À l’écoute des pré­oc­cu­pa­tions

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - JO­NA­THAN HUDON jhu­don@le­quo­ti­dien.com

Jean-Pierre Black­burn a été très oc­cu­pé au cours des der­niers mois. Se per­met­tant une pe­tite pause d’une se­maine, le plus ex­pé­ri­men­té des can­di­dats à la mai­rie a pro­fi­té de la pé­riode es­ti­vale pour s’af­fi­cher dans les dif­fé­rents fes­ti­vals et évé­ne­ments. Ce­lui qui a quit­té la re­traite pour de­ve­nir le pre­mier re­pré­sen­tant des ci­toyens de Sa­gue­nay est un pas­sion­né de la po­li­tique, à n’en pas dou­ter. Il se fait un plai­sir à tâ­ter le ter­rain, à l’écoute des pré­oc­cu­pa­tions de tout un cha­cun.

«J’aime al­ler au-de­vant des gens et je suis même un peu sur­pris de voir que beau­coup de gens viennent me sa­luer, a par­ta­gé JeanPierre Black­burn au cours d’un long en­tre­tien. Par­fois, ils viennent tout sim­ple­ment me sa­luer et me dire qu’ils m’ap­puient. En même temps, je suis conscient que cer­taines per­sonnes n’osent pas, et c’est pour cette rai­son que je fais les pre­miers pas. Je n’hé­site pas à le faire et pour moi, c’est im­por­tant d’écou­ter les gens. Peu im­porte à quel pa­lier vous vous pré­sen­tez, il faut que vous soyez à l’écoute des ci­toyens et il faut que vous ayez une image de leurs at­tentes. Ça fait par­tie de mes ca­rac­té­ris­tiques et de ma fa­çon d’être.»

Lors­qu’il dis­cute avec les ci­toyens des trois ar­ron­dis­se­ments de Sa­gue­nay, M. Black­burn re­marque que ceux-ci sont contents de sa­voir qu’ils peuvent comp­ter sur un homme d’ex­pé­rience pour qui la po­li­tique n’a plus vrai­ment de se­cret.

L’an­cien dé­pu­té et mi­nistre, qui a connu une car­rière d’une quin­zaine d’an­nées en po­li­tique fé­dé­rale, ne manque pas d’idées. Même s’il re­pré­sente le Par­ti des ci­toyens, par­ti for­mé par le maire Jean Trem­blay, Jean-Pierre Black­burn en­tend af­fi­cher un chan­ge­ment dans la ges­tion mu­ni­ci­pale.

«Pour moi, je suis une autre per­sonne, avec une nou­velle vi­sion et une nou­velle fa­çon de faire, a-t-il men­tion­né. C’est ce que je veux in­cul­quer le len­de­main du 5 no­vembre.»

M. Black­burn veut éga­le­ment main­te­nir les pou­voirs du co­mi­té exé­cu­tif, tout en of­frant aux trois pré­si­dents d’ar­ron­dis­se­ment de se joindre aux dis­cus­sions. Sans avoir un droit de vote, ils pour­ront tout de même faire va­loir leurs points et in­fluen­cer les dé­ci­sions.

EN MO­TO COMME EN PO­LI­TIQUE

C’est peut-être un se­cret pour cer­tains, mais Jean-Pierre Black­burn est un grand pas­sion­né de mo­to. Pro­prié­taire d’un mo­dèle Har­leyDa­vid­son, il a d’ailleurs fait le tour de la Gas­pé­sie à che­val sur sa mon­ture en juillet. Un dé­fi qu’il te­nait à re­le­ver.

En dis­cu­tant de sa pas­sion, le can­di­dat dresse un pa­ral­lèle entre les res­pon­sa­bi­li­tés d’un mo­to­cy­cliste et ce­lui d’un dé­ci­deur po­li­tique.

«En mo­to, la moindre er­reur ne par­donne pas, a-t-il fait va­loir. Une mo­to, c’est puis­sant. Si tu ne contrôles pas cette puis­sance, ça peut te tuer. J’aime faire une ana­lo­gie avec la po­li­tique, dans le sens que la puis­sance d’une mo­to, c’est comme l’abus de pou­voir en po­li­tique. Si des gens abusent de leur pou­voir, il y a des consé­quences. Ça a tou­jours été une de mes règles de vie.»

Le Jon­quié­rois est par­fai­te­ment conscient qu’il va avoir be­soin de l’ap­pui de son mi­lieu s’il sou­haite être élu le 5 no­vembre, sans pour au­tant né­gli­ger La Baie et Chi­cou­ti­mi.

«J’ai dé­jà dit que Jon­quière avait be­soin d’un peu plus d’amour, mais quand un en­fant a be­soin d’amour, ça ne veut pas dire que les autres de la fa­mille sont né­gli­gés», a illus­tré Jean-Pierre Black­burn.

— PHO­TO LE PRO­GRÈS, JEANNOT LÉ­VESQUE

Jean-Pierre Black­burn en­tend être pré­sent sur le ter­rain au cours des deux pro­chains mois.

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