À l’an pro­chain, cha­let !

Avant de quit­ter votre cha­let ou votre ré­si­dence se­con­daire d’été pour quelques mois, cer­tains gestes simples doivent être faits afin d’évi­ter de vous re­trou­ver avec des pro­blèmes.

Les Affaires Plus - - Contents - par Da­ny Pro­vost

Comme il peut être ris­qué de lais­ser votre cha­let aus­si long­temps sans sur­veillance, voi­ci deux ques­tions à vous po­ser avant de lui dire « à l’an pro­chain ! »

Est-il bien fermé ?

Si vous êtes né­gligent en « fer­mant » votre cha­let, vous pour­riez avoir une mau­vaise sur­prise le prin­temps ve­nu. Pen­sons aux ani­maux qui pour­raient s’y fau­fi­ler, at­ti­rés par votre boîte de cé­réales presque vide que vous avez lais­sé traî­ner, à l’eau qui peut fendre un tuyau à cause du gel ou en­core aux branches d’arbres qui peuvent crou­ler sous le poids du ver­glas et abî­mer votre cou­ver­ture.

Vous pou­vez tou­te­fois li­mi­ter les dé­gâts oc­ca­sion­nés par la moindre faille dans cette « fer­me­ture » grâce à la deuxième ques­tion.

Est-il bien as­su­ré ?

Plu­sieurs fac­teurs entrent en compte quand vient le temps de dé­ter­mi­ner les ga­ran­ties d’as­su­rance dont vous avez be­soin pour votre cha­let : évi­dem­ment, sa va­leur ain­si que celle des biens qu’il contient, le temps que vous y pas­sez, son em­pla­ce­ment, etc. C’est pour­quoi vous de­vriez vé­ri­fier si votre po­lice d’as­su­rance convient à vos be­soins, c’est-à-dire à votre cha­let et à l’uti­li­sa­tion que vous en faites.

Le temps d’oc­cu­pa­tion Les as­su­reurs font la dis­tinc­tion entre les ré­si­dences dites se­con­daires et celles dites sai­son­nières. Pour les pre­mières, une cou­ver­ture tous risques est gé­né­ra­le­ment re­com­man­dée, alors qu’une cou­ver­ture pour risques dé­si­gnés convien­dra sou­vent aux se­condes. Les risques dé­si­gnés peuvent com­prendre des dan­gers tels que la foudre, l’in­cen­die, la grêle et les tem­pêtes de vent.

Le fait de louer votre ré­si­dence se­con­daire ou sai­son­nière à des lo­ca­taires et la fa­çon dont vous y pas­sez du temps sont aus­si des dé­tails que votre as­su­reur vou­dra connaître. Comme pour n’im­porte quelle cou­ver­ture d’as­su­rance, il vaut mieux dé­cla­rer plus d’élé­ments pour avoir la cer­ti­tude que l’as­su­reur ne contes­te­ra pas une éven­tuelle ré­cla­ma­tion en al­lé­guant une fausse dé­cla­ra­tion.

Les ex­clu­sions Vous de­vriez éga­le­ment vé­ri­fier at­ten­ti­ve­ment les ex­clu­sions à votre contrat d’as­su­rance. Par exemple, saviez-vous que le gel des tuyaux est une ex­clu­sion cou­rante? C’est la rai­son pour la­quelle les pro­prié­taires de cha­let mettent au­tant de soin à pur­ger le sys­tème de plomberie avant le gel : tuyau­te­rie, chauffe- eau, ap­pa­reils sa­ni­taires, pompe, etc.

Autre point à ne pas né­gli­ger : un contrat de type risques dé­si­gnés pour ré­si­dence se­con­daire ex­clut ha­bi­tuel­le­ment le risque de cam­brio­lage. Se­lon la va­leur des biens que vous lais­sez sur place, vous pour­riez peut-être ajou­ter cette pro­tec­tion de fa­çon dis­tincte. Les biens Les biens cou­verts par votre contrat sont ceux qui res­tent en per­ma­nence à votre cha­let et non ceux qui n’y res­tent que de fa­çon tem­po­raire. En ef­fet, vos biens qui re­tournent à votre ré­si­dence prin­ci­pale l’au­tomne ve­nu sont cou­verts par la po­lice de votre ré­si­dence prin­ci­pale. Par consé­quent, lorsque vous éta­blis­sez la va­leur des biens à pro­té­ger dans votre cha­let, ne te­nez pas compte des biens cou­verts par l’autre as­su­rance.

La res­pon­sa­bi­li­té ci­vile Même si votre cha­let n’est consti­tué que de quatre murs de vieilles planches et d’un toit, vous pour­riez au mi­ni­mum en­vi­sa­ger une cou­ver­ture pour res­pon­sa­bi­li­té ci­vile: si votre ami à qui vous avez prê­té votre cha­let pour la fin de se­maine tré­bu­chait et se frac­tu­rait la mar­gou­lette; si votre feu de camp pro­je­tait des ti­sons chez le voi­sin ou en­flam­mait la fo­rêt ; si le toit s’ef­fon­drait sur la tête de votre ache­teur po­ten­tiel…

En ré­su­mé, il est im­por­tant de ne né­gli­ger au­cun dé­tail, car en ma­tière de pré­ven­tion, ils peuvent tous avoir leur im­por­tance. Et le diable en est friand !

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