L’« eco­no­mic moat » de War­ren Buf­fett re­vi­si­té

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Ces re­tours mas­sifs de ca­pi­tal aux ac­tion­naires sont néan­moins la bonne chose à faire afin d’évi­ter les risques de di­la­pi­da­tion de ca­pi­tal as­so­ciés à des échecs de di­ver­si­fi­ca­tion et de crois­sance.

Le cas de Co­ca-Co­la est pro­bant à l’égard de l’avan­tage concur­ren­tiel de type « hé­ri­tage ». Cette der­nière a no­tam­ment dis­tri­bué à ses ac­tion­naires 57 % de ses bé­né­fices gé­né­rés au cours des 10 der­nières an­nées. Le tout prin­ci­pa­le­ment sous forme de di­vi­dendes et de ra­chats d’ac­tions. Le faible ren­de­ment mar­gi­nal du ca­pi­tal in­ves­ti a été de 6,5% par an­née au cours de cette dé­cen­nie. C’est bien in­fé­rieur au taux de 28% que Co­ca-Co­la gé­né­rait il y a 10 ans. Dans ces cir­cons­tances et avec un ra­tio d’éva­lua­tion re­la­ti­ve­ment éle­vé, le ren­de­ment bour­sier es­pé­ré se­ra nor­ma­le­ment faible. « hé­ri­tage » gé­nère plus d’argent qu’elle n’en a be­soin pour fi­nan­cer ses oc­ca­sions de crois­sance. Ce sur­plus d’argent doit ain­si être dis­tri­bué aux ac­tion­naires se­lon la mé­thode la plus op­ti­male et non seule­ment en ver­sant un di­vi­dende, comme c’est mal­heu­reu­se­ment souvent le cas. Un pro­gramme de ra­chat d’ac­tions lors­qu’elle s’échange au ra­bais peut par­fois être va­lable pour les ac­tion­naires. Un in­ves­tis­se­ment dans une telle en­tre­prise rap­por­te­ra un ren­de­ment rai­son­nable, sans plus.

Le nir­va­na pour l’in­ves­tis­seur est de dé­cou­vrir l’en­tre­prise qui est en me­sure de ré­in­ves­tir de fa­çon dis­ci­pli­née et à un taux avan­ta­geux tout le ca­pi­tal pro­duit par ses opé­ra­tions.

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