Fe­de­rer lance des fleurs

Le Quotidien - - SPORTS - Presse ca­na­dienne

MON­TRÉAL - Ro­ger Fe­de­rer a mé­ri­té sa place en de­mi-fi­nale du vo­let mas­cu­lin de la Coupe Ro­gers ven­dre­di après-mi­di, mais après sa vic­toire de 6-4, 6-4, en 68 mi­nutes, contre l’Es­pa­gnol Ro­ber­to Bau­tis­ta Agut, il a ré­pon­du à plus de ques­tions sur un match au­quel il a as­sis­té du confort de sa chambre d’hô­tel, la veille, que sur ce­lui qu’il ve­nait de dis­pu­ter. La deuxième tête de sé­rie du tour­noi n’a pas pu évi­ter le su­jet de l’heure au Stade Uni­prix, soit la pres­ta­tion du Ca­na­dien De­nis Sha­po­va­lov contre Ra­fael Na­dal jeu­di soir.

« Ce fut un match fa­bu­leux. Il a été fan­tas­tique pour les fans ici à Mon­tréal et au Ca­na­da, et aus­si pour De­nis. Il a joué un match ex­tra­or­di­naire. Oui, il n’avait rien à perdre. Mais ‘Ra­fa’ ne va ja­mais te don­ner un match. Il faut tou­jours al­ler le cher­cher. Il l’a fait. C’est bon pour lui. C’est bon pour le tennis aus­si. Quand un jeune joueur de 18 ans bat une lé­gende comme ‘Ra­fa’, c’est tou­jours bon pour le tennis parce que vous par­lez d’autres joueurs », a no­té Fe­de­rer.

En éli­mi­nant Na­dal, Sha­po­va­lov a em­pê­ché l’Es­pa­gnol de re­prendre sa place de nu­mé­ro un mon­dial, ce qu’il au­rait réa­li­sé en par­ti­ci­pant à la de­mi-fi­nale. Mais Fe­de­rer, qui ba­taille­ra avec Na­dal pour cette po­si­tion la se­maine pro­chaine à Cin­cin­na­ti, ne consi­dère pas que le jeune Ca­na­dien lui a fait une fa­veur.

« Je crois qu’il s’est fait une fa­veur à lui, et c’est ce qui compte ici, a fait re­mar­quer le Suisse. Je sa­vais que je ne pou­vais pas de­ve­nir nu­mé­ro un ici, de toute fa­çon. Je suis à Mon­tréal pour le tour­noi qu’il est et j’es­saie de le ga­gner pour la pre­mière fois de ma car­rière. L’éli­mi­na­tion de ‘Ra­fa’ ne change rien à ça. Re­de­ve­nir nu­mé­ro un, c’est quelque chose que je voyais pour plus tard cette an­née. Là, ça de­vient pos­sible la se­maine pro­chaine et évi­dem­ment aux In­ter­na­tio­naux des États-Unis.

« J’ignore à quel point ‘Ra­fa’ tient à ter­mi­ner l’an­née au pre­mier rang, ou s’il sou­haite seule­ment y re­tour­ner pour un cer­tain temps. Je ne le sais pas pour moi non plus, a ajou­té Fe­de­rer. Peu im­porte, ce se­rait spé­cial pour lui ou moi de re­de­ve­nir nu­mé­ro un, sur­tout tard pen­dant votre car­rière. »

MOINS BOUS­CU­LÉ

Pour ve­nir à bout de Bau­tis­ta Agut, Fe­de­rer s’est mon­tré plus ef­fi­cace que la veille contre Da­vid Fer­rer, qui lui avait com­pli­qué la tâche, sur­tout au dé­but de l’af­fron­te­ment.

« Je pense avoir mieux ser­vi tôt dans le match. Mais je crois aus­si que Bau­tis­ta Agut n’a pas re­tour­né mes ser­vices aus­si bien que Fer­rer. Mis en­semble, ces deux im­por­tants élé­ments m’ont per­mis d’en­trer dans le match de fa­çon plus ef­fi­cace.

« Bien sûr, ç’a été dur jus­qu’à 4-4 (au pre­mier set), mais mon plan de match a été plus ef­fi­cace contre Bau­tis­ta Agut que contre Fer­rer parce que j’ai été plus com­ba­tif au­jourd’hui au fi­let. C’était plus fa­cile au­jourd’hui parce que Fer­rer dic­tait mieux le tem­po de la ligne de fond, ce qui m’a com­pli­qué la tâche hier. »

En de­mi-fi­nale, Fe­de­rer croi­se­ra le fer avec le Néer­lan­dais Robin Haase qui a vain­cu l’Ar­gen­tin Die­go Sch­wartz­man en trois manches de 4-6, 6-3, 6-3.

Haase, 52e joueur mon­dial, a réa­li­sé deux bris de ser­vice au troi­sième set, dont le dé­ci­sif lors du sixième jeu, im­mé­dia­te­ment après avoir per­du son propre ser­vice lors du jeu pré­cé­dent.

— PHO­TO PC, PAUL CHIASSON

Ro­ger Fe­de­rer a pris la me­sure de Ro­ber­to Bau­tis­ta Agut, ven­dre­di, pour at­teindre la ronde de­mi-fi­nale de la Coupe Ro­gers à Mon­tréal.

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