ÊTES-VOUS UN « KING » DES FI­NANCES PER­SON­NELLES?

Nul be­soin de viser la per­fec­tion : amu­sez-vous et met­tez vos connais­sances à l’épreuve en ré­pon­dant au jeu-ques­tion­naire sui­vant.

Les Affaires Plus - - La Une - par Do­mi­nique La­my

1. Ju­dith épargne re­li­gieu­se­ment 1 500 dol­lars par an­née de­puis 20 ans. Ma­thieu, lui, a pré­fé­ré in­ves­tir plus tar­di­ve­ment : 2 000 dol­lars par an, pour cha­cune des 15 der­nières an­nées. En sup­po­sant un ren­de­ment an­nuel moyen de 6 %, qui pos­sède le plus gros pac­tole au­jourd’hui ?

A) Ma­thieu, évi­dem­ment. B) Ils sont sur un pied d’éga­li­té,

puis­qu’ils ont in­ves­ti la même somme! C) Per­sonne, car la Bourse vient

de chu­ter ! D) Ju­dith. Ré­ponse: D) Ju­dith, qui a 58489 dol­lars, est plus riche que Ma­thieu, qui n’a que 49345 dol­lars, car l'in­té­rêt com­po­sé s'est ac­cu­mu­lé plus long­temps.

2. Qu’est-ce qu’un fonds dis­tinct ?

A) Un fonds in­di­ciel qui re­pro­duit un

in­dice mon­dial spé­ci­fique. B) Un fonds né­go­cié en Bourse (FNB)

dont la thé­ma­tique est in­usi­tée. C) Un compte de pla­ce­ment dé­te­nu à

l’étran­ger par un in­ves­tis­seur. D) Un pro­duit d’as­su­rance. Ré­ponse: D) Les fonds dis­tincts sont des fonds com­muns de pla­ce­ment do­tés d’une ga­ran­tie à l’échéance et ados­sés à un contrat d’as­su­rance. Ils ne sont par consé­quent of­ferts que par les as­su­reurs.

3. Si Ma­rie-Claude re­tire au­jourd’hui de son CELI un mon­tant de 17 500 dol­lars en ven­dant des ac­tions qu’elle avait payées 13 000 dol­lars lors de la co­ti­sa­tion ini­tiale, quelle est la somme de droits de co­ti­sa­tion que li­bé­re­ra le re­trait en ques­tion au 1er jan­vier de l’an pro­chain ?

A) 13 000dol­lars. B) 17 500 dol­lars. C) 4 500 dol­lars, soit la dif­fé­rence entre

les deux mon­tants. D) Tout dé­pend des di­vi­dendes re­çus à

l’égard des ac­tions en ques­tion. Ré­ponse: B) À par­tir du 1er jan­vier sui­vant, Ma­rie-Claude ré­cu­pé­re­ra un droit de co­ti­sa­tion de 17500 dol­lars. C’est la va­leur au mo­ment du re­trait qui est comp­ta­bi­li­sée, et non le mon­tant de la co­ti­sa­tion ini­tiale.

4. L’une de ces af­fir­ma­tions concer­nant le frac­tion­ne­ment du re­ve­nu de re­traite entre conjoints est fausse. La­quelle ?

A) Les ré­si­dents du Ca­na­da ont la pos­si­bi­li­té de frac­tion­ner leurs re­ve­nus de re­traite avec leur conjoint, ma­rié ou de fait, ayant un taux d’im­po­si­tion plus bas. B) C’est en pré­pa­rant leurs dé­cla­ra­tions de re­ve­nus que les re­trai­tés prennent la dé­ci­sion de trans­fé­rer jus­qu’à 50% de cer­taines rentes ad­mis­sibles vers la dé­cla­ra­tion du conjoint ayant le re­ve­nu le moins éle­vé. C) Il ne s’agit pas d’un trans­fert réel d’ar­gent entre les conjoints, mais plu­tôt d’un choix fis­cal ef­fec­tué chaque an­née dans leurs dé­cla­ra­tions de re­ve­nus res­pec­tives. D) Tout type de re­ve­nu ga­gné est ad­mis­sible à un frac­tion­ne­ment du re­ve­nu de re­traite entre conjoints. Ré­ponse: D). C’est faux. Le re­ve­nu ad­mis­sible com­prend gé­né­ra­le­ment les paie­ments de rente via­gère pré­vus par un régime de pen­sion agréé (RPA), les paie­ments de rente pré­vus par un régime en­re­gis­tré d’épargne-re­traite (REER) ou par un régime de par­ti­ci­pa­tion dif­fé­rée aux bé­né­fices (RPDB), les paie­ments pro­ve­nant d’un fonds en­re­gis­tré de re­ve­nu de re­traite (FERR) ou d’un fonds de re­ve­nu via­ger (FRV). Des nuances demeurent pour les par­ti­cu­liers de moins de 65 ans et re­la­ti­ve­ment aux lois fis­cales fé­dé­rales.

