La­beaume met des li­mites à la «courtoisie»

Le Soleil - - ACTUALITÉS - JEAN-FRAN­ÇOIS NÉ­RON jf­ne­ron@le­so­leil.com

Tout in­dique que l’as­ser­men­ta­tion du nou­veau conseil de ville de Qué­bec mer­cre­di se fe­ra sans le chef de Qué­bec 21, Jean-Fran­çois Gos­se­lin. Après avoir re­pous­sé «par courtoisie» d’une se­maine la date de la cé­ré­mo­nie, le ca­bi­net du maire La­beaume ex­plique ne plus pou­voir at­tendre à cause de l’agen­da mu­ni­ci­pal. Au l e nde­main de l ’é l e c t i on, Équipe La­beaume di­sait vou­loir de­man­der un re­comp­tage ju­di­ciaire des votes pour le dis­trict de Sainte-Thé­rèse- de- Lisieux. Nan­cy Piuze, co­lis­tière du chef de Qué­bec 21 J ean- Fran­çois Gos­se­lin, a rem­por­té la vic­toire avec une mince ma­jo­ri­té de 69 bul­le­tins contre Ma­rie- France Tru­del, conseillère s or­tante d’Équipe La­beaume. La re­quête a été dé­po­sée quatre jours plus tard et en­ten­due lun­di en Cour du Qué­bec. Le j uge­ment a été pris en dé­li­bé­ré.

Du­rant la se­maine, le clan Gos­se­lin ac­cu­sait Équipe La­beaume de re­tar­der l e dé­pôt pour l ui nuire et l’em­pê­cher d’être as­ser­men­té à temps pour le pre­mier conseil mu­ni­ci­pal pré­vu ce lun­di 20 no­vembre. L’at­ta­ché de presse du maire, Paul- Ch­ris­tian No­lin, avait alors in­di­qué que la cé­ré­mo­nie d’as­ser­men­ta­tion avait dé­jà été re­pous­sée « par courtoisie» pour s’as­su­rer de la pré­sence de ce­lui ou celle qui se­ra dé­cla­ré élu.

Lun­di, le juge Pierre A. Ga­gnon a lais­sé en­tendre qu’il fe­ra sa­voir cette se­maine s’ i l ac­cepte ou non la re­quête en re­comp­tage. À moins d’une ré­ponse fa­vo­rable à Qc21, M. Gos­se­lin pas­se­ra son tour mer­cre­di soir. Par contre, si le ma­gis­trat de­vait re­je­ter la de­mande d’Équipe La­beaume après l’as­ser­men­ta­tion de merc r e di , M. Gos­se­lin pour­rait quand même être as­ser­men­té, seul, avant le conseil mu­ni­ci­pal de lun­di. Se­lon ce der­nier scé­na­rio, il n’y au­rait donc pas de dom­mage.

Dans le cas d’un re­comp­tage, l e chef de Qué­bec 21 ne pour­ra as­sis­ter au conseil de lun­di. L’opé­ra­tion d’au moins deux jours au­rait lieu seule­ment la se­maine pro­chaine.

VU DE L’EX­TÉ­RIEUR, UNE GUERRE D’USURE

De l’ex­té­rieur, la si­tua­tion peut res­sem­bler à une guerre d’usure. De­puis lun­di, Jean-Fran­çois Gos­se­lin se garde main­te­nant de la com­men­ter. De son cô­té, l’at­ta­ché de presse du maire af­firme qu’il n’était tout sim­ple­ment plus pos­sible d’at­tendre.

Mar­di, il re­con­fir­mait au So­leil que l’as­ser­men­ta­tion peut lé­ga­le­ment se faire dans les 30 jours qui suivent l’élec­tion. Ce­pen­dant, les élus doivent prê­ter ser­ment avant de sié­ger lun­di. De plus, le maire an­non­ce­ra jeu­di la com­po­si­tion de son exé­cu­tif qui se ren­con­tre­ra une pre­mière fois la jour­née même.

Les dé­ci­sions prises lors de la réunion se­ront ren­dues dis­po­nibles dès ven­dre­di pour l’en­semble des membres du conseil, y com­pris l’op­po­si­tion, plaide M. No­lin.

— PHO­TO­THÈQUE LE SO­LEIL, PA­TRICE LA­ROCHE

Si un re­comp­tage était fait pour le dis­trict de Sainte-Thé­rèse-de-Lisieux, l’opé­ra­tion de deux jours au­rait lieu seule­ment la se­maine pro­chaine. Jean- Fran­çois Gos­se­lin, le chef de Qué­bec 21, ne pour­rait donc pas as­sis­ter au conseil de lun­di.

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