Ch­ris­ti­na Trem­blay en spectacle à Van­cou­ver

Le Quotidien - - ARTS ET SPECTACLES - DA­NIEL CÔ­TÉ dcote@le­quo­ti­dien.com

L’im­pres­sion qu’elle avait pro­duite il y a quatre ans, lors de sa par­ti­ci­pa­tion au spectacle Mis Her­ma­nas pré­sen­té à Van­cou­ver, a été si forte que Ch­ris­tine Trem­blay re­tour­ne­ra dans cette ville le 20 sep­tembre. In­vi­tée par la même dan­seuse et cho­ré­graphe qui l’avait re­cru­tée la pre­mière fois, Ro­sa­rio An­cer, la Chi­cou­ti­mienne pro­po­se­ra deux nu­mé­ros, dont un en­tiè­re­ment nou­veau, à l’oc­ca­sion d’un fes­ti­val in­ter­na­tio­nal de flamenco. «Je vais pas­ser une qua­ran­taine de mi­nutes sur la scène avec une chan­teuse et un gui­ta­riste qui sont éta­blis là-bas, Ste­pha­nie Pe­dra­za et Ma­rek Wo­j­tas­zek. Nous tra­vaillons à dis­tance, mais comme j’ar­ri­ve­rai quelques jours avant le spectacle, nous au­rons le temps de te­nir deux ré­pé­ti­tions», a pré­ci­sé l’ar­tiste au cours d’une en­tre­vue ac­cor­dée au jour­nal.

Elle se pro­dui­ra au Wa­ter­front Thea­ter, une salle qui ren­ferme 267 places. «Je n’en re­ve­nais pas d’avoir été in­vi­tée dans cette belle salle, sur­tout que ce soir-là, je se­rai l’at­trac­tion prin­ci­pale. L’ex­pé­rience vé­cue il y a quatre ans m’a fait connaître et le fait qu’on sou­haite me re­voir consti­tue une forme de va­li­da­tion. Il faut croire que j’ai lais­sé une trace, que j’ai tou­ché des gens», énonce Ch­ris­ti­na Trem­blay, qui en­seigne la danse à l’École Flo­rence-Four­cau­dot.

Con­nais­sant l’im­por­tance de l’en­jeu, elle a plan­ché sur ses deux nu­mé­ros pen­dant plu­sieurs se­maines, au rythme de deux heures par jour. «Je suis bien pré­pa­rée et je pars en étant su­per zen. Je ne veux pas en­tre­te­nir d’at­tentes, mais on ne sait ja­mais. Des fes­ti­vals, il y en a par­tout dans le monde», note la Chi­cou­ti­mienne, en fai­sant al­lu­sion à la pos­si­bi­li­té que d’autres or­ga­ni­sa­tions soient pré­sentes à Van­cou­ver.

LA SOMME DE TOUTES LES EX­PÉ­RIENCES

Le nou­veau nu­mé­ro dure 16 mi­nutes et Ch­ris­ti­na Trem­blay af­firme qu’il té­moigne de son évo­lu­tion en tant qu’in­ter­prète. «C’est un peu comme un puzzle. Il est ins­pi­ré de tout ce qui consti­tue mon «back­ground» dans le monde de la danse. Il y a des traces de folk­lore, de jazz, de clas­sique et de mu­sique la­tine. Le dé­but est in­tense, puis ça de­vient fes­tif», dé­crit-elle.

Bien sûr, le pu­blic pren­dra éga­le­ment la me­sure de son amour pour le flamenco, un amour im­pro­bable d’une cer­taine ma­nière, puis­qu’il s’est dé­ve­lop­pé dans une ré­gion où ce mode d’ex­pres­sion de­meure mar­gi­nal. «Au fond de moi, je suis gi­tane, avance la Chi­cou­ti­mienne en guise d’ex­pli­ca­tion. Quand je danse, je met mes émo­tions à nu et je me sens vrai­ment es­pa­gnole.»

Signe de l’im­por­tance que re­vêt le ren­dez-vous du 20 sep­tembre, elle a com­man­dé une robe noire et jaune qui se­ra étren­née pen­dant l’in­ter­pré­ta­tion du nou­veau nu­mé­ro. Quant à la deuxième pièce li­vrée à Van­cou­ver, elle pro­vient du ré­per­toire de la troupe Vi­da Fla­men­ca, qui de­meure son point d’an­crage sur la pla­nète flamenco. «Elle est plus «dark» que l’autre. Je l’ai re­ma­niée pour le spectacle», fait ob­ser­ver Ch­ris­ti­na Trem­blay.

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