At­ten­tion à l’an­glais

Le Soleil - - OPINIONS -

Sur­pre­nant d’écou­ter les ani­ma­teurs ou ar­tistes à la té­lé­vi­sion. En quelques heures à peine, on a en­ten­du dans des émis­sions en fran­çais, ce di­manche 12 no­vembre, des ar­tistes par­ler de « sto­ry tel­ling » ,« de­li­ve­ry » , « sprea­ding» . Ces termes s’ajoutent à d’autres en­ten­dus der­niè­re­ment : « pre­mier lead » à la té­lé dit par une jeune co­mé­dienne ou en­core par­ler d’un « shut down », un « one­li­ner » et « ed­gy » . Pour­quoi uti­li­ser ces mots? Pour mon­trer que l’on pos­sède le jar­gon an­glais du mé­tier? Par pa­resse? Par sno­bisme? Par igno­rance?

Je donne ces quelques exemples. Mais i l y en au­rait beau­coup d’autres et il suf­fit de prê­ter l’oreille pour en­tendre ces mots an­glais qui n’ont pas l eur place dans notre l angue, car le fran­çais pos­sède les mots et ex­pres­sions pour dé­crire ces r éa­li t és. Lorsque des an­glo­phones s’ex­priment en fran­çais, on peut s’at­tendre à ce que des mots an­glais ap­pa­raissent ici et là dans le dis­cours, car ces lo­cu­teurs n’ont pas tou­jours tous les mots en fran­çais re­quis pour la com­mu­ni­ca­tion, mais quand il s’agit de fran­co­phones qui disent ai­mer leur langue, on s’at­ten­drait à ce qu’ils res­pectent leur pu­blic. Pierre Lin­court Sa­gue­nay

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