Re­traite : ça suf­fit la pa­nique !

Trop de gens s’in­quiètent in­uti­le­ment pour leur re­traite. Voi­ci pour­quoi.

Les Affaires Plus - - Gros Bon Sens - 25 000 $ ou moins 35 000 $ 50 000 $ 75 000 $ ($ ac­tuels)

Les son­dages se suc­cèdent et se res­semblent… un nombre im­por­tant de per­sonnes s’in­quiètent pour leur re­traite, cer­tains au point d’en perdre le som­meil.

Par­mi ces per­sonnes, cer­taines ont rai­son d’être in­quiètes. Par contre, pour beau­coup d’autres, leur crainte est fon­dée sur les mon­tants as­tro­no­miques d’épargne né­ces­saires que les mé­dias vé­hi­culent à l’oc­ca­sion. « De nos jours, on ne peut prendre sa re­traite si on n’a pas au moins un mil­lion de dol­lars dans son REER », en­tend-on de temps à autre. C’est très va­riable… Si on dé­sire faire le tour du monde et sor­tir dans les grands res­tau­rants, il faut plus d’ar­gent que si on a un ob­jec­tif plus mo­deste. Fai­sons un pe­tit exer­cice qui nous mon­tre­ra que cer­taines si­tua­tions ne re­quièrent pas au­tant d’éco­no­mies qu’on pour­rait le pen­ser.

Pre­mière étape : éta­blir les be­soins

La pre­mière étape simple consiste à dé­ter­mi­ner le ni­veau de vie dé­si­ré à la re­traite. Si vous êtes sa­tis­fait de votre ni­veau de vie ac­tuel, pre­nez-le comme base et ajus­tez les dé­penses, c’est-à-dire, sous­trayez les dé­penses que vous ne fe­rez plus et ajou­tez les dé­penses sup­plé­men­taires que vous pen­sez faire. Si vous êtes en­core loin de la re­traite, cet exer­cice se­ra évi­dem­ment moins pré­cis. Vous pour­rez vous mé­na­ger une marge de ma­noeuvre.

Par exemple, si vos dé­penses ac­tuelles to­ta­lisent 75 000 dol­lars par an, dont le rem­bour­se­ment du prêt hy­po­thé­caire (qui se­ra ter­mi­né à la re­traite) et que vous avez deux en­fants, le main­tien de votre ni­veau de vie à la re­traite né­ces­site un ajus­te­ment à la baisse, peut-être de l’ordre de 35 000 dol­lars. Ce­la vous laisse donc une somme de 40 000 dol­lars pour les dé­penses à la re­traite. À ce ni­veau, très peu d’im­pôt est payable, à par­tir de 65 ans, si les re­ve­nus sont re­la­ti­ve­ment équi­li­brés dans le couple. Au­tre­ment dit, un re­ve­nu brut de 40 000 dol­lars se­rait suf­fi­sant.

Deuxième étape : cal­cu­ler les re­ve­nus de re­traite sans épargne

Vous au­rez droit, comme tout contri­buable, à la pen­sion de la Sé­cu­ri­té de la vieillesse. Si vous tra­vaillez, vous au­rez droit à la rente de re­traite du Ré­gime de rentes du Qué­bec. Ces deux sources de re­ve­nus pour­raient to­ta­li­ser, en dol­lars d’au­jourd’hui, entre 30 000 et 35 000 dol­lars. Com­bien vous reste-t-il à cou­vrir ? 7 000 dol­lars par an­née…

Troi­sième étape : cal­cu­ler l’épargne né­ces­saire

Dans ce contexte, si vous mul­ti­pliez par 20 le re­ve­nu an­nuel man­quant, vous au­rez une idée du ca­pi­tal né­ces­saire (à 65 ans) pour com­bler ce manque à ga­gner. Dans notre exemple, la seule chose qui reste à faire, avant cette mul­ti­pli­ca­tion, est de Voi­ci un ta­bleau qui montre le mon­tant d’épargne en REER né­ces­saire pour com­bler les be­soins de re­traite de per­sonnes de 65 ans. Une op­ti­mi­sa­tion fis­cale, uti­li­sant no­tam­ment le CELI, peut net­te­ment amé­lio­rer la si­tua­tion. Dans cet exemple, une rente du RRQ de 10 000 dol­lars par per­sonne est si­mu­lée. ($ ac­tuels)

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