Près de 42 ans dans les Forces

Le Vortex de Bagotville - - NEWS -

Ce n’est pas tous les jours qu’un mi­li­taire se re­trouve

à la re­traite en rai­son de son âge avec plus de 41 ans de ser­vice dans les Forces ar­mées ca­na­diennes. C’est en rai­son du ca­rac­tère ex­cep­tion­nel de cet évé­ne­ment que des di­zaines de per­sonnes ont te­nu à sou­li­gner le dé­part

à la re­traite de l’ad­ju­dant­maître

Ri­chard Gil­bert, le 7 sep­tembre der­nier. S’il avait eu le choix, il se­rait res­té, af­fir­mait le prin­ci­pal in­té­res­sé lors de l’en­tre­vue qu’il a ac­cor­dée au Vor­tex quelques jours avant son dé­part. « Si au lieu de 60 ans on m’avait dit que je pou­vais me rendre à 65 ans, j’au­rais conti­nué parce que j’aime ce que je fais. » Après son cours de re­crue, un court pas­sage à l’école de langues, une brève af­fec­ta­tion à Ed­mon­ton et une for­ma­tion de tech­ni­cien en mo­teur d’avion, c’est en mai 1977 que la nou­velle re­crue de l’Ar­mée ca­na­dienne, le sol­dat Ri­chard Gil­bert, est af­fec­té à la BFC Ba­got­ville pour la pre­mière fois au sein de l’Es­ca­dron 433, avec le­quel il se­ra dé­ployé à plu­sieurs re­prises en Eu­rope. Il reste à l’Es­ca­dron 433 du­rant dix ans avant d’être mu­té au BA- MEO ( Base Air­craft Main­te­nance En­gi­nee­ring Or­ga­ni­za­tion), qui de­vien­dra plus tard le 3e Es­ca­dron de main­te­nance air ( 3 EMA). Au bout de quelques an­nées, on lui offre la pos­si­bi­li­té d’être af­fec­té à la base de Ba­den- Soel­lin­gen en Al­le­magne, mais les ins­tal­la­tions sont fer­mées avant qu’il ne puisse s’y rendre. Il se­ra plu­tôt af­fec­té à Mon­tréal pour une du­rée de quatre ans avant de re­ve­nir à Ba­got­ville où il se­ra af­fec­té tour à tour au 3 EMA, au 433 ETAC et au 425 ETAC. En 2011, après le dé­cès de son épouse, il an­nonce sa re­traite pour la pre­mière fois, mais le com­man­dant de l’époque le convainc d’ac­cep­ter un poste de ré­ser­viste en tant que res­pon­sable de liai­son avec les agences ex­ternes ( A9), un poste qu’il oc­cu­pe­ra jus­qu’à sa vraie re­traite, le 8 sep­tembre der­nier. Mais ce qui fait que tout le monde, ou presque, à Ba­got­ville, connaît Ri­chard Gil­bert, ce sont sans contre­dit ses de­voirs se­con­daires. D’abord avec la Force auxi­liaire de sé­cu­ri­té ( FAS Ere) et, dès 1990, au sein de l’Équipe de re­cherche au sol et, quelques an­nées plus tard, en tant qu’éva­lua­teur que et opé­ra­tion­nel. tac­ti- Avec ces or­ga­ni­sa­tions, il a pris part à de nom­breux exer­cices de toutes sortes en plus d’en co­or­don­ner des di­zaines du­rant plus de 20 ans. « C’était des de­voirs se­con­daires, mais c’était pro­ba­ble­ment la par­tie la plus agréable de ma car­rière, même si c’est ce qui a fait que je suis res­té sergent aus­si long­temps » , af­firme en riant l’ad­jum Gil­bert. Ce sont aus­si ces de­voirs se­con­daires qui ont in­ci­té le com­man­dant de la base en 2011 à lui of­frir de re­prendre du ser­vice. « J’ai eu une belle car­rière. Quand je suis ren­tré dans les Forces à 18 ans, j’avais un contrat jus­qu’à mes 40 ans, ça me sem­blait très loin. Je n’ima­gi­nais cer­tai­ne­ment pas res­ter jus­qu’à mes 60 ans » , ajoute Ri­chard Gil­bert, qui compte bien pro­fi­ter de sa re­traite pour s’oc­cu­per de ses quatre pe­tits- en­fants. Mais on voit bien qu’il n’a pas l’in­ten­tion de res­ter in­ac­tif très long­temps. Il tra­vaille d’ailleurs dé­jà comme consul­tant en ma­tière de sé­cu­ri­té ci­vile avec dif­fé­rentes or­ga­ni­sa­tions. Pa­rions qu’il ne s’en­nuie­ra pas.

PHO­TO : IMA­GE­RIE CPLC PICARD

L’ad­ju­dant- maître Ri­chard Gil­bert a par­ti­ci­pé à la créa­tion de l’Équipe de re­cherche au sol à Ba­got­ville et à la concep­tion de nom­breux exer­cices de toutes sortes au cours de ses nom­breuses an­nées pas­sées au sein des Forces ar­mées ca­na­diennes.

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