Jean-Fran­çois Rom­pré passe de per­dant à ga­gnant

Le Reflet du Lac - - LA UNE - PIERRE-OLIVIER GIRARD

SCRU­TIN. Jean-Fran­çois Rom­pré a vé­cu une pre­mière soi­rée élec­to­rale com­plè­te­ment folle di­manche soir. Quelques mi­nutes après avoir pro­non­cé son dis­cours de dé­faite à l’hô­tel de ville de Ma­gog, où il a été dé­cla­ré per­dant par er­reur, il a re­çu la confir­ma­tion qu’il était bel et bien le nou­veau re­pré­sen­tant du dis­trict #1.

«Di­sons que j’ai vé­cu toutes les gammes d’émo­tions, lance en riant le prin­ci­pal in­té­res­sé. En très peu de temps, j’ai pas­sé d’une claque en plein vi­sage à une ex­plo­sion de joie. Quand on m’a ap­pe­lé pour me dire qu’il y avait eu une er­reur, je n’en re­ve­nais tout sim­ple­ment pas ! »

Comme l’ex­plique la pré­si­dente d’élec­tion à la Ville de Ma­gog, Me Syl­viane La­vigne, l’er­reur s’est pro­duite lorsque les ré­sul­tats ont été en­trés dans un lo­gi­ciel ser­vant à la dif­fu­sion. Con­crè­te­ment, une cin­quan­taine de votes ont été in­ver­sés entre Ro­bert Ran­ger et Jean-Fran­çois Rom­pré. Ce qui ex­plique qu’au dé­part, la vic­toire a été ac­cor­dée à Geor­gianne Ga­gnon. Fi­na­le­ment, cette der­nière a ter­mi­né au deuxième rang, à seule­ment six votes de moins que M. Rom­pré.

« Lors de ma cam­pagne, j’avais vrai­ment eu l’im­pres­sion que les gens vou­laient du chan­ge­ment. Et ça se res­sen­tait dans tous les groupes d’âge, au­tant chez les 30 ans que les 80 ans. J’étais vrai­ment confiant, mais dans une élec­tion, on ne sait ja­mais tant que ce n’est pas ter­mi­né », sou­tient le prin­ci­pal in­té­res­sé.

Âgé de 40 ans, le nou­veau conseiller ne se­ra pas com­plè­te­ment en ter­rain in­con­nu à l’hô­tel de ville. Il dit bien connaître Sa­muel Cô­té, Jacques Lau­ren­deau, Na­tha­lie Bé­lan­ger et la mai­resse Vicki-May Hamm, qui l’en­cou­rage à se lan­cer en po­li­tique de­puis un cer­tain temps.

TOU­JOURS EN RÉFLEXION

Ce re­vi­re­ment de si­tua­tion a fait une grande per­dante en Geor­gianne Ga­gnon. La prin­ci­pale in­té­res­sée a ap­pris la nou­velle le len­de­main de l’élec­tion, soit à peine quelques heures après avoir cé­lé­bré la vic­toire en com­pa­gnie de ses proches. « J’ai vé­cu la sur­prise de ma vie en me ré­veillant. On m’a ex­pli­qué qu’il y avait eu une er­reur et je n’en veux pas à per­sonne. Je suis en­core en mode réflexion à sa­voir si je de­mande un re­comp­tage des votes. C’est une dé­marche qui oc­ca­sionne des frais as­sez im­por­tants, alors je dois bien y pen­ser », sou­tient Mme Ga­gnon.

Jean-Fran­çois Rom­pré a eu la chance de comp­ter sur l’ap­pui de son plus fi­dèle sup­por­teur tout au long de la cam­pagne, soit son père Guy Rom­pré.

(Pho­to TC Me­dia – Mar­co Ber­ge­ron)

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