Pour mieux ins­pi­rer les « trans­for­meurs » li­bé­raux

Le Quotidien - - ACTUALITÉS -

Ça y est ! Le pre­mier mi­nistre Philippe Couillard a trou­vé le mot ma­gique qui lui ser­vi­ra d’in­can­ta­tion pour la pro­chaine an­née… pré­élec­to­rale : TRANS­FOR­MA­TION.

At­ten­dez-vous à en­tendre son nou­veau re­frain dès cette semaine, lors de la re­prise des tra­vaux par­le­men­taires à l’As­sem­blée na­tio­nale. Comme la ré­in­gé­nie­rie hier, la trans­for­ma­tion de l’État est le nou­veau hit des li­bé­raux. Mais je suis loin d’être cer­taine que la chanson va plaire au pu­blic. Dé­jà, les pre­mières pa­roles qu’il nous a fre­don­nées sonnent faux.

Je le cite tex­tuel­le­ment : « Il faut par­ler au monde », « il faut écou­ter les be­soins réels des citoyens. Il faut y ré­pondre. » Il lui au­ra donc fal­lu trois ans pour com­prendre que la mis­sion d’un gou­ver­ne­ment est de ré­pondre aux be­soins de la po­pu­la­tion. Mais qu’a-t-il donc fait de­puis 2014 ?

Mal­heu­reu­se­ment, son gou­ver­ne­ment était trop oc­cu­pé à « as­sai­nir » les fi­nances pour réa­li­ser que les mul­tiples coupes et com­pres­sions dans les ser­vices pu­blics al­laient jus­te­ment à l’en­contre des be­soins des citoyens.

Pour­tant, lors du dis­cours d’as­ser­men­ta­tion de son Conseil des mi­nistres, le 23 avril 2014, Philippe Couillard dé­cla­rait : « L’ex­pé­rience in­ter­na­tio­nale in­dique que la simple aus­té­ri­té sans chan­ge­ments struc­tu­rels et me­sures de crois­sance peut ra­len­tir et ag­gra­ver la si­tua­tion. »

Or, c’est exac­te­ment ce qu’il a fait. Pen­dant plus de 40 mois, lui­même et ses mi­nistres ont ré­duit ra­di­ca­le­ment les bud­gets des ser­vices à la po­pu­la­tion, sans égard aux graves consé­quences pour les en­fants, les élèves, les étu­diantes et étu­diants, les pa­tientes et pa­tients

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