Le sum­mum des courses à obs­tacles

Le Quotidien - - DÉCÈS - SERGE ÉMOND

De­puis 2012, Syl­vain Dion consacre beau­coup de temps aux courses à obs­tacles. Avec le temps, il a fait sa place par­mi les meilleurs de ce do­maine et il compte au­jourd’hui près de 50 po­diums en courses à obs­tacles à son pal­ma­rès. Des com­pé­ti­tions, il en a vu de tous les genres, mais au­cune ne se com­pare à celle qu’il vient ter­mi­ner dans le dé­sert du Ne­va­da. La « World’s Tou­ghest Mud­der » a été dis­pu­tée en fin de se­maine près de Las Ve­gas. Pen­dant 24 heures, les par­ti­ci­pants ont né­go­cié le plus ra­pi­de­ment pos­sible une course ex­trême consi­dé­rée comme la plus dif­fi­cile au monde. Au to­tal, ils ont fran­chi plus de 400 obs­tacles, sou­vent dans les eaux gla­ciales.

« Le parcours était très dur, ré­sume le Sa­gue­néen. De loin le plus dif­fi­cile que j’ai vu. Ça ne s’ap­pelle pas le ‘‘World’s Tou­ghest Mud­der’’ pour rien. La course porte très bien son nom. »

Syl­vain Dion a par­ti­ci­pé à la por­tion par équipe de cette com­pé­ti­tion in­ter­na­tio­nale en com­pa­gnie des Qué­bé­cois Marc An­dré Bé­dard, Ben­ja­min Mo­rin et Da­mien Lan­glois. La for­ma­tion North­man a ter­mi­né l’épreuve au qua­trième éche­lon d’un clas­se­ment de 46 équipes.

« On ne peut pas juste s’ins­crire, pour­suit Syl­vain Dion. Il faut être in­vi­té. Notre ca­pi­taine a en­voyé notre can­di­da­ture et elle a été re­te­nue. Les or­ga­ni­sa­teurs ont ana­ly­sé les can­di­da­tures en fonc­tion des per­for­mances des membres de l’équipe, de leur clas­se­ment. Ils en pre­naient seule­ment deux par pays. Nous avons été ac­cep­tés et nous en étions bien contents. Nous l’avons su en­vi­ron un mois avant la com­pé­ti­tion. »

Un mois d’avis a don­né un cer­tain temps aux membres de l’équipe North­man pour se pré­pa­rer en fonc­tion du défi à re­le­ver. Parce que leur ca­pi­taine, Marc-An­dré Bé­dard, avait dé­jà par­ti­ci­pé à l’épreuve, ils sa­vaient ce qui les at­ten­dait et ils n’ont pas été dé­çus.

« La com­pé­ti­tion se dé­rou­lait sur une boucle de huit ki­lo­mètres, ex­plique Syl­vain Dion. Pen­dant ces huit ki­lo­mètres, il y avait beau­coup d’obs­tacles, tous obli­ga­toires. Dans la com­pé­ti­tion en équipe, chaque équipe de­vait tou­jours avoir deux par­ti­ci­pants sur le parcours. Il y avait des ta­pis de contrôle un peu par­tout sur le ter­rain et nous de­vions les fran­chir en­semble.

« Notre plan était de faire le plus de tours pos­sible. Tous les deux tours, on chan­geait de co­équi­piers. Chaque tour du­rait entre une heure et une heure et 20. Dans les der­nières heures, nous avons ef­fec­tué nos chan­ge­ments aux heures pour es­sayer de re­mon­ter dans le clas­se­ment. C’était vrai­ment ‘‘big’’ et dif­fi­cile. Sur 80 pour cent des obs­tacles, il y avait im­mer­sion dans l’eau. Et elle était gla­cée. Il fal­lait vrai­ment uti­li­ser un wet suit le soir parce que c’était trop froid. En pas­sant du jour à la nuit, avec la déshy­dra­ta­tion, tu gèles très ra­pi­de­ment. Tous les obs­tacles étaient vrai­ment durs. On ne re­trou­ve­ra pas ça nulle part ailleurs.

« C’est beau­coup de ki­lo­mètres, beau­coup d’obs­tacles, beau­coup de ges­tion. Là-bas, nous avions be­soin d’une tente, de gens pour nous ai­der (Va­nes­sa Ra­cine et Claude God­bout) et nous de­vions four­nir notre nour­ri­ture. Nous de­vions ar­ri­ver avec tout ce qui était né­ces­saire pour faire la course. »

L’équipe North­man a ter­mi­né l’épreuve après avoir ef­fec­tué 20 tours. Syl­vain Dion es­time que chaque membre du qua­tuor a com­plé­té entre 80 et 90 ki­lo­mètres pen­dant la fin de se­maine.

La com­pa­gnie qui or­ga­nise la course a an­non­cé que l’édi­tion 2018 de la « World’s Tou­ghest Mud­der » au­ra lieu à At­lan­ta. Les quatre membres de l’équipe North­man ont dé­jà ex­pri­mé le sou­hait d’y par­ti­ci­per à nou­veau.

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