Gué­rette pour un lais­sez-pas­ser uni­ver­sel

Le Soleil - - ACTUALITÉS - JEAN-FRAN­ÇOIS NÉ­RON jf­ne­ron@le­so­leil.com

Dé­mo­cra­tie Qué­bec est pour le lais­sez-pas­ser uni­ver­sel des­ti­né aux étu­diants comme in­ci­ta­tif au trans­port en com­mun même si la me­sure de­vait être non ren­table pour le Ré­seau de trans­port.

La can­di­date à la mai­rie s’en­gage à tra­vailler avec ce qu’elle ap­pelle «les grands gé­né­ra­teurs de dé­pla­ce­ment » du ter­ri­toire, comme l’Uni­ver­si­té La­val et les parcs in­dus­triels, pour que cha­cun puisse mettre en place un plan de mo­bi­li­té du­rable.

« On va les ac­com­pa­gner pour trou­ver de so­lu­tions pour dé­con­ges­tion­ner les routes, a an­non­cé Anne Gué­rette. L’éta­le­ment des heures de tra­vail, le té­lé­tra­vail, les na­vettes dans les parcs in­dus­triels, les ta­rifs pré­fé­ren­tiels pour les étu­diants» sont au­tant de so­lu­tions éva­luées, sou­li­gnant qu’elle n’im­po­se­ra rien, qu’elle ne veut pas de «mur-à-mur».

Si elle est sûre d’une chose, c’est que « ça prend un lais­sez-pas­ser uni­ver­sel. Cha­cun de­vra payer un mon­tant dans ses frais de sco­la­ri­té pour que tout le monde puisse avoir ac­cès à un lais­sez-pas­ser gra­tuit », lance-t-elle, pré­ci­sant du même souffle que c’est à L’UL de dé­ci­der si c’est une prio­ri­té.

Ce pro­jet est dans les car­tons de­puis plus de 10 ans à l’uni­ver­si­té. En 2009, les étu­diants avaient alors ac­cep­té à 76 % de payer 60 $ par ses­sion pour l’ob­te­nir . Le pro­jet n’a ja­mais vu le jour parce que le RTC es­ti­mait que les in­ves­tis­se­ments étaient trop im­por­tants. Une étude du RTC fai­sait état d’un manque à ga­gner de 1,7 mil­lion $ et d’in­ves­tis­se­ments de 5,7 mil­lions $ pour sou­te­nir l’acha­lan­dage.

REN­TABLE OU PAS

Pour Mme Gué­rette, ce n’est pas un pro­blème. « Ce n’est pas une exi­gence que la me­sure soit ren­table. Je suis prête à ac­cep­ter une dif­fé­rence pour que ça voie le jour, af­firme- t- elle. C’est comme les gens de Val-Bé­lair qui se font ré­pondre que ça coûte trop cher [cer­tains cir­cuits] et que ce n’est pas ren­table. Ce n’est pas une ré­ponse à don­ner aux ci­toyens», es­time la chef.

Le can­di­dat dans Mont­calm-Saint-Sa­cre­ment, Ch­ris­tophe Na­vel, en ra­joute. «Quand on parle de trans­port en com­mun, c’est comme si on par­lait d’édu­ca­tion. On est là pour de l’in­ves­tis­se­ment. Les re­tom­bées sont à cô­té. Quand on parle de ra­mas­sage de dé­chets, on ne de­mande pas que ça soit ren­table, c’est un ser­vice que l’on donne», conclut-il.

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