Une mo­to re­trou­vée après 32 ans

Un « ves­tige » de Swing mo­to plouf re­fait sur­face dans le Sa­gue­nay

Le Quotidien - - LA UNE - NOR­MAND BOIVIN nboi­vin@le­quo­ti­dien.com

«Swing mo­to plouf», un évé­ne­ment qui avait fait cou­ler beau­coup d’encre en 1985, vient de re­faire sur­face — dans le sens lit­té­ral du terme — au Sa­gue­nay. Une mo­to qui n’avait ja­mais été re­pê­chée vient de ré­ap­pa­raître, quelques cen­taines de mètres en aval, en bor­dure de la rue Ba­con, au pied de la côte du Pa­ra­sol.

Elle ap­par­te­nait à Jacques Lessard, un des­si­na­teur de Chi­cou­ti­mi-Nord, qui l’avait prê­tée à l’un de ses amis qui vou­lait par­ti­ci­per à l’évé­ne­ment.

Son fils Jonathan, qui pos­sède un salon de coif­fure à Qué­bec, a fait un saut il y a quelques jours en voyant, sur Fa­ce­book, la photo d’une mo­to échouée dans le Sa­gue­nay, à l’em­bou­chure de la ri­vière du Mou­lin. «Ça me di­sait quelque chose. En farce, j’ai dit ‘‘c’est la mo­to de Swing mo­to plouf de mon père’’. Mais en re­gar­dant une vieille photo où j’étais des­sus, j’ai vu que c’était bien elle», ra­conte Jonathan, au­jourd’hui âgé de 44 ans.

UN FLOP

À l’époque, c’est Jonathan qui avait fait ache­ter la mo­to par son père, en es­pé­rant l’en­four­cher un jour pour se ba­la­der. «J’avais vu qu’elle était à vendre à Chi­cou­ti­mi-Nord», dit-il. Il avait donc été très dé­çu qu’elle soit dis­pa­rue au cours de l’évé­ne­ment.

«Les plon­geurs ne l’ont ja­mais re­trou­vée. Le gars avait ra­té son saut, car le mo­teur avait ca­lé et elle n’avait même pas pla­né. Elle était tom­bée au bout du trem­plin.»

Jonathan es­père pou­voir al­ler ré­cu­pé­rer quelques pièces pour les ex­po­ser dans son salon de coif­fure. «Ça me fe­ra un beau sou­ve­nir.»

On ne trouve plus de traces de Swing mo­to plouf. De mé­moire de l’au­teur de ces lignes, qui était jour­na­liste aux sports du Pro­grèsDi­manche à l’époque, il s’ins­cri­vait dans la li­gnée des casse-cous à mo­to de la fin des an­nées 70. Les plus vieux se rap­pel­le­ront du «Saut de la mort» de Ca­rol «Bine» Boivin à La Do­ré en 1978, dont l’en­jeu était d’avoir un «1» (Har­ley Da­vid­son) comme ré­com­pense ou le tun­nel de feu à La Baie de Serge Doyon.

Le Swing mo­to plouf se dé­rou­lait dans la côte Sa­la­ber­ry. Un trem­plin avait été éri­gé au pied de la côte entre le club de Yacht et le ter­rain qui abrite au­jourd’hui la Ré­serve na­vale. L’épreuve consis­tait à sau­ter le plus loin pos­sible dans le Sa­gue­nay. Il n’y avait eu qu’une ou deux éditions.

«

Les plon­geurs ne l’ont ja­mais re­trou­vée. Le gars avait ra­té son saut, car le mo­teur avait ca­lé et elle n’avait même pas » pla­né. — Jonathan Lessard

— PHOTO TI­RÉE DE FA­CE­BOOK

Cette photo a été prise par Gilles Mo­rin le 12 sep­tembre et pu­bliée sur Fa­ce­book. Il y fai­sait un com­men­taire peu élo­gieux, croyant que la mo­to avait été je­tée vo­lon­tai­re­ment dans le Sa­gue­nay.

— COURTOISIE

Cette photo a per­mis à Jonathan Lessard de re­con­naître sa mo­to.

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