Le gou­ver­ne­ment doit se re­con­nec­ter avec la po­pu­la­tion, dit Couillard

Le Soleil - - ACTUALITÉS - AN­NIE MA­THIEU ama­thieu@le­so­leil.com

Le gou­ver­ne­ment du Qué­bec doit se re­con­nec­ter avec la po­pu­la­tion de la Ca­pi­tale- Na­tio­nale.

C’est du moins l’avis du pre­mier mi­nistre, Phi­lippe Couillard, qui, au len­de­main de la no­mi­na­tion d’une nou­velle mi­nistre dans la ré­gion, a ré­pé­té qu’il a sai­si le mes­sage lan­cé la se­maine der­nière par les élec­teurs de Louis-Hé­bert qui ont choi­si avec une forte ma­jo­ri­té une dé­pu­tée ca­quiste pour rem­pla­cer Sam Ha­mad.

« On ne se met pas la tête dans le sable. On a en­ten­du qu’il faut amé­lio­rer notre contact avec la po­pu­la­tion», a dit M. Couillard en marge d’une im­por­tante ren­contre por­tant sur l’en­jeu de l’ac­cès aux pro­fes­sions par les im­mi­grants à l’hô­tel Le Con­corde.

En plus de nom­mer Vé­ro­nyque Trem­blay comme mi­nistre dé­lé­guée aux Tran­sports, le pre­mier mi­nistre a re­ti­ré au dé­pu­té de Char­les­bourg, Fran­çois Blais, la res­pon­sa­bi­li­té de mi­nistre de la Ca­pi­tale-Na­tio­nale pour la confier à son col­lègue dans Jean-Ta­lon, Sé­bas­tien Proulx et ce, même si le pre­mier fai­sait «un bon tra­vail», se­lon le pre­mier mi­nistre.

Ces chan­ge­ments sont por­teurs d’un mes­sage au­près des gens de Qué­bec, af­firme son ar­chi­tecte. « On veut leur dire éga­le­ment ce qu’on fait pour la ré­gion. Sur le plan rou­tier par exemple, tous les pro­jets sont en cours, c’est le maire de Qué­bec lui-même qui le dit. Hen­ri-IV et Lau­ren­tienne sont an­non­cés et Ro­bert- Bou­ras­sa a été fait. On tra­vaille sur tous les points […] et on a une équipe qui est ren­for­cée parce qu’on a plus de mi­nistres au­tour de la table qui viennent de la ré­gion de Qué­bec qui est très im­por­tante pour nous», a ren­ché­ri le pre­mier mi­nistre.

DU SANG SUR LA TABLE

Ce­lui-ci a éga­le­ment lon­gue­ment dé­fen­du son re­ma­nie­ment mi­nis­té­riel re­le­vant les contra­dic­tions des médias qui, se­lon lui, disent à la fois qu’il n’y a pas eu beau­coup de chan­ge­ments tout en af­fir­mant qu’un gros mi­nis­tère comme ce­lui des Tran­sports a peut- être été confié à tort à un jeune dé­pu­té in­ex­pé­ri­men­té.

Mais c’est lors­qu’une ques­tion por­tant sur l e peu de congé­die­ment au sein du con­seil des mi­nistres a été po­sée que le pre­mier mi­nistre a pa­ru ex­cé­dé.

« Qu’est- ce que vous vou­lez avoir, vous autres, les médias? Vous vou­lez avoir une l ivre de chair? Un peu de sang sur la table? C’est ça qui vous in­té­resse? Vous vou­lez avoir des drames hu­mains? C’est ça qui vous ex­cite un peu? Vous vou­lez avoir des beaux ar­ticles là-des­sus?» a ré­tor­qué M. Couillard.

« Moi je pré­fère par­ler de la com­pé­tence des gens. J’ai des gens com­pé­tents au­tour de la table, pour­quoi ils au­raient à quit­ter? Qu’est-ce que c’est cette his­toire, on garde des gens ex­pé­ri­men­tés au­tour de la table, on amène des gens jeunes avec des res­pon­sa­bi­li­tés ma­jeures à la fois, alors si c’est un concours de dé­mo­tion, je ne joue pas à ce jeu-là. Moi je joue à la construc­tion, on est en train de construire le Qué­bec», a-t-il pour­sui­vi, in­vi­tant ses in­ter­lo­cu­teurs à re­gar­der «l’en­semble de l’oeuvre» et à consta­ter que ja­mais un gou­ver­ne­ment avant le sien n’a eu au­tant d’au­dace en confiant au­tant de res­pon­sa­bi­li­tés à des jeunes mi­nistres.

— PHO­TO LA PRESSE CA­NA­DIENNE, FRAN­CIS VA­CHON

Le pre­mier mi­nistre Phi­lippe Couillard a in­di­qué qu’il avait en­ten­du le mes­sage lan­cé par les élec­teurs de Louis- Hé­bert à l ’ef­fet que son gou­ver­ne­ment de­vait amé­lio­rer son contact avec la po­pu­la­tion de la Ca­pi­tale- Na­tio­nale.

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