Une jour­née par­faite pour les Gi­rard

« Sa­muel est ren­du là où il a tant rê­vé d’al­ler »

Le Quotidien - - LA UNE - STEVE TURCOTTE steve.turcotte@le­nou­vel­liste.qc.ca

TROIS-RI­VIÈRES — Sa­muel Gi­rard s’est as­su­ré que cette pre­mière jour­née of­fi­cielle dans la LNH soit aus­si gri­sante pour les siens que pour lui.

La fa­mille tri­co­tée ser­ré de Ro­ber­val était en­semble mar­di à Na­sh­ville, où la ve­dette des Ca­ta­ractes a dis­pu­té un pre­mier match en sai­son ré­gu­lière dans le maillot des Pre­da­tors, qui en ont fait un sa­vant choix de deuxième ronde au re­pê­chage de 2016. En­tou­rés de leurs quatre en­fants et de quelques proches, To­ny et Guy­laine Gi­rard ont vé­cu de grandes émo­tions.

« Une jour­née de rêve. C’est pas mal ça qui ré­sume le mieux ces der­nières heures. C’est fou raide ici ! », lance le pa­pa, qui confie que la re­crue de 19 ans avait tout pro­gram­mé pour son clan. « Il avait pré­pa­ré les billets d’avion pour tout le monde. Trois suites nous at­ten­daient à l’hô­tel. Après l’avoir ser­ré dans mes bras, je lui ai dit que c’était trop, que nous pou­vions être plus cor­dés que ça ! Il a re­fu­sé, di­sant que c’était une fa­çon de nous re­mer­cier d’avoir fait le voyage pour vivre ça avec lui. Il est comme ça, Sa­muel. C’est un gar­çon qui est très re­con­nais­sant. »

Chaque fa­mille dont un re­je­ton touche à la LNH vit quelque chose de gran­diose. Pour les Gi­rard, c’est peut-être en­core plus spé­cial, consi­dé­rant tous les sa­cri­fices fa­mi­liaux consen­tis pour per­mettre au plus ta­len­tueux du groupe de réa­li­ser son rêve. « Tout notre monde est très fier en ce mo­ment. On a sou­pé dans le sa­lon VIP des Pre­da­tors, plu­sieurs joueurs sont ve­nus nous ser­rer la main et nous par­ler en bien de Sa­muel. P.K. Sub­ban a été l’un des plus gen­tils, il a pris le temps de faire des photos avec nous tous. Tu vois que les Pre­da­tors prennent soin de tous les dé­tails. C’était très im­pres­sion­nant. »

La fa­mille du jeune sur­doué a en­suite pris place dans les gra­dins. Elle a vu son hé­ros être cou­pable d’un but des Flyers. Une sé­quence qui lui a mis le feu au der­rière ! Quelques mi­nutes plus tard, il amas­sait son pre­mier point en car­rière. En fin de soi­rée, c’est avec le titre de troi­sième étoile du match qu’il a quit­té la sur­face de jeu. « Il était fé­brile en dé­but de match, ça pa­rais­sait. Il a com­men­cé le match tran­quille­ment. Mais plus ça avan­çait, plus il pre­nait son rythme. Il a fait deux-trois spi­no­ra­mas, la foule a scan­dé son nom, c’était in­croyable », lance To­ny Gi­rard. « Quand il a ob­te­nu sa passe, j’ai été in­ca­pable de me lever pour ap­plau­dir. Les émo­tions du der­nier mois ont pris le des­sus, je me suis mis à pleu­rer. Je ve­nais de réa­li­ser qu’il était ren­du là où il a tant rê­vé d’al­ler. Ça m’a fait du bien, j’ai pu dor­mir comme un bé­bé pour la pre­mière fois de­puis plu­sieurs se­maines ! »

UN JOUR À LA FOIS

Les Gi­rard res­tent en­core à Na­sh­ville pour quelques jours. Ils ne savent pas si Sa­muel se­ra uti­li­sé jeu­di face aux Stars, mais ils vont d’une fa­çon ou d’une autre as­sis­ter à ce match. « Sa­muel a la bonne ap­proche, il pense un jour à la fois. Il n’y a rien d’ac­quis. Il est ve­nu nous voir à l’hô­tel après le match, mais il est re­tour­né ra­pi­de­ment à sa suite, car il vou­lait être en forme pour la pra­tique mer­cre­di ma­tin. Nous, on reste au moins jus­qu’à ven­dre­di. Ça va nous per­mettre de dé­cou­vrir la ville, de s’im­pré­gner de l’am­biance folle qui règne ici. Je n’en re­ve­nais pas de voir comment ça bou­geait au tail­gate mar­di. Ils savent faire le par­ty à Na­sh­ville ! On n’a pas pu res­ter long­temps mar­di, jeu­di on va es­sayer d’en pro­fi­ter un peu plus. Après tout, on ne pour­ra pas ve­nir toutes les se­maines ! »

CAR­NET DE NOTES

L’un des frères de Sa­muel, Christopher, a bien failli ne pas faire le voyage à Na­sh­ville. Sa­muel a fait une er­reur quand il a ré­ser­vé les billets d’avion, et Christopher n’avait pas de billet ré­ser­vé à son nom quand la fa­mille s’est poin­tée à l’aé­ro­port mar­di ma­tin. « Et notre plus gros pro­blème, c’est que l’avion était com­plet. Tous les autres vols vers Na­sh­ville aus­si. On ca­po­tait ! Je m’ap­prê­tais à lais­ser ma place à Christopher quand une place sur un autre vol s’est mi­ra­cu­leu­se­ment li­bé­rée. Christopher n’avait ja­mais pris l’avion, il de­vait faire une es­cale seul à Phi­la­del­phie alors qu’il ne parle à peu près pas l’an­glais. Mais bon, fi­na­le­ment, tout s’est bien pas­sé et nous avons pu vivre ce mo­ment tous en­semble, comme on l’es­pé­rait. »

Quand il a ob­te­nu sa passe, j’ai été in­ca­pable de me lever pour ap­plau­dir. Les émo­tions du der­nier mois ont pris le des­sus, je me suis mis à pleu­rer. Je ve­nais de réa­li­ser qu’il était ren­du là où il a tant rê­ver d’al­ler. Ça m’a fait du bien, j’ai pu dor­mir comme un bé­bé pour la pre­mière fois de­puis plu­sieurs se­maines ! — To­ny Gi­rard

— PHOTO COUR­TOI­SIE

Jes­si­ca, Christopher et Jé­ré­my étaient aux pre­mières loges pour as­sis­ter au pre­mier match en car­rière dans la LNH de leur frère Sa­muel, à Na­sh­ville jeu­di.

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