POUR­QUOI LES EN­NUIS FI­NAN­CIERS RENDENT MA­LADE

Vous n’êtes pas en grande forme phy­si­que­ment ? Bien pos­sible que votre san­té fi­nan­cière ne soit pas au top non plus. Voi­ci notre pro­gramme d’en­traî­ne­ment pour don­ner du to­nus à vos fi­nances.

Les Affaires Plus - - La Une - PAR CLAU­DINE HÉ­BERT, DO­MI­NIQUE LA­MY ET LOUIS TANGUAY

L Le re­dres­se­ment de ses fi­nances fait ap­pel aux mêmes mé­ca­nismes que ceux de la re­mise en forme: de la cons­tance dans les ef­forts dé­ployés, quelques sa­cri­fices, l’adop­tion d’ha­bi­tudes de vie saines et le plai­sir es­comp­té d’at­teindre ses ob­jec­tifs !

Et plus on vieillit, plus on constate que l’une ne va pas sans l’autre.

Vous man­quez de som­meil ? Votre dos vous fait souf­frir ? Votre tour de taille prend de l’am­pleur? Ces symp­tômes phy­sio­lo­giques sont sou­vent liés au manque d’exer­cice et à une mau­vaise ali­men­ta­tion. Mais ils peuvent aus­si être liés au stress gé­né­ré par une si­tua­tion fi­nan­cière pré­caire.

Un son­dage me­né par BMO l’été der­nier laisse en­tendre que 38 % de la po­pu­la­tion ca­na­dienne souffre de troubles de som­meil liés à leurs pro­blèmes fi­nan­ciers per­son­nels. Et la pro­por­tion est d’une per­sonne sur deux dans la tranche des 18 à 34 ans.

Ce n’est pas d’hier que des études dé­montrent le lien étroit entre la condi­tion phy­sique et la bonne san­té fi­nan­cière. En 2006, Ber­trand Rainville, du Centre d’in­ter­ven­tion bud­gé­taire et so­ciale de Trois-Ri­vières, s’était in­té­res­sé aux im­pacts de l’en­det­te­ment sur la san­té. Ses conclu­sions : 95 % des per­sonnes sur­en­det­tées pré­sen­taient des symp­tômes d’an­xié­té et avaient des pro­blèmes de san­té phy­sique.

Pour se re­prendre en main, il faut de la dé­ter­mi­na­tion. Plus de deux Nord-Amé­ri­cains sur trois ad­mettent que l’at­teinte de la bonne san­té fi­nan­cière est aus­si dif­fi­cile, si­non plus, que celle d’une bonne condi­tion phy­sique, rap­porte un son­dage Har­ris In­ter­ac­tive me­né pour le compte de l’Ins­ti­tut amé­ri­cain des comp­tables agréés.

Tout comme l’em­bon­point, les pro­blèmes fi­nan­ciers n’ap­pa­raissent pas en 24 heures. Ils sont gé­né­ra­le­ment le ré­sul­tat d’un choix de com­por­te­ments de sur­con­som­ma­tion à long terme et de l’ab­sence d’une prise de conscience.

« Qu’il s’agisse d’épar­gner ou de vou­loir se re­mettre en forme, la clé pour réus­sir ne re­pose pas uni­que­ment sur la vo­lon­té et la mo­ti­va­tion. On doit sou­vent chan­ger notre en­vi­ron­ne­ment pour as­su­rer la réus­site de nos ob­jec­tifs », pré­vient Da­vid We­li­ver, au­teur du blogue Mo­neyun­der30, un des 10 meilleurs blogues fi­nan­ciers se­lon le ma­ga­zine amé­ri­cain Ki­plin­ger’s.