5. Il est pos­sible de trans­fé­rer une par­tie des sommes ac­cu­mu­lées dans un régime en­re­gis­tré d’épargne-études (REEE) dans votre REER. Quelle est-elle ?

A) La to­ta­li­té des co­ti­sa­tions ef­fec­tuées

au compte. B) Seules les sub­ven­tions

gou­ver­ne­men­tales re­çues. C) Un mon­tant à la guise du sous­crip­teur. D) Je de­vrais re­tour­ner sur les

bancs d’école. Ré­ponse: A) Si le bé­né­fi­ciaire du REEE ne pour­suit pas d’études post­se­con­daires et si au­cun autre bé­né­fi­ciaire n’est nom­mé, c’est

la to­ta­li­té des co­ti­sa­tions ef­fec­tuées au REEE que vous pou­vez éven­tuel­le­ment trans­fé­rer au REER, à la condi­tion d’avoir les droits de co­ti­sa­tion REER in­uti­li­sés pour ce faire. At­ten­tion ! Vous per­drez ain­si les sub­ven­tions gou­ver­ne­men­tales re­çues. Pour ce qui est des re­ve­nus gé­né­rés par le REEE de­puis son ou­ver­ture, le sous­crip­teur peut les re­ce­voir sous cer­taines condi­tions.

6. Que si­gni­fie l’acro­nyme RVER ?

A) Régime vé­ri­table d’épargne-re­traite. B) Rente ré­ver­sible des­ti­née à

l’épargne-re­traite. C) Régime vo­lon­taire d’épargne-re­traite. D) Ah non ! Pas un autre régime en­re­gis­tré ! Ré­ponse : C) Le RVER est l’une des ini­tia­tives prises par le gou­ver­ne­ment afin de per­mettre aux tra­vailleurs qué­bé­cois d’épar­gner pour as­su­rer leur sé­cu­ri­té fi­nan­cière à la re­traite. Ce régime, of­fert par l’em­ployeur, se veut en quelque sorte un pro­lon­ge­ment du REER. Comme son nom l’in­dique, le régime vo­lon­taire d’épar­gne­re­traite n’est pas obli­ga­toire. L’adhé­sion est au­to­ma­tique et vous dis­po­sez de 60 jours pour vous re­ti­rer du régime.

7. Concer­nant le Régime de rentes du Qué­bec (RRQ), quel énon­cé est faux ?

A) Ce régime est fi­nan­cé à 50 % par le

gou­ver­ne­ment. B) Cette pres­ta­tion peut être ver­sée à

l’ex­té­rieur du pays. C) Cette pres­ta­tion est im­po­sable. D) Cette rente, nor­ma­le­ment payable à

65 ans, peut être an­ti­ci­pée dès 60 ans. Ré­ponse : A) Ce régime est es­sen­tiel­le­ment fi­nan­cé à parts égales par les em­ployés et les em­ployeurs. Il ne re­pré­sente pas une dé­pense du gou­ver­ne­ment, ex­cep­tion faite des contri­bu­tions que le gou­ver­ne­ment ef­fec­tue à titre d’em­ployeur pour les em­ployés de l’État.

8. REER ou CELI ? Toutes ces af­fir­ma­tions sont vraies, sauf une. La­quelle ?

A) Ces ré­gimes peuvent être uti­li­sés pour ac­cu­mu­ler une par­tie de la mise de

fonds né­ces­saire à l’achat d’une mai­son. B) Dans les deux cas, vos pla­ce­ments

fruc­ti­fient à l’abri de l’im­pôt. C) Le re­trait d’un REER s’ef­fec­tue en fran­chise d’im­pôt alors que ce­lui ef­fec­tué d’un CELI est im­po­sable à la source, vu la dé­duc­tion fis­cale as­so­ciée à toute contri­bu­tion. D) Bien que dif­fé­rents, des pla­fonds de co­ti­sa­tion existent pour cha­cun des deux ré­gimes. Ré­ponse : C) C’est l’in­verse ! Con­trai­re­ment à ce qui est le cas pour le CELI, pla­cer son ar­gent dans un REER per­met de ré­duire son re­ve­nu im­po­sable et de di­mi­nuer l’im­pôt à payer. En re­vanche, tout re­trait d’un REER est im­po­sable, ce qui n’est pas le cas d’un re­trait du CELI.

