Ma vi­sion de notre mis­sion

Le Vortex de Bagotville - - MOT COMMANDANT -

Ma fa­mille et moi sommes très ex­ci­tés et heu­reux d’être de re­tour à Ba­got­ville. Nous avons quit­té la Base en 2006 pour Cold Lake, com­men­çant une sé­rie de sept dé­mé­na­ge­ments en onze ans. Ce dé­mé­na­ge­ment est donc en quelque sorte un re­tour aux sources. Nous avons hâte de sai­sir cette oc­ca­sion de re­nou­ve­ler notre im­pli­ca­tion avec la com­mu­nau­té et de ti­rer avan­tage de toutes les mer­veilleuses choses que la base et la ré­gion ont à of­frir. Je suis très ho­no­ré d’avoir été choi­si comme com­man­dant de la 3e Es­cadre et de la BFC Ba­got­ville. Grâce en grande par­tie au co­lo­nel Mol­stad, la 3 ERE/ BFC Ba­got­ville est très fonc­tion­nelle, et je ne veux pax ins­tau­rer de grands chan­ge­ments. Je veux tou­te­fois vous par­ta­ger ma vi­sion de notre mis­sion. Il est im­por­tant pour les lea­ders d’ar­ti­cu­ler clai­re­ment leur vi­sion. Ce­la dé­fi­nit la di­rec­tion et l’ac­cent at­ten­dus, per­met­tant à tout le monde de faire un lien entre leur tra­vail et le but de ce­lu- ici.

Notre mis­sion

« La 3 ERE/ BFC Ba­got­ville se­ra un lea­der en pro­dui­sant une puis­sance aé­rienne in­té­grée, apte au com­bat et prête pour la mis­sion afin de sup­por­ter ef­fi­ca­ce­ment les be­soins de sé­cu­ri­té du Ca­na­da ici et ailleurs. » Axée sur la mis­sion, la 3 ERE/ BFC Ba­got­ville se­ra aus­si re­con­nue pour le sou­tien in­con­di­tion­nel qu’elle ap­porte à ses membres et à leur fa­mille, qui re­pré­sentent notre fon­da­tion.

Pour ac­com­plir cette mis­sion, je vous de­mande de mettre en prio­ri­té ce que je crois être es­sen­tiel au suc­cès : la fa­mille, le lea­der­ship, les opé­ra­tions et la confiance.

Pour les membres en uni­forme : les em­ployés ci­vils et tous les conjoints/ conjointes, par­te­naires et en­fants font tous et toutes par­tie de la grande fa­mille mi­li­taire. Ce sup­port que nous nous don­nons mu­tuel­le­ment est cri­tique pour s’as­su­rer du suc­cès de la mis­sion. Je sais que sans le sup­port de ma fa­mille et de mes col­lègues, je se­rais in­ca­pable de jon­gler avec les de­mandes d’une car­rière mi­li­taire et d’une vie de fa­mille.

En tant que membres de cette grande fa­mille mi­li­taire, nous de­vons nous as­su­rer de nous don­ner un en­droit de tra­vail sain, sé­cu­ri­taire, où on prend soin de tout le monde. Un en­droit où nous pou­vons ex­ploi­ter notre plein po­ten­tiel. Nous de­vons re­con­naitre lorsque des fé­li­ci­ta­tions sont né­ces­saires, mais aus­si lorsque la dis­ci­pline l’est. Nous de­vons être prêts à ré­pondre à l’ap­pel aux armes si notre pays nous le de­mande.

Éga­le­ment im­por­tant, nous de­vons nous as­su­rer que notre per­son­nel et nos fa­milles sont en bonne san­té. Lors des pé­riodes de creux opé­ra­tion­nel, nous de­vons mettre l’ac­cent sur leurs be­soins afin qu’ils soient ca­pables de na­vi­guer à tra­vers les longues jour­nées lorsque le tem­po opé­ra­tion­nel le de­mande. Nos fa­milles peuvent ne pas être heu­reuses lorsque nous sommes à l’ex­té­rieur, mais nous de­vons nous as­su­rer qu’elles com­prennent pour­quoi ce­la est né­ces­saire et qu’elles nous sup­portent lorsque nous par­tons. Vos fa­milles de­vraient tou­jours sen­tir qu’elles font par­tie d’une or­ga­ni­sa­tion qui prend soin de ses gens. Sen­tir qu’elles sont tou­jours sou­te­nues.

