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Le Quotidien - - ACTUALITÉS -

Ce­lui qui a dit qu’une image vaut mille mots a dit cinq mots de trop.” -Yves Bois­vert

Les amou­reux du cam­ping cé­lèbrent Noël en plein été ; les li­braires le font aus­si. De­puis 2013, le 12 août est sy­no­nyme de fes­ti­vi­tés pour eux et pour tous les ar­ti­sans de la lit­té­ra­ture qué­bé­coise. Sans l’en­ca­dre­ment des fonc­tion­naires de la culture, sans un sou de sub­ven­tion, un mou­ve­ment ex­cep­tion­nel s’est créé pour la pro­mo­tion du livre qué­bé­cois.

C’est au dé­tour d’une dis­cus­sion entre Pa­trice Ca­zeault et Amé­lie Du­bé, deux au­teurs de la re­lève, qu’est née l’idée de pro­po­ser aux lec­teurs une vi­site chez leur li­braire à un mo­ment pré­cis de la belle sai­son. Avec les heu­reuses consé­quences que l’on connaît : « Le 12 août, j’achète un livre qué­bé­cois » a fait ex­plo­ser les ventes en plus d’of­frir aux li­braires et aux au­teurs une vi­si­bi­li­té ac­crue. Bouf­fée d’air sal­va­trice alors que les ventes de livres chutent, que notre gou­ver­ne­ment en­grange des sur­plus, mais coupe al­lé­gre­ment dans le bud­get de la bi­blio­thèque na­tio­nale et que la pré­sence des au­teurs dans les mé­dias se fait plus dis­crète qu’un er­mite at­teint de pho­bie so­ciale.

L’ini­tia­tive est bien­ve­nue, mais la lit­té­ra­ture ne de­mande pas la cha­ri­té ; on de­vrait plu­tôt s’in­quié­ter des effets du se­vrage sur une po­pu­la­tion pri­vée de contacts ré­gu­liers avec les livres. Les bien­faits de la lec­ture ont fait

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