Qu’on lui coupe la tête!

Le Reflet du Lac - - TRIBUNE LIBRE -

«Qu’on lui coupe la tête!», pro­cla­mait la Reine de Coeur, afin de se dé­bar­ras­ser de tel ou tel per­son­nage, et ce, à propos de tout et de rien, dans le conte Alice au pays des mer­veilles.

C’est un peu dif­fé­rent ici, en ce qui concerne le Ro­seau com­mun (phrag­mites aus­tra­lis), une es­pèce exo­tique en­va­his­sante (EEE).

On va plu­tôt lui cou­per le plu­meau, sans rê­ver de s’en dé­bar­ras­ser ou de l’éra­di­quer, pour le mo­ment. Au contraire de cette reine écer­ve­lée, on au­ra de bonnes rai­sons éco­los.

De plus ça tombe pile, car le meilleur temps pour exer­cer un pre­mier contrôle, c’est main­te­nant, de la mi-août jus­qu’au gel. Il suf­fit de lui cou­per la tête... bon, le jo­li plu­meau. Se­lon le cas ou votre goût ou votre hu­meur, à l’aide de sé­ca­teur ou des gants de jar­di­nage. On peut aus­si, avec un pe­tit sou­rire ma­li­cieux, le ti­rer tout droit vers le haut ; il glisse fa­ci­le­ment.

Qu’im­porte la fa­çon de pro­cé­der sur son ter­rain, il faut sa­vou­rer chaque prise. Chaque tête ou plu­meau qui tombe dans son sac de plas­tique avec ses mil­liers ou mil­lions de graines (je n’ai pas comp­té !) est une vic­toire. En­suite, on l’at­tache et on le jette aux ou­bliettes (déchets). Ce­la évite sa pro­pa­ga­tion par ses graines.

Qu’on le trouve gra­cieux ou dé­co­ra­tif, il n`en reste pas moins un EEE. Réa­li­sez que là où il pousse en roi, rien, rien et rien d’autre ne sur­vit. Le règne du « ro­so­tit­to » (un p’tit sur­nom d’amour) tire à sa fin.

Pour plus d’information, vous pou­vez pas­ser à la MRC Mem­phré­ma­gog ou consul­tez leur site in­ter­net ou ce­lui du jar­di­nier ama­teur.

Mer­ci de votre in­té­rêt.

Nicole Giard

Une na­tu­ra­liste dans l’âme Ma­gog

Le Ro­seau com­mun (phrag­mites aus­tra­lis) est une es­pèce exo­tique en­va­his­sante (EEE).(Pho­to de­po­sit pho­to))

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