Le lea­der­ship se pré­sente sous plu­sieurs fa­cettes. Le lea­der­ship, c’est l’avia­teur qui se porte vo­lon­taire pour or­ga­ni­ser des ac­ti­vi­tés d’es­ca­dron; c’est le ca­po­ral qui trouve une meilleure fa­çon de ré­pa­rer un train d’at­ter­ris­sage et qui ré­dige une mo­di­fi­ca­tion aux do­cu­ments tech­niques; c’est l’ad­ju­dant qui re­con­nait que son équipe est trop fa­ti­guée pour tra­vailler de ma­nière sé­cu­ri­taire et qui les ar­rête pour la nuit. Le lea­der­ship, c’est le lieu­te­nant - co­lo­nel qui donne des di­rec­tions claires, s’as­su­rant que l’es­ca­dron/ uni­té est ca­pable de fonc­tion­ner ef­fi­ca­ce­ment. À tra­vers ce lea­der­ship in­di­vi­duel, nous de­ve­nons meilleurs en tant que groupe. Je vous de­mande d’en­cou­ra­ger et de re­con­naitre ces lea­ders qui nous rendent tous meilleurs.

Opé­ra­tions : la force de chasse est res­pon­sable de dé­fendre le Ca­na­da et l’Amé­rique du Nord 24/ 7. Ces opé­ra­tions ne peuvent échouer. Nous pou­vons éga­le­ment être ap­pe­lés à dé­ployer pour contri­buer à des mis­sions de paix et de sé­cu­ri­té in­ter­na­tio­nale. Tout ce que nous fai­sons peut être at­tri­bué au sup­port à l’une de ces mis­sions. Nous de­vons mettre l’ac­cent sur ce qui est né­ces­saire pour nous as­su­rer d’être tou­jours prêts à ef­fec­tuer la mis­sion. Tou­te­fois, il y a aus­si des mo­ments de de­mandes opé­ra­tion­nelles ré­duites. C’est à ce mo­ment qu’il faut sai­sir l’oc­ca­sion de re­char­ger nos bat­te­ries, de nous pré­pa­rer pour ré­pondre à d’éven­tuels be­soins. Nous de­vons pro­fi­ter de cette pé­riode pour pas­ser du temps en fa­mille, et al­ler au match de ho­ckey ou à la com­pé­ti­tion de gym­nas­tique de notre en­fant. C’est à ce mo­ment qu’il est temps d’aug­men­ter notre ni­veau de qua­li­fi­ca­tions tech­niques, et de re­con­nec­ter avec nos col­lègues de tra­vail et nos amis. C’est un équi­libre qui est dé­li­cat. Nous de­vons nous re­po­ser lorsque nous le pou­vons, de sorte que nous puis­sions ef­fec­tuer les opé­ra­tions lorsque ce­la est né­ces­saire.

La confiance est très per­son­nelle et est seule­ment ac­quise et main­te­nue à tra­vers les agis­se­ments et le temps. Pour être une puis­sance de com­bat in­té­grée, prête et ef­fi­cace, nous de­vons nous faire confiance entre nous. Il y a des mo­ments où nos vies en dé­pendent. Mon but, en tant que com­man­dant de l’Es­cadre et de la Base, est de dé­mon­trer par mes ac­tions que vous pou­vez avoir confiance que je fe­rai pas­ser vos in­té­rêts et ceux des FAC avant les miens. De votre cô­té, je m’at­tends à ce que vous ac­com­plis­siez votre tra­vail et que vous vous condui­siez d’une ma­nière qui ins­pire la confiance des autres en­vers vous. Avec cette confiance com­mune, il n’y a que très peu d’obs­tacles qui ne peuvent être fran­chis; sans elle, ce qui pa­rait fa­cile de­vient car­ré­ment im­pos­sible. Pour avoir du suc­cès, nous de­vons mettre l’ac­cent sur la dé­mons­tra­tion constante que nous avons l’éthique, la mo­rale et les com­pé­tences re­quises par la pro­fes­sion mi­li­taire. Nous de­vons être des exemples de loyau­té, d’in­té­gri­té, de de­voir et de cou­rage, ces va­leurs propres aux FAC. Ces ac­tions ne fa­ci­litent pas seule­ment les opé­ra­tions mi­li­taires, elles servent à ga­gner le res­pect des com­mu­nau­tés avoi­si­nantes et des Ca­na­diens en gé­né­ral.

Pour conclure, j’ai­me­rais en­core vous dire com­bien ma fa­mille et moi sommes heu­reux d’être de re­tour à Ba­got­ville. J’ai hâte de tra­vailler avec cha­cun et cha­cune d’entre vous au cours des pro­chaines an­nées. Avec une em­phase sur la fa­mille, le lea­der­ship, les opé­ra­tions et la confiance, vous avez ma pro­messe que je vais faire de mon mieux pour m’as­su­rer que la 3 Es­cadre et la BFC Ba­got­ville conti­nuent d’être consi­dé­rées comme les meilleures au Ca­na­da.

Dé­fen­dez le Sa­gue­nay!

Par Col. William Ra­diff Com­man­dant de la 3e Es­cadre et de la BFC Ba­got­ville

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