Un été sous le signe de la consul­ta­tion

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - MÉLYSSA GA­GNON mga­gnon@le­quo­ti­dien.com

Si vous cher­chez Jacques For­tin ces jours-ci, al­lez je­ter un oeil du cô­té de Jon­quière. Le can­di­dat à la mai­rie de Sa­gue­nay, qui connaît Chi­cou­ti­mi comme le fond de sa poche après 24 ans d’im­pli­ca­tion comme conseiller mu­ni­ci­pal, y passe beau­coup de son temps. Il cherche évi­dem­ment à se faire connaître des élec­teurs, mais aus­si à re­le­ver les en­jeux qui in­ter­pellent les ci­toyens et les ac­teurs du mi­lieu. Chaque jour, Jacques For­tin dé­jeune dans un res­tau­rant dif­fé­rent, où il dis­cute avec em­ployés et clients.

«Je veux vrai­ment prendre le pouls des ci­toyens. Je vais à leur ren­contre pour me te­nir au cou­rant de ce qui se passe dans leur sec­teur. Jon­quière a man­qué d’amour au fil des ans et c’est im­por­tant pour moi de connaître les prio­ri­tés des gens», croit ce­lui qui s’est en­ga­gé à créer une Place des fes­ti­vals s’il est élu.

Se­lon lui, cette pro­po­si­tion ra­vit plu­sieurs or­ga­ni­sa­tions, qui ne de­mandent pas mieux que de bé­né­fi­cier d’un lieu taillé sur me­sure pour leurs be­soins, à la hau­teur du po­ten­tiel dont re­gorgent les évé­ne­ments ayant cours chaque an­née sur le ter­ri­toire de la ville.

«Les gens ne veulent pas de Place du Ci­toyen 2. Ils veulent d’un en­droit qui leur per­met­tra de re­ce­voir du monde et qui vien­dra conso­li­der notre cô­té fes­tif et cha­leu­reux. Avec nos fes­ti­vals, on a un pro­duit d’ap­pel com­pa­rable à n’im­porte où dans le monde», pour­suit-il.

À trois mois du jour J, le vi­sage ba­sa­né, vê­tu d’un jeans et d’une che­mise à manches courtes, ce­lui qui dit «of­frir ses ser­vices» aux Sa­gue­néens pro­jette l’image d’un homme calme et confiant.

«Les gens veulent un maire qui est au cou­rant des dos­siers, qui connaît l’ap­pa­reil mu­ni­ci­pal et qui est ca­pable de se re­vi­rer de bord. Ce se­ra ma sep­tième élec­tion. Je n’ai ja­mais per­du. Le jour des noces, on va être prêts», image-t-il. Un pro­gramme est évi­dem­ment en ges­ta­tion, mais Jacques For­tin ne veut pas en­nuyer les gens avec trop d’an­nonces pen­dant les va­cances. Il es­time que les ci­toyens sou­haitent plu­tôt mettre un vi­sage sur un nom, dis­cu­ter et po­ser des ques­tions.

La pré­cam­pagne se dé­roule aus­si sous le signe de la consul­ta­tion pour Jacques For­tin, qui ren­contre des en­tre­pre­neurs pour mieux com­prendre de quelle fa­çon la pro­chaine ad­mi­nis­tra­tion pour­ra les ai­der.

Im­pos­sible de s’en­tre­te­nir avec le can­di­dat sans lui de­man­der si la contro­verse en­tou­rant l’ac­qui­si­tion d’un ter­rain sur le bou­le­vard Re­naud il y a dix ans porte om­brage à sa cam­pagne.

«Pas du tout! Les gens ne me parlent pas de ça. J’ai été com­plè­te­ment blan­chi dans cette his­toire. Les gens que je ren­contre sont gen­tils et contents de nous voir. Ils disent qu’ils veulent du chan­ge­ment et qu’ils veulent d’un maire in­dé­pen­dant», dit-il.

En ce qui a trait à la théo­rie vou­lant que sa can­di­da­ture serve à di­vi­ser le vote en fa­veur du Par­ti des ci­toyens de Sa­gue­nay, le pré­sident de l’ar­ron­dis­se­ment de Chi­cou­ti­mi croit qu’il s’agit de ba­li­vernes.

«Pen­ser ça, c’est peu connaître la po­li­tique. C’est sé­rieux s’en al­ler en po­li­tique. J’ai des gens qui tra­vaillent pour moi et qui s’in­ves­tissent dans ma cam­pagne. Il y a deux ar­ticles non écrits dans la Loi élec­to­rale et j’en ai fait un prin­cipe : ai­mer les ci­toyens et prendre soin d’eux», a af­fir­mé Jacques For­tin.

Les gens veulent un maire qui est au cou­rant des dos­siers, qui connaît l’ap­pa­reil mu­ni­ci­pal et qui est ca­pable de se re­vi­rer de bord.

— Jacques For­tin

— PHO­TO LE PRO­GRÈS, JEANNOT LÉ­VESQUE

Jacques For­tin se dit très confiant de ré­col­ter la fa­veur po­pu­laire lors des élec­tions du 5 no­vembre pro­chain. Cet été, il passe beau­coup de temps à Jon­quière, où il ren­contre les élec­teurs et les in­ter­ve­nants du mi­lieu.

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