Du­bois prend confiance

Le Quotidien - - SPORTS - Presse ca­na­dienne

MON­TRÉAL - John Tor­to­rel­la a peu­têtre en­core l’image d’un en­traî­neur sé­vère, mais Pierre-Luc Du­bois se­ra le pre­mier à nier qu’il n’en­tre­tient pas de bonnes re­la­tions avec ses joueurs.

« Il est un en­traî­neur vrai­ment po­si­tif quand ça va bien, a dit l’at­ta­quant re­crue des Blue Ja­ckets de Co­lum­bus mar­di, quelques heures avant d’af­fron­ter le Ca­na­dien au Centre Bell. Quand on joue bien, il est content. Quand on joue mal, il n’est pas trop né­ga­tif. Il veut nous ai­der.

« J’ai fait beau­coup de séances vi­déo avec lui, on se parle as­sez sou­vent. Il veut que ses joueurs jouent bien, que l’équipe joue bien. »

Tor­to­rel­la a tou­te­fois ra­con­té qu’il a eu be­soin d’un peu de temps pour dé­ve­lop­per sa re­la­tion avec le na­tif de Sainte-Agathe-des-Monts.

« Au dé­but, je n’ar­ri­vais pas à lui sor­tir un mot de la bouche, a ra­con­té Tor­to­rel­la. Nous avons de plus en plus de conver­sa­tions, ce qui est très im­por­tant pour un jeune sur qui il y a au­tant d’at­tentes. Et je me fous de sa po­si­tion au re­pê­chage. Nous vou­lons le dé­ve­lop­per de la bonne ma­nière. »

Par­mi les ou­tils ser­vant à dé­ve­lop­per ce­lui qui a été sé­lec­tion­né au troi­sième rang du re­pê­chage de 2016, il y a le dé­fen­seur Da­vid Sa­vard.

Du­bois a ac­cep­té l’in­vi­ta­tion du vé­té­ran dé­fen­seur en s’ins­tal­lant chez lui pour le camp de l’équipe, en sep­tembre. Il a en­suite ga­gné un poste au sein de la for­ma­tion de l’Ohio et voi­là qu’il en est à son troi­sième mois de co­lo­ca­tion chez les Sa­vard.

« C’est moi qui lui en a par­lé cet été. Je vou­lais sa­voir s’il était in­té­res­sé à ve­nir pour le camp, a ra­con­té Sa­vard, qui est âgé de 26 ans et qui a des en­fants de 1 et 2 ans. La vie familiale est un peu dif­fé­rente pour un gars de 19 ans - d’en­tendre les en­fants se le­ver à 7 h le ma­tin. Mais il n’y a pas de pro­blème. Il a beau­coup de plai­sir avec les en­fants.

« Je pense que c’est in­té­res­sant pour un jeune. Dans le hockey ju­nior, tu ha­bites en pen­sion. Là, tu te re­trouves seul dans un ap­par­te­ment. Tu ne sais pas trop quoi faire de tes jour­nées. Je me rap­pelle qu’à ma pre­mière an­née dans la LNH, je n’ai pas sou­vent cui­si­né. Je crois que c’est in­té­res­sant au ni­veau du style de vie. »

Pour évi­ter qu’il soit dé­pas­sé par la vi­tesse de jeu de la LNH et ques­tion de le pla­cer dans une po­si­tion pour avoir du suc­cès, Tor­to­rel­la a d’abord fait jouer Du­bois à l’aile. Mais de­puis quelques matchs, Du­bois a été pla­cé au centre.

« Je dois re­mer­cier son père (Éric Du­bois, an­cien en­traî­neur dans la LHJMQ et ac­tuel en­traî­neur ad­joint chez le Moose du Ma­ni­to­ba dans la Ligue amé­ri­caine). Je ne lui ai ja­mais par­lé, mais Pierre-Luc m’a dit que lors­qu’il était son en­traî­neur, il le pla­çait au centre quand il ne bou­geait pas ses jambes », a ra­con­té Tor­to­rel­la.

« On s’est par­lé avant qu’il me place au centre, a ajou­té Du­bois. Je lui ai dit que j’étais prêt. J’ai joué au centre dans le ju­nior. C’est sûr que c’est un saut im­por­tant. Tu as plus de res­pon­sa­bi­li­tés. Mais j’avais pris confiance à l’aile et le mo­ment était par­fait pour le faire. »

Et même si Du­bois n’avait ins­crit que deux buts et deux aides en 18 ren­contres avant celle de mar­di, Tor­to­rel­la est sa­tis­fait de la pro­gres­sion de son pou­lain.

« Je crois qu’à son pre­mier camp l’an der­nier, il était un peu dé­pas­sé par les évé­ne­ments, a-t-il no­té. Cette fois-ci, il était plus conscient du tra­vail à faire et plus ma­ture. J’aime son évo­lu­tion. Ce n’est pas : « Wow ! Re­gar­dez-le ». Mais c’est une pro­gres­sion quo­ti­dienne. »

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