Cli­nique re­traite

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Les Affaires - - Sommaire - In­dice S&P/TSX de l’in­dus­trie In­dice S&P/TSX de la cons. dis­cré­tion­naire

Ce couple au­ra une re­traite confor­table, mais peut-il l’op­ti­mi­ser ?

Nos lec­teurs, qui sont des pro­fes­sion­nels de l’éducation, savent dé­jà qu’ils pour­ront comp­ter sur les rentes de leur ré­gime de pen­sion pour as­su­rer leur train de vie à la re­traite. Ces pa­rents de quatre en­fants ne s’as­soient pas sur leurs lau­riers pour au­tant. Ils se de­mandent comment ti­rer le meilleur par­ti de leur épargne. La si­tua­tion Mon­sieur est di­rec­teur d’école et em­poche un sa­laire de 110 000 $. En­sei­gnante, ma­dame re­çoit un sa­laire de 78 000 $. Les deux sou­haitent prendre leur re­traite en 2030. Il pour­ra comp­ter sur une rente de 84 000 $; elle re­ce­vra 54 000 $. Nos lec­teurs es­timent que ces sommes se­ront suf­fi­santes pour fi­nan­cer leur train de vie.

Ce ré­gime avan­ta­geux ne les a pas dé­cou­ra­gés d’in­ves­tir et d’épar­gner. Ils sont pro­prié­taires d’un im­meuble de cinq lo­ge­ments, dans le­quel ils ré­sident. Sa va­leur mar­chande est d’un mil­lion de dol­lars. Leurs loyers an­nuels de 30 000 $ per­mettent de payer les dé­penses d’hy­po­thèque, les taxes fon­cières et l’as­su­rance. Le couple dis­pose d’un fonds d’ur­gence de 15 000 $ pour payer les ré­pa­ra­tions im­pré­vues. Du cô­té des ac­tifs fi­nan­ciers, nos lec­teurs dé­tiennent 50 000 $ en pla­ce­ments dans un REER au­to­gé­ré. Mon­sieur in­ves­tit 2 000 $ par an­née en épargne-re­traite, et ma­dame, 1 200 $. Ré­ponse Les besoins du couple semblent ain­si as­su­rés pour la re­traite, constate An­ge­la Ier­mie­ri, pla­ni­fi­ca­trice fi­nan­cière au Mou­ve­ment Des­jar­dins. La pro­chaine étape est d’op­ti­mi­ser la fis­ca­li­té du couple et de pla­ni­fier la suc­ces­sion.

Avant de prio­ri­ser le REER, Mme Ier­mie­ri conseille à nos lec­teurs d’uti­li­ser le ré­gime en­re­gis­tré d’épargne-études (REEE) fa­mi­lial pour leurs quatre en­fants (trois d’entre eux sont en­core ad­mis­sibles aux sub­ven­tions). « Il est im­por­tant de mettre en place le REEE ra­pi­de­ment, de pro­fi­ter des sub­ven­tions pen­dant qu’il en est en­core temps et d’évi­ter ain­si de lais­ser de l’ar­gent sur la table, com­mente-t-elle. Vu leur re­ve­nu fa­mi­lial, ils pour­ront re­ce­voir 30 % du mon­tant co­ti­sé en sub­ven­tions gou­ver­ne­men­tales. »

S’il leur reste en­core des sommes, nos épar­gnants de­vraient aus­si prio­ri­ser le compte d’épargne libre d’im­pôt (CELI) plu­tôt que le REER, sug­gère la pla­ni­fi­ca­trice fi­nan­cière. Elle note que leur taux d’im­po­si­tion se­ra éle­vé à la re­traite en rai­son de leurs gé­né­reuses rentes et de leurs re­ve­nus de loyer. L’économie d’im­pôt réa­li­sée grâce à la dé­duc­tion fis­cale que per­met le REER ne se­ra donc pas si im­por­tante, pour­suit-elle. Rap­pe­lons que le CELI ne donne pas droit aux dé­duc­tions, mais que les sommes in­ves­ties croissent à l’abri de l’im­pôt et ne sont pas im­po­sées au mo­ment des re­traits.

