pas du tout celle pri­vi­lé­giée par Da­niel Trem­blay.

«Si je donne un man­dat à un cour­tier, ce qui va se pro­duire c’est que quel­qu’un comme IGA va ve­nir l’ache­ter pour dé­mo­lir et ra­pa­trier la clien­tèle», dit-il. Le pa­tron de la bou­che­rie a tou­jours cru au po­ten­tiel des jeunes, lorsque ceux-ci ma­ni­festent de la mo­ti­va­tion. Il en a pris bon nombre sous son aile au fil des ans et leur a en­sei­gné le mé­tier sur le tas. Le bou­cher sait flai­rer la qua­li­té chez ses re­crues, au­tant du point de vue des com­pé­tences en bou­che­rie que des ap­ti­tudes en­tre­pre­neu­riales. Il a dé­ce­lé ces ap­ti­tudes chez Steeve Bou­chard, Ni­co­las Trem­blay et Charles Cô­té-Boi­vin, res­pec­ti­ve­ment âgés de 37, 25 et 28 ans. Sur­tout, il a re­çu l’as­su­rance que les trois hommes avaient le dé­sir et la pas­sion né­ces­saires pour re­prendre le flam­beau.

«Le sa­laire d’un bou­cher ne per­met pas d’ache­ter les parts d’une en­tre­prise. On a re­çu l’aide de Pro­mo­tion Sa­gue­nay et on fait une for­ma­tion en trans­fert d’en­tre­prise. On a fait faire les cal­culs par des comp­tables. Il y a un an, j’ai ven­du 30 pour cent des parts à mes trois em­ployés. Ça leur donne cinq ans pour payer ces parts et quand je vais par­tir dans quatre ans, ils vont de­ve­nir of­fi­ciel­le­ment pro­prié­taires», ex­plique Da­niel Trem­blay.

Le fait que la pé­ren­ni­té du com­merce qu’il a ache­té à l’âge de 25 ans soit as­su­rée ras­sure Da­niel Trem­blay, qui se ré­jouit du fait que les em­ployés oeu­vrant à la bou­che­rie, une quin­zaine au to­tal, pour­ront conser­ver leur em­ploi. La Bou­che­rie Da­niel et Ré­my est une ins­ti­tu­tion sur la rue De­lisle et dans les en­vi­rons. Sans faire grand bruit, outre, peut-être, pour le fait d’ache­ter des pu­bli­ci­tés dans Le

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