«Ça ne se­ra pas trop long»

Ca­rey Price re­tarde en­core son re­tour de­vant le fi­let pour être à «100 %»

Le Soleil - - LA UNE - JEAN-FRAN­ÇOIS TREM­BLAY La Presse

MON­TRÉAL — Est-ce qu’on at­tend une tem­pête de neige? Les en­traî­ne­ments ma­ti­naux du Ca­na­dien les jours de match sont gé­né­ra­le­ment as­sez calmes. Mar­di ma­tin, coup sur coup, Ca­rey Price a fait le point sur sa bles­sure, le Ca­na­dien a ré­cla­mé Ant­ti Nie­mi et, pour la deuxième fois en trois se­maines, Marc Ber­ge­vin a ren­con­tré les mé­dias.

Al­lons-y donc une étape à la fois. Ca­rey Price ne s’est pas en­traî­né sur glace, mar­di, il ne pré­voit pas le faire mer­cre­di non plus. Il a pré­fé­ré s’ac­cor­der un pe­tit re­pos, car sa si­tua­tion stag­nait.

Il avait tou­te­fois ce mes­sage pour les par­ti­sans. « Ne vous in­quié­tez pas. C’est juste un peu plus long que pré­vu en rai­son de la na­ture de ma po­si­tion. Je veux être à 100 % quand je vais re­ve­nir. Je vais prendre mon temps, mais ça ne se­ra pas trop long.»

Price a même af­fir­mé que si le match face aux Blue Ja­ckets en était un de sé­ries, il se­rait en uni­forme. Il peut tou­te­fois se per­mettre de ne rien brus­quer en rai­son du brio de Char­lie Lind­gren. « Char­lie s’en tire très bien. C’est bien de voir quel­qu’un se le­ver dans un mo­ment dif­fi­cile. Il me per­met de prendre mon temps.»

Price a pré­ci­sé que la bles­sure est sur­ve­nue à l’échauf­fe­ment avant le match face au Wild le 2 no­vembre et qu’elle n’a rien à voir avec celle su­bie au ge­nou droit, il y a deux ans. Sous l’ef­fet de l’adré­na­line, il n’a rien res­sen­ti du­rant le match, mais le ma­laise s’est dé­cla­ré le len­de­main ma­tin.

Au dé­part, il s’at­ten­dait à une ab­sence de deux se­maines. Mais comme il l’a ré­pé­té quelques fois de­vant les mé­dias, la «na­ture de la po­si­tion» a com­pli­qué le pro­ces­sus.

«Comme gar­dien, on fait des mou­ve­ments avec une telle am­pli­tude que pour être au som­met de mon art, je dois être ca­pable de faire ces mou­ve­ments. Ce n’est pas mon cas en ce mo­ment. Ça ne se­ra pas trop long.»

À sa­voir si les bles­sures ac­cu­mu­lées com­mencent à être dif­fi­ciles à en­cais­ser, sur­tout à la veille d’un nou­veau contrat de huit ans, le gar­dien rit un peu. «C’est sûr. Ce n’est pas un sport fa­cile.»

NIE­MI S’AMÈNE

Ce qui nous amène à Ant­ti Nie­mi. Le Ca­na­dien a ré­cla­mé le gar­dien de 34 ans au bal­lot­tage. La sai­son de Nie­mi est un vé­ri­table fias­co. Son contrat a été ra­che­té par les Stars à l’été, mais il s’est quand même trou­vé un mo­deste contrat avec les Pen­guins. Il a de­puis été ré­cla­mé au bal­lot­tage par les Pan­thers, et main­te­nant par le Ca­na­dien.

Son ef­fi­ca­ci­té est de ,822... Mais Marc Ber­ge­vin le connaît bien pour avoir ga­gné la Coupe Stan­ley avec lui à Chi­ca­go en 2010. Sté­phane Waite a aus­si été son en­traî­neur spé­cia­li­sé avec les Black­hawks.

« On a deux jeunes gar­diens, a ex­pli­qué Ber­ge­vin. Avec Al Mon­toya, une com­mo­tion, ça peut être deux se­maines, deux mois, trois mois. Au­cune idée. On a la chance d’al­ler cher­cher un gar­dien d’ex­pé­rience. Si Char­lie se blesse, il nous reste Zachary Fu­cale et Mi­chael McNi­ven.»

Ber­ge­vin ne se fait pas d’illu­sions, il ad­met sans am­bages que Nie­mi n’est plus le gar­dien qu’il a dé­jà été.

Ce­la dit, on peut t i rer t rois conclu­sions de cette dé­ci­sion. D’abord, Mon­toya ne se­ra pas de re­tour à court terme. On ne sait pas exac­te­ment d’où pro­vient sa com­mo­tion cé­ré­brale, mais le tir frap­pé en plein vi­sage de Dus­tin By­fu­glien est pro­ba­ble­ment le cou­pable.

En­suite, on com­prend que Fu­cale de­vra prendre son mal en pa­tience avant de mon­ter en grade dans l’or­ga­ni­sa­tion du Ca­na­dien. «Fu­cale n’a pas d’ex­pé­rience dans la LNH, a dit Ber­ge­vin. L’an der­nier, il a joué dans la ECHL. Gar­dien, c’est plus long. La ma­tu­ri­té est à 24 ou 25 ans, on a en­core du temps [Fu­cale a 22 ans].»

En­fin, Lind­gren pour­rait ve­nir cham­bar­der l’or­ga­ni­gramme des gar­diens chez le Ca­na­dien à très court terme. Là- des­sus, on a sen­ti Ber­ge­vin entre l’arbre et l’écorce. «On va re­gar­der ça de près avec le ca­len­drier et s’il y a une place dis­po­nible dans la for­ma­tion des 23 joueurs. Pas pour ajou­ter de la com­pé­ti­tion, on sait ce que Ca­rey peut faire. C’est sur­tout se­lon les si­tua­tions, pour gé­rer le temps de jeu de Price quand on croit qu’il a be­soin d’un congé.»

Bref, Ber­ge­vin ad­met qu’au re­tour de Price, puis de Mon­toya, il de­vra ré­éva­luer la si­tua­tion des gar­diens. « On va prendre des dé­ci­sions quand on va être for­cés de prendre des dé­ci­sions. D’autres choses peuvent ar­ri­ver d’ici ce temps-là.»

— PHO­TO­THÈQUE LE SO­LEIL

Ca­rey Price a ren­con­tré les jour­na­listes, mar­di, et il a te­nu à les ras­su­rer sur son état de san­té.«Je veux être à 100 % quand je vais re­ve­nir. Je vais prendre mon temps, mais ça ne se­ra pas trop long», a in­di­qué le vé­té­ran.

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