MmeIer­mie­ri conseille aus­si aux membres du couple de pla­ni­fier leur suc­ces­sion. S’ils veulent léguer l’im­meuble à leurs en­fants, les hé­ri­tiers de­vront payer le gain en ca­pi­tal sur la par­tie lo­ca­tive, une fac­ture sa­lée. Des solutions comme l’achat d’une po­lice d’as­su­rance vie au deuxième dé­cès pour­raient être adop­tées. Mme Ier­mie­ri sug­gère d’en dis­cu­ter avec un pla­ni­fi­ca­teur fi­nan­cier avant de pas­ser chez le no­taire. Propos re­cueillis par Sté­phane Rol­land

Les lec­teurs aux­quels nous nous in­té­res­sons au­jourd’hui se de­mandent comment ti­rer le meilleur par­ti de leur épargne.

À chaque nu­mé­ro, nous ré­pon­dons aux in­ter­ro­ga­tions de lec­teurs quant à leur si­tua­tion fi­nan­cière. Il est pos­sible d’en­voyer vos si­tua­tions à : cli­ni­que­re­traite@tc.tc

Les titres cy­cliques ont la cote, si bien que la per­for­mance de Couche-Tard est net­te­ment in­fé­rieure à ce à quoi l’ex­ploi­tant de dé­pan­neurs a ha­bi­tué ses ac­tion­naires. Pa­tri­cia Ba­ker, de Banque Sco­tia, y voit une nou­velle oc­ca­sion d’ache­ter le titre. « Une exé­cu­tion constante, une ap­proche dis­ci­pli­née axée sur les ren­de­ments, une stra­té­gie so­lide de mise en mar­ché s’ajoutent aux ac­qui­si­tions pour créer de la va­leur », ré­sume l’ana­lyste. La cible est à 80 $. La vi­si­bi­li­té sur le re­tour de la crois­sance s’est consi­dé­ra­ble­ment dé­té­rio­rée, es­time Drew McRey­nolds, de RBC Mar­chés des ca­pi­taux. Les PME af­fectent da­van­tage leur bud­get pu­bli­ci­taire à des re­ven­deurs à faible marge. Même si la di­rec­tion af­firme qu’elle pré­sen­te­ra un plan en mai, l’ana­lyste es­time qu’il est pré­fé­rable de de­meu­rer sur les lignes de cô­té dans l’at­tente de plus de vi­si­bi­li­té. Il ré­itère sa re­com­man­da­tion « per­for­mance de sec­teur ». La cible tombe de 21 $ à 16 $. La pla­te­forme de com­merce en ligne d’Ot­ta­wa ré­in­ves­tit tou­jours au­tant pour nour­rir sa crois­sance, note Ross MacMillan, de RBC Mar­chés des ca­pi­taux. Le bond de 85 % des re­ve­nus au qua­trième tri­mestre en té­moigne, mais la so­cié­té n’en­tre­voit pas de bé­né­fice avant le pre­mier tri­mestre 2017. Mal­gré tout, l’ana­lyste croit que la so­cié­té se di­rige vers une crois­sance du­rable des bé­né­fices. Il hausse sa cible de 63 $ US à 66 $ US et re­com­mande tou­jours l’achat du titre. Avec ses fi­liales et ses em­ployés amé­ri­cains, Groupe CGI est par­ti­cu­liè­re­ment bien pla­cé pour pro­fi­ter du nou­vel élan de l’économie amé­ri­caine, croit Ste­pha­nie Price, de CIBC Mar­chés mon­diaux. Étant don­né les prix éle­vés des tran­sac­tions dans son in­dus­trie, Mme Price s’at­tend à ce que CGI pré­fère de pe­tites cibles d’ac­qui­si­tion, à l’image de Col­la­bo­ra­tive Con­sul­ting, qui lui a ap­por­té des clients dans l’in­dus­trie fi­nan­cière et de la san­té à Bos­ton. Elle bo­ni­fie sa cible de 68,50 $ à 75 $.

EX­PERTE IN­VI­TÉE

An­ge­la Ier­mie­ri est pla­ni­fi­ca­trice fi­nan­cière au Mou­ve­ment Des­jar­dins.

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