Cet an­cien col­la­bo­ra­teur du Wall Street Journal parle en connais­sance de cause. Entre 2006 et 2009, il a en­tre­pris de ré­gler sa dette de 80 000 dol­lars amé­ri­cains consti­tuée de prêts étu­diants et des dé­penses en­cou­rues pour sou­te­nir son train de vie newyor­kais, éta­lé sur plu­sieurs cartes de cré­dit. En même temps, il avait ré­so­lu de s’at­ta­quer à sa sur­charge pon­dé­rale. Il avait une di­zaine de ki­los à perdre. « Je n’ai ja­mais été un grand fan de l’en­traî­ne­ment et des plats vé­gé­ta­riens. Mais ces ha­bi­tudes font au­jourd’hui par­tie de mon ré­gime de vie, trois fois par se­maine », in­dique Da­vid We­li­ver, qui vit au­jourd’hui près de Port­land, dans le Maine.

En fait, dit-il, il faut avoir conscience des me­sures à prendre et de leur im­pact. Il faut ap­prendre à dire non à la mal­bouffe tout comme à ré­sis­ter à l’em­ploi im­pul­sif de ses cartes de cré­dit. Notre en­vi­ron­ne­ment so­cial aus­si doit chan­ger. « Si s’en­traî­ner et bou­ger avec des gens ac­tifs aident à ne pas dé­vier de ses ob­jec­tifs phy­siques, cô­toyer des amis plus éco­nomes contri­bue, du coup, à mieux épar­gner », sou­tient le blo­gueur.

Il vaut mieux adop­ter de nou­velles ha­bi­tudes pro­gres­si­ve­ment, tant sur le plan fi­nan­cier que sur le plan phy­sique. Les ré­gimes dra­co­niens fonc­tionnent à court terme, mais se soldent sou­vent par un échec, rap­pelle Da­vid We­li­ver.

D’après le psy­cho­logue bri­tan­nique Glenn Wil­son, les gens qui ne prennent pas soin de leur condi­tion phy­sique sont deux fois plus en­clins à connaître des pro­blèmes fi­nan­ciers per­son­nels que les gens

Du­cash en ex­cé­dent à la fin du mois

Le deuxième exer­cice pour dé­ter­mi­ner la vi­ta­li­té de votre san­té fi­nan­cière est l’ana­lyse du bud­get ! Ce­lui-ci vous per­me­til de dé­ga­ger un sur­plus, ou est-il plu­tôt dé­fi­ci­taire an­née après an­née ? Dans le pre­mier scé­na­rio, vous au­rez la pos­si­bi­li­té d’épar­gner et de rê­ver. Dans le se­cond, vous de­vrez faire face à l’en­det­te­ment. Il s’avère donc d’une ex­trême im­por­tance de réa­li­ser une grille bud­gé­taire fiable qui re­flète l’en­semble de vos re­ve­nus et la to­ta­li­té de vos dé­penses.

« Votre ca­pa­ci­té de faire face à un im­pré­vu, le rem­pla­ce­ment d’un élec­tro­mé­na­ger sans faire ap­pel au cré­dit par exemple, est un in­di­ca­teur sûr de votre bonne san­té fi­nan­cière », ajoute Ca­thy Si­mard, conseillère bud­gé­taire à l’As­so­cia­tion co­opé­ra­tive d’éco­no­mie fa­mi­liale (ACEF) de l’Île-Jésus. L’ex­perte sou­lève aus­si l’im­por­tance de ne pas dé­pas­ser la four­chette de 30 à 40% de vos re­ve­nus nets men­suels pour l’en­semble des dé­penses as­so­ciées à l’ha­bi­ta­tion (hy­po­thèque, taxes mu­ni­ci­pales et sco­laires, as­su­rance, élec­tri­ci­té et chauf­fage, en­tre­tien), ques­tion de ne pas avoir à sup­por­ter un en­det­te­ment ex­ces­sif par rap­port à votre ca­pa­ci­té de rem­bour­se­ment.

