Troi­sième lien : pas un dos­sier mu­ni­ci­pal, ad­met Gos­se­lin

Le Soleil - - ACTUALITÉS - AN­NIE MO­RIN amo­rin@le­so­leil.com

Le can­di­dat à la mai­rie Jean-Fran­çois Gos­se­lin ad­met que sa prin­ci­pale pro­messe, soit la construc­tion d’un troi­sième lien à l’est, n’est pas un dos­sier mu­ni­ci­pal et que la Ville de Qué­bec n’en se­ra donc ja­mais maître d’oeuvre. Qu’im­porte, le chef de Qué­bec 21 se pré­sente comme un «lea­der ré­gio­nal» dont le rôle se­ra de «ta­lon­ner» les gou­ver­ne­ments su­pé­rieurs pour ob­te­nir un pont ou un tun­nel de plus pour re­lier Qué­bec et Lé­vis.

«Ça ne se­ra pas un pro­jet qui va être fi­nan­cé par la Ville de Qué­bec, le troi­sième lien à l’est. Ça va être un pro­jet qui va être fi­nan­cé par les autres pa­liers de gou­ver­ne­ment. Ce n’est pas un dos­sier mu­ni­ci­pal. Ça ne se­ra pas la Ville de Qué­bec qui va gé­rer ce pro­jet-là. C’est cer­tai­ne­ment pas la Ville de Qué­bec qui va le fi­nan­cer », a-t-il sta­tué lors de sa sor­tie quo­ti­dienne, jeu­di.

M. Gos­se­lin croit plu­tôt que «le maire de la Ville de Qué­bec doit être un lea­der ré­gio­nal, doit pous­ser ce pro­jet- là, doit en faire sa prio­ri­té». « Moi, j’ar­rê­te­rai pas de les ta­lon­ner [les gou­ver­ne­ments]. J’ai l’adresse du Par­le­ment [à Qué­bec], j’ai même l’adresse des Com­munes à Ottawa s’il faut, je vais m’y rendre et je vais les ta­lon­ner jus­qu’à tant que ce soit un oui clair, qu’on ait une an­nonce et qu’on ait une pre­mière pel­le­tée de terre » , as­sure-t-il.

Le chef de Qué­bec 21 se montre pres­sé : « Nous ne sommes plus dans les études de ce pro­jet-là. [...] Il faut que les élus se pro­noncent po­li­ti­que­ment en fa­veur de ce pro­jet-là : troi­sième lien à l’est. On est ren­dus là à Qué­bec. Il faut que ça se règle à l’au­tomne.»

TRANS­PA­RENCE

Le par­ti avait convo­qué l es médias pour dé­non­cer le «manque de trans­pa­rence» de l’ad­mi­nis­tra­tion La­beaume. Se­lon son lea­der, la Ville de Qué­bec est « en re­tard » dans le dos­sier des don­nées ou­vertes et pré­sente mal les in­for­ma­tions fi­nan­cières per­met­tant de ju­ger des ren­trées et des dé­penses d’ar­gent. « À Qué­bec, c’est fa­cile de sa­voir com­bien on a de bornes-fon­taines, com­bien on a d’arbres. Par contre, c’est im­pos­sible de sa­voir le dé­fi­cit d’Ex­poCi­té, de le chif­frer exac­te­ment c’est quoi, comment est-ce qu’on perd de l’ar­gent », a dé­plo­ré M. Gos­se­lin.

Se­lon ce der­nier, le site In­ter­net de la Ville doit être le ca­nal d’in­for­ma­tion pri­vi­lé­gié. « Tech­no­lo­gi­que­ment, c’est très simple à faire. Les fonc­tion­naires de la Ville peuvent le faire, peuvent les rendre pu­bliques. C’est une ques­tion trans­pa­rence, c’est une ques­tion de vo­lon­té po­li­tique de le faire » , dit le can­di­dat à la mai­rie.

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