La Ville veut créer un groupe de tra­vail

Le Soleil - - AFFAIRES - AN­NIE MO­RIN amo­rin@le­so­leil.com

La Ville de Qué­bec met­tra sur pied un groupe de tra­vail sur l’hé­ber­ge­ment tou­ris­tique pour faire le point no­tam­ment sur la pro­li­fé­ra­tion de l’offre de type Airbnb.

La ré­flexion sur la cui­sine de rue ser­vi­ra de mo­dèle. La vice-pré­si­dente du co­mi­té exé­cu­tif de la Ville de Qué­bec, Ju­lie Le­mieux, vou­drait ain­si que le pro­chain groupe de tra­vail sur l’hé­ber­ge­ment tou­ris­tique soit « pi­lo­té par des gens qui connaissent le do­maine, qui ont dif­fé­rentes opi­nions sur la chose pour ne pas que ce soit seule­ment un point de vue qui soit ex­pri­mé».

«Ça ne pour­ra pas se faire avant les élec­tions, on est un peu trop près de l’échéance», a pré­ci­sé celle qui ne bri­gue­ra pas de troi­sième man­dat.

Mme Le­mieux as­sure que l’ad­mi­nis­tra­tion La­beaume ne veut pas «étouf­fer le tou­risme», mais mieux l’or­ga­ni­ser.

«On est conscients qu’il y a des en­jeux de Airbnb ici [dans le VieuxQué­bec], dans Saint-Jean-Bap­tiste, dans les quartiers cen­traux, même dans Mont­calm. Il y a des me­sures qui ont été im­po­sées par le gou­ver­ne­ment [du Qué­bec] qui donnent quand même plus de dents, plus de pou­voirs pour in­ter­ve­nir. Estce que c’est suf­fi­sant? Je pense qu’il faut vrai­ment faire le point et le por­trait pour Qué­bec parce que chaque ville est dif­fé­rente», a-t-elle ex­pli­qué.

Le maire Ré­gis La­beaume a fait va­loir que les nou­velles tech­no­lo­gies obli­geaient les villes à «dé­ve­lop­per de nou­velles fa­çons de faire qui res­pectent la li­ber­té des in­di­vi­dus». «Nous, à Qué­bec, on vou­drait que le Vieux-Qué­bec ait pas trop de lo­ge­ments tou­ris­tiques, mais ça en prend quand même», a-t-il pré­ve­nu. Puis il a ajou­té : «Ceux qui ne vou­draient pas de lo­ge­ments tou­ris­tiques, je vou­drais juste m’as­su­rer qu’ils n’uti­lisent pas Airbnb quand ils sont à l’ex­té­rieur.»

ZO­NAGE

Le maire a rap­por­té que la Ville de Qué­bec re­çoit beau­coup de de­mandes d’ajus­te­ment de zo­nage pour per­mettre la lo­ca­tion de type Airbnb. Elles sont le fait de par­ti­cu­liers, mais aus­si de pro­mo­teurs in­té­res­sés par ce lu­cra­tif mar­ché. «Ça rentre de tout bord tout cô­té. On ra­len­tit le rythme. On en laisse pas­ser quelques-uns pa­reil parce qu’il faut que ça existe, mais on freine ac­tuel­le­ment » , a as­su­ré M. La­beaume.

Aver­tis­sant qu’ « il n’y a pas de so­lu­tion mi­racle», le po­li­ti­cien croit néan­moins qu’il faut être «créa­tif » et «re­gar­der ce qui se fait ailleurs». Il a don­né l’exemple de Bar­ce­lone, où la grogne contre l’hé­ber­ge­ment illé­gal a at­teint des som­mets, au point d’être di­ri­gée contre les tou­ristes. « On n’ar­ri­ve­ra pas là » , est convain­cu le maire La­beaume.

— PHO­TO LE SO­LEIL, CA­RO­LINE GRÉ­GOIRE

La vice-pré­si­dente du co­mi­té exé­cu­tif de la Ville de Qué­bec, Ju­lie Le­mieux, vou­drait que le pro­chain groupe de tra­vail sur l’hé­ber­ge­ment tou­ris­tique soit «pi­lo­té par des gens qui connaissent le do­maine».

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