Peine en so­cié­té ré­vo­quée

Le Quotidien - - ACTUALITÉS - STÉ­PHANE BÉ­GIN sbe­gin@le­quo­ti­dien.com DO­MI­NIQUE GO­BEIL

Carl Trem­blay, de Saint-Ful­gence, au­ra tout le temps né­ces­saire pour ré­flé­chir aux consé­quences de ne pas res­pec­ter ses condi­tions de li­ber­té. Il a vu sa peine en so­cié­té être ré­vo­quée et droit prendre le che­min de la pri­son.

L’homme de 45 ans s’est pré­sen­té mer­cre­di ma­tin dans le box des ac­cu­sés au Pa­lais de jus­tice de Chi­cou­ti­mi. Me­nottes aux poi­gnets, le client de Me Fran­çois Dionne a bien ten­té d’ex­pli­quer à la juge Isa­belle Boillat, de la Cour du Qué­bec, pour­quoi il avait man­qué à ses condi­tions à neuf oc­ca­sions entre juillet et sep­tembre, mais il n’au­ra pas réus­si à la convaincre.

Trem­blay avait été condam­né à une peine de 18 mois en so­cié­té en mai der­nier pour une sé­rie de vols. Les pro­cu­reurs s’étaient en­ten­dus pour ne pas re­tour­ner l’homme der­rière les bar­reaux (il avait pur­gé une peine de 20 mois en 2016 pour di­verses in­frac­tions), car les vols pour les­quels il a été re­con­nu cou­pable en mai s’étaient pro­duits avant la dé­ten­tion.

Si les deux pre­miers mois de la peine en so­cié­té se sont dé­rou­lés cor­rec­te­ment, les choses ont com­men­cé à se gâ­ter en juillet. Trem­blay a en­re­gis­tré ses pre­miers man­que­ments. Il n’a pas fait ins­tal­ler une ligne té­lé­pho­nique fixe dans les dé­lais pres­crits, n’a pas ré­pon­du aux ap­pels de son agent de pro­ba­tion, même si ce­lui-ci lais­sait son­ner plu­sieurs coups. Il a man­qué à de nom­breuses re­prises.

Le tri­bu­nal lui a im­po­sé des pé­riodes sup­plé­men­taires de couvre-feu de 24 heures sur 24. Mal­gré des aver­tis­se­ments, la si­tua­tion ne s’est pas ré­sor­bée au point où l’ac­cu­sé a été ra­me­né de­vant le tri­bu­nal le 8 sep­tembre. Le ma­gis­trat lui a ré­vo­qué sa li­ber­té pour une pé­riode de trois se­maines.

Le 26 sep­tembre, au mo­ment de se re­trou­ver à l’ex­té­rieur des murs de la pri­son, l’agent de pro­ba­tion a ren­con­tré Trem­blay pour l’avi­ser de ses condi­tions de re­mise en li­ber­té, afin qu’il fasse en sorte de les res­pec­ter. Il sem­blait avoir com­pris.

Mais ça n’au­ra pas du­ré 24 heures. Dès le 27 sep­tembre, au len­de­main de sa sor­tie de dé­ten­tion, l’ac­cu­sé a com­mu­ni­qué avec les po­li­ciers pour leur faire part d’une chi­cane de couple.

À leur ar­ri­vée, les pa­trouilleurs ont no­té que Trem­blay se trou­vait en état d’ébrié­té (c’était in­ter­dit) et ont trou­vé une pipe à ha­schisch et un fla­con vide de can­na­bis (autre in­ter­dic­tion) dans son lo­ge­ment.

Mer­cre­di, la juge Boillat s’est dite sen­sible aux ef­forts de l’ac­cu­sé de vou­loir se re­prendre en main, mais note tout de même que son dis­cours n’est pas as­sez convain­cant.

Car si le pas­sé est ga­rant de l’ave­nir, il faut sa­voir que Trem­blay pos­sède de nom­breux an­té­cé­dents ju­di­ciaires, dont plu­sieurs bris de pro­ba­tion.

« Votre com­por­te­ment porte at­teinte à la cré­di­bi­li­té du sys­tème ju­di­ciaire et sur les peines ren­dues. Vous ne sem­blez pas com­prendre ce qu’est une peine en so­cié­té et ce que si­gni­fie le res­pect des or­don­nances de la cour », note la juge Boillat.

Ain­si, Carl Trem­blay pas­se­ra la balance de sa sen­tence en so­cié­té der­rière les bar­reaux, pra­ti­que­ment jus­qu’à la fin de 2018. La Mai­son ISA lance une cam­pagne de fi­nan­ce­ment pour mettre en place un pro­gramme de prévention des agres­sions sexuelles dans les écoles se­con­daires. Le conte­nu a été dé­ve­lop­pé par des cher­cheuses de l’Uni­ver­si­té du Qué­bec à Mon­tréal. L’éta­blis­se­ment au coeur du Centre d’aide et de lutte contre les agres­sions à ca­rac­tère sexuel du Sa­gue­nay (CALACS) sou­haite amas­ser 7000$. Mer­cre­di soir, trois femmes d’am­bi­tion étaient in­vi­tées à par­ta­ger leur par­cours lors d’un cock­tail-bé­né­fice au Club de golf de Chi­cou­ti­mi. La dé­pu­tée de Chi­cou­ti­mi Mi­reille Jean, la di­rec­trice gé­né­rale et ar­tis­tique du Théâtre Cri Guy­laine Rivard et la pro­prié­taire du stu­dio d’en­traî­ne­ment Ma­jo­sport Ma­rie-Jo­sée Gra­vel sont en­tou­rées de l’ani­ma­trice de la soi­rée, So­phie Black­burn, et de la di­rec­trice de la Mai­son Isa, Ge­ne­viève La­rouche.

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