Le dé­nei­ge­ment fait mal au por­te­feuille

Le Reflet du Lac - - ACTUALITÉS - PIERRE-OLI­VIER GI­RARD pierre-oli­vier.gi­rard@tc.tc

FI­NANCES. La Ville de Magog a été contrainte d’oc­troyer un contrat pour le dé­nei­ge­ment, lors de la séance du 18 sep­tembre der­nier, mal­gré le fait que la seule sou­mis­sion re­çue dé­passe au-de­là d’un mil­lion de dol­lars les es­ti­ma­tions.

L’en­tre­prise Ger­main La­palme & fils a été la seule à ré­pondre à l’ap­pel d’offres de la Mu­ni­ci­pa­li­té pour le dé­nei­ge­ment des trot­toirs, des sta­tion­ne­ments et des ac­cès aux bâ­ti­ments pu­blics. Pour un contrat de cinq ans, l’en­tre­pre­neur char­geait un mon­tant de 3,1 M$ alors que la Ville croyait s’en ti­rer aux alen­tours de 1,4 M$.

Des né­go­cia­tions ont tou­te­fois per­mis de ré­duire la fac­ture fi­nale à 2,6 M$ et d’y in­clure en op­tion les deux der­nières an­nées au contrat. Il s’agit tout de même d’un dé­pas­se­ment as­sez im­por­tant comme le re­con­naît la mai­resse Vi­cki-May Hamm. « C’est plus d’ar­gent que nous avions pla­ni­fié, mais en même temps, on se de­vait d’oc­troyer le contrat pour être prêt à temps pour l’hi­ver. De plus, ça au­rait été plus cher de le faire à l’in­terne, car on ne pos­sède pas tous les équi­pe­ments. Ce se­rait in­té­res­sant d’analyser à long terme si ce se­rait plus payant de le faire nous-mêmes. Mais pour cette an­née, le temps jouait contre nous », ex­plique-t-elle.

Il s’agis­sait du deuxième ap­pel d’offres dans ce dos­sier. Lors de la pre­mière ten­ta­tive, la Ville avait ten­té de di­vi­ser le ter­ri­toire en deux dans l’es­poir d’ob­te­nir de meilleurs prix. Ce­pen­dant, cette stra­té­gie a échoué puisque le seul et même en­tre­pre­neur, Ger­main La­palme & fils, avait sou­mis­sion­né pour un seul ter­ri­toire, avec un dé­pas­se­ment de coûts de 500 000 $.

UNE TEN­DANCE GÉ­NÉ­RA­LI­SÉE

Quoi qu’il en soit, la pre­mière ma­gis­trate est d’avis que cette si­tua­tion sou­lève plu­sieurs in­ter­ro­ga­tions. Se­lon elle, tout comme Magog, bien des villes au Qué­bec ont consta­té une aug­men­ta­tion des ta­rifs au cours des der­niers mois. « Avant, les contrats étaient presque tou­jours en des­sous de nos es­ti­ma­tions, alors que main­te­nant, c’est l’in­verse. Est-ce que le ca­hier de charges des en­tre­pre­neurs est trop plein ou manquent-ils de main-d’oeuvre ? Je ne sais pas. Cer­taines per­sonnes disent même que la col­lu­sion est re­ve­nue, mais per­son­nel­le­ment, je n’en suis pas là car il n’y a au­cune preuve que c’est le cas », tem­père Mme Hamm.

Lors de cette ren­contre pu­blique, un autre contrat a été re­je­té par les élus en rai­son du prix, soit ce­lui concer­nant la ré­fec­tion du bar­rage Grande-Dame. Mal­gré la par­ti­ci­pa­tion de quatre sou­mis­sion­naires, l’offre la plus basse était tout près de 700 000 $ plus éle­vée que pré­vu. «Dans ce dos­sier, on va prendre le temps de re­tour­ner en ap­pel d’offres en chan­geant nos cri­tères avec des équi­pe­ments dif­fé­rents », conclut la mai­resse.

Le contrat oc­troyé pour le dé­nei­ge­ment des trot­toirs, no­tam­ment, est d’une du­rée de cinq ans, in­cluant deux an­nées en op­tion.

(Pho­to TC Me­dia – Ar­chives)

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