9. La­quelle des af­fir­ma­tions sui­vantes concer­nant le compte d’épargne libre d’im­pôt (CELI) est vraie ?

A) Il est pos­sible de trans­fé­rer la to­ta­li­té du compte REER d’un dé­funt au CELI du conjoint sur­vi­vant, et ce, sans consé­quences fis­cales. B) Il n’est pas pos­sible de co­ti­ser au

CELI après le dé­cès. C) Tout comme pour le REER, il est pos­sible de co­ti­ser au CELI de son conjoint. D) Il est pos­sible de trans­fé­rer le REER

au CELI en tout temps. Ré­ponse : B) Une telle pos­si­bi­li­té existe ce­pen­dant, et sous cer­taines condi­tions, pour le REER. Pour l’af­fir­ma­tion C), il de­meure pos­sible de don­ner ou de prê­ter de l’ar­gent à son conjoint afin qu’il co­tise lui-même à son propre compte d’épargne libre d’im­pôt.

10. Vous rê­vez de pos­sé­der votre propre piaule? Quelle se­ra la mise de fonds mi­ni­male re­quise pour faire l’ac­qui­si­tion d’une mai­son uni­fa­mi­liale?

A) 5 % du prix d’achat, tou­jours. B) 10 % du prix d’achat. C) 5 % du prix d’achat jus­qu’à un cer­tain seuil, plus 10 % du prix ex­cé­dant ce même seuil. D) Une mise de fonds su­pé­rieure à 25 % est re­quise pour évi­ter l’as­su­rance prêt hy­po­thé­caire. Ré­ponse : C) Si le prix d’achat est de 500 000 dol­lars ou moins, la mise de fonds mi­ni­male exi­gée est de 5 %. Si le prix dé­passe 500 000 dol­lars, la mise de fonds mi­ni­male exi­gée est de 5 % pour la pre­mière tranche de 500 000 dol­lars et de 10 % pour la por­tion du prix de l’ha­bi­ta­tion qui se trouve entre 500 000 et 999 999 dol­lars. Sa­chez aus­si que les prê­teurs exigent une as­su­rance prêt hy­po­thé­caire pour les prêts consen­tis aux ache­teurs qui versent une mise de fonds in­fé­rieure à 20 % du prix d’achat.

11. Apple (AAPL-Q) est l’une des en­tre­prises ayant pro­cé­dé à un frac­tion­ne­ment d’ac­tions dans les der­nières an­nées. De quoi s’agit-il ?

A) D’une opé­ra­tion fa­vo­rable aux ac­tion­naires vi­sant une plus grande li­qui­di­té du titre. B) D’une aug­men­ta­tion du nombre d’ac­tions en cir­cu­la­tion et d’une ré­duc­tion pro­por­tion­nelle du cours boursier du titre. C) D’une pra­tique fi­nan­cière qui ne crée

au­cune ri­chesse sur le coup. D) Toutes ces ré­ponses. Ré­ponse : D) Tout ce­ci est vrai. C’est en juin 2014 qu’Apple a pro­cé­dé à une telle opé­ra­tion. Chaque dé­ten­teur d’ac­tions s’est re­trou­vé avec sept fois plus d’ac­tions.

12. Au su­jet de la pen­sion de la Sé­cu­ri­té de la vieillesse (SV), quel énon­cé est vrai ?

A) La pres­ta­tion du régime n’est

pas im­po­sable. B) Le régime est contri­bu­tif, c’est-à-dire

que les Ca­na­diens doivent y co­ti­ser. C) Au même titre que la rente de re­traite du Régime de rentes du Qué­bec, la SV peut être an­ti­ci­pée dès 60 ans. D) La SV peut être re­por­tée jus­qu’à 70 ans. Ré­ponse : D) Il est pos­sible de re­por­ter jus­qu’à 70 ans le paie­ment de cette pres­ta­tion . Tou­te­fois, il n’est pas pos­sible de l’an­ti­ci­per dès 60 ans.

Re­mer­cie­ments

Nous te­nons à re­mer­cier Mar­tin Du­pras, pré­sident de ConFor fi­nan­ciers, et Fran­çois Beau­re­gard, pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier chez As­sante, de leur contri­bu­tion à l’éla­bo­ra­tion de ce jeu-ques­tion­naire.

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