La bouffe de rue dérange un res­tau­ra­teur

Le Reflet du Lac - - ACTUALITÉS - DA­NY JACQUES da­ny.jacques@tc.tc

RES­TAU­RA­TION. L’ar­ri­vée de la bouffe de rue («food trucks») à la Fête des ven­danges dérange le pro­prié­taire de la Can­tine du Lac, Re­naud Légaré.

Le res­tau­ra­teur ac­cepte cette ten­dance et n’est pas contre la fête gour­mande. Il peste sur­tout sur le fait que les vi­si­teurs n’iront pas man­ger au centre-ville s’ils ont dé­jà pris un re­pas com­plet sur le site. « Ils vont al­ler aux Ven­danges, puis quit­ter la ville sans al­ler sur la rue Prin­ci­pale », dé­plore-t-il.

Re­naud Légaré rap­pelle que son com­merce, tout comme les autres mar­chands ou­verts à l’an­née, paie des taxes et des comptes d’élec­tri­ci­té, des per­mis et des as­su­rances douze mois par an­née. «On em­ploie aus­si des gens de Ma­gog, mais les res­pon­sables des « food trucks » re­par­ti­ront chez eux avec leurs pro­fits après quelques jours seule­ment », peste-t-il.

La Fête des ven­danges Ma­gog-Or­ford ne par­tage pas exac­te­ment le même point de vue. Ses di­ri­geants rap­pellent que les gens at­tirent les gens et que la po­pu­la­ri­té de la fête gour­mande re­jaillit sur tous les com­mer­çants. « Nous ne croyons pas que l’ar­ri­vée de la bouffe de rue fe­ra di­mi­nuer le chiffre d’af­faires des res­tau­ra­teurs. Ce ne se­ront pas tous nos 15000 à 18000 vi­si­teurs par jour qui man­ge­ront dans ces ca­mions », croit le res­pon­sable des com­mu­ni­ca­tions, Jean-Pierre Qui­rion.

Il in­vite éga­le­ment les mar­chands à s’ap­pro­prier de la fête en ar­bo­rant les cou­leurs des Ven­danges ou, par exemple, à of­frir des me­nus avec vins et pro­duits du ter­roir qué­bé­cois.

Le tra­di­tion­nel fou­lage de rai­sins

est évi­dem­ment de re­tour. (Pho­to TC Media – Ar­chives – Mar­co Ber­ge­ron)

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