Pour une re­va­lo­ri­sa­tion de l’ex­pé­rience

Les Affaires Plus - - La Une - par Da­niel Germain

UDes tendent dé­mon­trer re­cher­chesà que la san­té phy­sique et les fa­cul­tés men­tales dé­clinent plus ra­pi­de­ment quand on est oi­sif. »

n ma­ga­zine de fi­nances per­son­nelles qui sug­gère de re­pous­ser la re­traite? Avouez qu’il faut de l’au­dace! D’or­di­naire, on a plu­tôt ten­dance à of­frir des conseils pour at­teindre des ob­jec­tifs de re­traite pré­coce.

Vous êtes sû­re­ment de ceux qui vou­draient se re­ti­rer tôt, comme ces lec­teurs du jour­nal Les Af­faires qui nous écrivent chaque mois pour sa­voir si leur si­tua­tion fi­nan­cière leur per­met de prendre leur re­traite dans la force de l’âge.

Sou­vent, ces lec­teurs pré­cisent du même souffle que s’ils veulent prendre leur re­traite, ce n’est pas pour res­ter in­ac­tifs. Ils laissent la porte ou­verte à une oc­cu­pa­tion à temps par­tiel, à un bou­lot sai­son­nier ou à pe­tit pro­jet d’en­tre­prise. On com­prend alors que le désoeu­vre­ment n’est pas vrai­ment leur ob­jec­tif. Ils veulent s’ex­tir­per d’une si­tua­tion qui les en­nuie. Prendre leur dis­tance d’un pa­tron no­cif. Ils veulent faire autre chose.

En cou­ver­ture, nous avons in­sis­té sur le fait que l’ac­ti­vi­té pro­fes­sion­nelle est bé­né­fique pour la san­té. En ef­fet, des re­cherches tendent à dé­mon­trer que la san­té phy­sique et les fa­cul­tés men­tales dé­clinent plus ra­pi­de­ment quand on est oi­sif. Les gens qui se plaisent à leur tra­vail et re­poussent le mo­ment de la re­traite sont sou­vent plus vi­gou­reux que leur voi­sin du même âge qui se gave de té­lé en après-mi­di de semaine.

Vous avez peut-être en tête une per­sonne de plus de 70 ans, droite comme un po­teau, qui puise une éner­gie in­croyable d’une vie profes

sion­nelle qu’elle a ré­in­ven­tée. C’est que (ceuxos) plus et faire bé­né­fi­quesle avec sen­ti­ment­par­tiedes gensde que ré­seauxd’êtreen le chair­chia utile so­ciauxet et sontles en omé­ga-3.re­le­ver Notre dos­sierles bien­faitsne se ap­por­tés­con­tente pas par de le fait des de conseils res­ter pour ac­tif, don­ne­ril offre éga­le­men­tun se­cond souffle à sa vie pro­fes­sion­nelle. Comment res­ter at­trayant aux yeux des em­ployeurs ? Quelles sont les fi­lières où l’ex­pé­rience des tra­vailleurs plus âgés est re­cher­chée? C’est es­sen­tiel­le­ment à cette ques­tion que nous avons ten­té de ré­pondre.

Le contexte est fa­vo­rable. Le taux de chô­mage est à son plus bas en 40 ans, la po­pu­la­tion ac­tive est en dé­clin, et les en­tre­prises ont be­soin de main-d’oeuvre. Et, di­sons-le sans dé­tour, la re­traite pré­coce et to­tale n’est pas à notre por­tée, fi­nan­ciè­re­ment. Mais il y a aus­si un obs­tacle, à com­men­cer par une forme ram­pante d’âgisme qui s’ex­prime le plus sou­vent par un en­thou­siasme mal conte­nu pour tout ce qui est jeune. Comme tou­jours. Vite, re­va­lo­ri­sons l’ex­pé­rience.

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