La SPA de­mande la clé­mence pour les sau­veurs de chien

Le Soleil - - ACTUALITÉS - ÉLI­SA­BETH FLEU­RY efleu­ry@le­so­leil.com

La So­cié­té pro­tec­trice des ani­maux (SPA) de Qué­bec in­vite le CHU de Qué­bec à re­voir sa dé­ci­sion de sus­pendre les em­ployés qui sont in­ter­ve­nus pour sau­ver un chien en dé­tresse. « La SPA de Qué­bec n’a pas été im­pli­quée et ne connaît pas tous les dé­tails de cette his­toire, mais nous sommes dé­çus de consta­ter que des gens bien in­ten­tion­nés, qui vou­laient por­ter as­sis­tance à un ani­mal qu’ils croyaient en dan­ger, aient su­bi une telle sanc­tion», a com­men­té l’or­ga­nisme sur sa page Fa­ce­book, mer­cre­di ma­tin.

Au bout du fil, le porte-pa­role de la SPA de Qué­bec, Fé­lix Trem­blay, a en re­mis. «On ne com­prend pas qu’ils puissent avoir été sanc­tion­nés aus­si sé­vè­re­ment. […] Oui, c’est un hô­pi­tal, et on est conscient que ce n’est pas la place pour ame­ner un chien, mais on pense qu’il s’agis­sait de cir­cons­tances ex­cep­tion­nelles et que ça mé­ri­tait une ré­ponse ex­cep­tion­nelle», a ré­agi M. Trem­blay.

D’au­tant, a-t-il sou­li­gné, que «le chien au­rait été ame­né dans un lieu où sa pré­sence n’avait pas vrai­ment d’in­ci­dence sur la san­té des pa­tients».

SAU­VE­TAGE

Le 5 juillet, deux em­ployés de l’En­fant-Jé­sus ont vu un chien qui sem­blait suf­fo­quer dans un vé­hi­cule sta­tion­né près de l’éta­blis­se­ment. Ils ont alors abais­sé une fe­nêtre lais­sée lé­gè­re­ment ou­verte pour ré­cu­pé­rer l’ani­mal, puis sont ren­trés avec lui dans l’hô­pi­tal pour lui don­ner de l’eau.

Outre ces em­ployés, deux autres per­sonnes tra­vaillant au ser­vice de mes­sa­ge­rie, où le chien avait été ame­né pour être ra­fraî­chi et hy­dra­té, ont été pu­nis.

La du­rée des sus­pen­sions im­po­sées aux quatre em­ployés plus tôt en août (et qui font l’ob­jet de griefs) va­rie entre trois et huit jours.

Les em­ployés au­raient agi à l’en­contre de la po­li­tique de l’éta­blis­se­ment sur les heures de vi­site aux usa­gers hos­pi­ta­li­sés, qui sti­pule que « l’ac­cès aux ani­maux do­mes­tiques est st r i cte­ment li­mi­té aux chiens guides et aux chiens ac­com­pa­gna­teurs pour les usa­gers hos­pi­ta­li­sés, les proches ai­dants et les vi­si­teurs at­teints d’un han­di­cap.

« L’ac­cès aux chiens en so­cia­li­sa­tion est stric­te­ment in­ter­dit, sauf ceux au­to­ri­sés dans le cadre du pro­gramme de zoo­thé­ra­pie», in­dique en­core la po­li­tique.

Se­lon un porte-pa­role du CHU de Qué­bec, Jean-Tho­mas Gran­tham, «le chien s’est re­trou­vé dans un en­droit in­ap­pro­prié, où il pou­vait y avoir des risques concer­nant l’hy­giène et la sa­lu­bri­té».

La nouvelle de la sus­pen­sion a beau­coup f ait ré­agir sur l es ré­seaux so­ciaux. Une pé­ti­tion de­man­dant au CHU de Qué­bec la ré­vo­ca­tion de la sanc­tion a d’ailleurs été lan­cée par une in­ter­naute, Li­sa Hu­don. Mer­cre­di en soi­rée, elle avait dé­jà ré­col­té plus de 350 si­gna­tures.

Nous sommes dé­çus de consta­ter que des gens bien in­ten­tion­nés [...] aient su­bi une telle sanc­tion — La So­cié­té pro­tec­trice des ani­maux de Qué­bec sur sa page Fa­ce­book

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