»

Le Quotidien - - SPORTS -

À la pre­mière oc­ca­sion, il a pris part à une mê­lée de presse tra­di­tion­nelle où le ho­ckey a pris toute la place et du­rant la­quelle il a par­fois pa­ru im­pa­tient. À la se­conde oc­ca­sion, les échanges ont pris une tour­nure dif­fé­rente qui ont per­mis de consta­ter qu’il était pré­oc­cu­pé par des sou­cis qui dé­passent lar­ge­ment les cadres du ho­ckey et du sport en gé­né­ral.

Tout a com­men­cé quand un journaliste l’a in­vi­té à par­ler de la cé­ré­mo­nie qui a pré­cé­dé, mar­di, le pre­mier match lo­cal des Gol­den Knights de Ve­gas, consa­crée à la fu­sillade qui a fait 58 vic­times lors d’un ré­cent fes­ti­val de mu­sique coun­try.

« Il s’agit d’un évé­ne­ment hor­rible que vous ne vou­lez ja­mais voir ar­ri­ver dans le monde. Quand ça se pro­duit dans votre pays, ça vous touche un peu plus », a dé­cla­ré le ca­pi­taine du CH. « La chose qui est belle dans tout ça, c’est de voir comment les gens ré­agissent à une si­tua­tion don­née. Quand vous croyez que nous vi­vons à une époque et dans un monde si dif­fi­cile, il y a des gens qui se sa­cri­fient et rendent hom­mage à ceux qui ont suc­com­bé. »

De fil en ai­guille, en ajou­tant à sa pen­sée, Pa­cio­ret­ty en est ar­ri­vé à par­ler d’une autre tra­gé­die d’une tout autre am­pleur, qui le touche tout par­ti­cu­liè­re­ment et pour la­quelle, pour l’ins­tant, il semble to­ta­le­ment im­puis­sant. « Ça vous fait prendre un cer­tain re­cul et ça vous fait réa­li­ser qu’il y a tel­le­ment plus dans la vie, comme des choses qui se passent en Ca­li­for­nie, à San­ta Ro­sa, où vivent mes grand­spa­rents et mes cou­sins. »

Cette fois, il fai­sait al­lu­sion aux vio­lents in­cen­dies de fo­rêt qui font rage de­puis di­manche dans le nord de l’État et qui ont fait au moins une ving­taine de vic­times.

Pa­cio­ret­ty a no­tam­ment ex­pli­qué que ses grands-pa­rents vivent dans une ré­si­dence spé­cia­li­sée qu’ils doivent quit­ter en rai­son du dan­ger, et que sa mère de­vait s’en­vo­ler vers San­ta Ro­sa pour les ai­der à éva­cuer l’en­droit. Cette ville qui compte un peu moins que 170 000 ha­bi­tants est si­tuée en plein coeur de la ré­gion vi­ni­cole de la Ca­li­for­nie, dans le com­té de So­no­ma, à quelque 160 km au nord de San Jose où, in­ci­dem­ment, le Ca­na­dien amor­ce­ra une sé­quence de trois matchs sur la côte du Pa­ci­fique mar­di pro­chain.

« Je ne veux pas chan­ger de su­jet, mais je dois dire que ça n’a pas été fa­cile de ré­pondre à des ques­tions sur nos en­nuis, sur Gal­che­nyuk, a sou­li­gné Pa­cio­ret­ty. Pre­nons un peu de re­cul et rap­pe­lons-nous que nous n’avons joué que quatre matchs et que nous vi­vons tous une as­sez belle exis­tence. Nous vou­lons tous tra­vailler avec ar­deur, de­ve­nir meilleurs et ai­der cette équipe à ga­gner.

« Si je suis un peu im­pa­tient, c’est que la com­po­si­tion de trios, ce sont des pec­ca­dilles à com­pa­rer à ce qui est im­por­tant dans la vie », a ajou­té Pa­cio­ret­ty, tout en ad­met­tant que le sport puisse ser­vir d’exu­toire dans les mo­ments de drame et de tra­gé­die.

PRÈS D’UN DÉ­CLIC

Pa­cio­ret­ty n’a quand même pu évi­ter les ques­tions sur le ren­de­ment du Ca­na­dien, qui a per­du ses trois der­niers matchs et qui ne to­ta­lise que quatre buts mal­gré une ré­colte de 155 tirs.

« Toutes les équipes connaissent des mo­ments dif­fi­ciles pen­dant une sai­son, tous les joueurs connaissent des mo­ments dif­fi­ciles pen­dant une sai­son. Au­cune équipe n’a joué 82 matchs par­faits. Nous avons tra­vaillé, peut-être pas pen­dant 60 mi­nutes à la fois, mais nous avons tra­vaillé, nous conti­nuons de tra­vailler et il me semble que nous sommes près du dé­clic. Nous n’y sommes pas en­core, mais notre but est de tra­vailler pour ren­ver­ser la va­peur. »

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.