« Lorsque le fait de dé­bour­ser deux piastres pour un ca­fé vous rend ner­veux avant même d’en avoir bu une gor­gée, c’est peu­têtre signe que la si­tua­tion de­vient pré­oc­cu­pante », illustre Phi­lippe Ven­tu­ra, pré­sident de Che­va­lier, Meu­nier et as­so­ciés. Même constat si vous de­vez ré­gu­liè­re­ment vous conten­ter de faire le paie­ment mi­ni­mum men­suel re­quis sur votre carte de cré­dit ! Mieux vaut alors agir promp­te­ment avant d’être pris à la gorge. « Il faut cou­rir de courtes dis­tances avant de ter­mi­ner un pre­mier ma­ra­thon, et de la même fa­çon, il faut créer l’ha­bi­tude de l’épargne par de pe­tits pré­lè­ve­ments ban­caires pour se consti­tuer un pé­cule plus im­por­tant », conclut Fré­dé­ric Dé­si­lets, conseiller en sé­cu­ri­té fi­nan­cière à la Fi­nan­cière Sun Life.

Un plan fi­nan­cier com­plet

Le spor­tif qui s’en­traîne en pré­vi­sion de la course à obs­tacles Spar­tan Race ne se li­mite pas à l’en­chaî­ne­ment « chest- bras- chest- bras » pour s’as­su­rer d’une préparation adé­quate. Son plan de match re­pose éga­le­ment sur le ren­for­ce­ment de ses jambes et de sa ca­pa­ci­té car­dio-res­pi­ra­toire. L’épar­gnant doit aus­si avoir une vision glo­bale de ses fi­nances per­son­nelles. Un pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier peut se pen­cher sur plu­sieurs autres as­pects de votre si­tua­tion fi­nan­cière. Il cher­che­ra no­tam­ment à sa­voir si votre pa­tri­moine est pro­té­gé dans l’éven­tua­li­té du dé­cès. Il éva­lue­ra si votre épargne-re­traite se­ra suf­fi­sante pour sa­tis­faire vos ob­jec­tifs de vie à la fin de votre vie ac­tive. La fis­ca­li­té aus­si doit être ré­vi­sée et op­ti­mi­sée. À dé­faut d’une vision pé­ri­phé­rique de votre si­tua­tion fi­nan­cière, celle-ci de­meure vul­né­rable aux aléas de la vie. Voyez-y!-

DL

Cal­cu­lez votre taux d’en­det­te­ment

Alors, êtes-vous vrai­ment en­det­té « so­lide » ? Pour le sa­voir, cal­cu­lez votre ra­tio d’en­det­te­ment. Ad­di­tion­nez en pre­mier lieu tous les paie­ments men­suels re­la­tifs à cha­cune de vos dettes, puis di­vi­sez la somme ob­te­nue par votre re­ve­nu men­suel avant im­pôt. Mul­ti­pliez en­suite le tout par 100. Si vous ob­te­nez un chiffre sous la barre des 30%, pas d’in­quié­tude! Si votre ra­tio d’en­det­te­ment va­rie plu­tôt de 30 à 40%, les choses pour­raient se com­pli­quer dans l’éven­tua­li­té d’un coup dur ou d’une hausse su­bite des taux d’in­té­rêt. Si votre ra­tio d’en­det­te­ment dé­passe le cap des 40%, vous êtes pro­ba­ble­ment à risque d’un dé­faut de paie­ment : c’est le mo­ment d’en­tre­prendre un ré­gime min­ceur !

L’Agence de la consom­ma­tion en ma­tière fi­nan­cière du Ca­na­da dé­ter­mine que les paie­ments pour rem­bour­ser votre dette à la consom­ma­tion (carte de cré­dit, marge de cré­dit, prêt-au­to, etc.) ne de­vraient pas re­pré­sen­ter plus de 15 à 20% de votre re­ve­nu men­suel avant im­pôt. Fixez-vous pour ob­jec­tif de ra­me­ner votre en­det­te­ment sous ce taux. « Lorsque vous pos­sé­dez dé­jà une té­lé­vi­sion dans chaque pièce, c’est le mo­ment de ré­éva­luer vos achats éven­tuels. Pour vous at­ta­quer au rem­bour­se­ment de vos dettes, il faut d’abord ces­ser de les faire croître ! » clame Phi­lippe Ven­tu­ra, re­pré­sen­tant en épargne col­lec­tive.

Choi­sis­sez les dettes à rem­bour­ser en prio­ri­té

Re­grou­pez toute l’in­for­ma­tion re­la­tive à votre en­det­te­ment dans un « ta­bleau de dettes ». « Pour cha­cun des créan­ciers et émet­teurs de cartes de cré­dit, in­di­quez la li­mite au­to­ri­sée, le solde dû, le paie­ment mi­ni­mum men­suel re­quis, le paie­ment réel ef­fec­tué et le taux d’in­té­rêt », ex­plique Ca­thy Si­mard, conseillère bud­gé­taire.

Il est pré­fé­rable de rem­bour­ser en pre­mier lieu les dettes dont le taux est le plus éle­vé et dont les in­té­rêts ne sont pas dé­duc­tibles d’im­pôt. Pour dé­ter­mi­ner le mon­tant op­ti­mal à af­fec­ter à celles- ci, vous de­vrez jon­gler avec votre bud­get ! « Ne soyez pas trop dra­co­nien dans l’éla­bo­ra­tion de votre plan de rem­bour­se­ment, et te­nez compte de votre ca­pa­ci­té de paie­ment », rap­pelle la conseillère bud­gé­taire. Pour aug­men­ter les chances de réus­site, il vaut mieux faire un petit pas en avant que de mettre la barre trop haute et d’es­suyer un échec.

Ayez l’ins­tinct du tueur

Une pre­mière dette est rem­bour­sée ? Pas­sez im­mé­dia­te­ment à la sui­vante. N’ayez pas peur d’en­vi­sa­ger toute so­lu­tion de re­change pos­sible pour amé­lio­rer votre sort. Le fait d’em­prun­ter pour co­ti­ser à votre REER peut contri­buer à l’en­ri­chis­se­ment de votre pa­tri­moine, à condi­tion évi­dem­ment, d’af­fec­ter le rem­bour­se­ment d’im­pôt ob­te­nu au paie­ment du prêt as­so­cié!

pre­mière an­née :

Vous pour­rez éco­no­mi­ser 20 dol­lars de plus en ache­tant tout de suite un mous­seur à lait pour 91 dol­lars (79 $ + taxes) et 24 litres de lait à 1,80 dollar le litre (43 $) pour agré­men­ter vos doses d’expresso, qui vous au­ront alors coû­té moins de 1,05 dollar la tasse.

Les frais ban­caires peuvent être pour vos fi­nances l’équi­valent d’un pa­ra­site lo­gé dans votre ap­pa­reil di­ges­tif. Ils si­phonnent vos res­sources de l’in­té­rieur. Un re­trait de 20 dol­lars au gui­chet d’une ins­ti­tu­tion ban­caire autre que la sienne peut coû­ter jus­qu’à 7 dol­lars si on n’uti­lise pas le bon for­fait, rap­por­tait ré­cem­ment un mé­dia.

À l’op­po­sé, cer­tains payent plus de 45 dol­lars par mois pour un for­fait de tran­sac­tions illi­mi­tées sur cha­cun de leurs trois comptes ban­caires, alors qu’un for­fait de huit re­traits peut coû­ter moins de 3 dol­lars par mois.

Pour réduire le nombre de tran­sac­tions, l’As­so­cia­tion des ban­quiers ca­na­diens sug­gère de re­ti­rer de l’ar­gent lors du paie­ment de l’épi­ce­rie par carte de dé­bit.

Et c’est sans par­ler des frais d’in­té­rêt sur le solde des cartes de cré­dit. Évi­tez les cartes des grands ma­ga­sins, dont les in­té­rêts sont plus éle­vés. Si vous payez des frais an­nuels sur votre carte de cré­dit voyages, vous pou­vez fa­ci­le­ment trou­ver mieux. Et si vous traî­nez un solde im­payé sur votre carte de cré­dit, cal­cu­lez s’il ne se­rait pas plus avan­ta­geux de payer des frais an­nuels pour une carte à in­té­rêt ré­duit (9,9% au lieu de 19,9%).

En­fin, re­fu­sez les as­su­rances of­fertes par l’émet­teur de votre carte. À part de rares ex­cep­tions, vous trou­ve­rez des pro­duits mieux adap­tés et sou­vent moins chers chez un as­su­reur. Les Af­faires Plus |

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