Des res­tos qui ouvrent juste pour vous

Les Affaires - - Réunions Et Congrès - Réunions et congrès Clau­dine Hé­bert re­dac­tion­le­saf­faires@tc.tc

Le di­manche et le lun­di soir, c’est congé pour la dou­zaine d’em­ployés du res­tau­rant La Ré­serve Bis­tro, si­tué ave­nue de la Ca­thé­drale à Ri­mous­ki. Si cette table, l’une des meilleures en ville, est alors fer­mée, c’est pour la simple et bonne rai­son que le taux de fré­quen­ta­tion de la clien­tèle ne jus­ti­fie pas l’em­bauche d’une se­conde équipe de cui­si­niers et ser­veurs pour as­su­rer une ou­ver­ture sept jours sur sept.

Ce­la n’em­pêche pas Ca­the­rine St-Pierre, maître d’hô­tel et co­pro­prié­taire des lieux, d’ou­vrir par­fois les portes de son éta­blis­se­ment ces deux soirs de congé. Elle le fait au moins une dou­zaine de fois par an­née pour des groupes de plus de 25 per­sonnes. « Ça se passe prin­ci­pa­le­ment à l’ap­proche de Noël et du­rant le temps des fêtes », si­gnale-t-elle. Ces clients pri­vi­lé­giés sont pour la plu­part des ca­bi­nets d’avo­cats, des boîtes de com­mu­ni­ca­tion, des groupes du mi­lieu hos­pi­ta­lier, et d’autres grandes en­tre­prises de la ré­gion, pré­cise-t-elle. Ceux qui en font la de­mande peuvent pro­fi­ter en ex­clu­si­vi­té d’un me­nu ins­pi­ré des in­gré­dients en pro­ve­nance du Bas-Saint-Laurent. Le res­tau­rant peut ac­cueillir jus­qu’à 65 per­sonnes à l’in­té­rieur et 35 à sa ter­rasse.

Même scé­na­rio au res­tau­rant La Lé­gende par La Ta­nière, rue Saint-Paul à Qué­bec, re­con­nu par la re­vue En Route d’Air Ca­na­da comme l’un des meilleurs nou­veaux éta­blis­se­ments ou­verts en 2014. Gé­né­ra­le­ment fer­mé les lun­dis et mar­dis de l’Ac­tion de grâce à la Fête na­tio­nale du Qué­bec, il ouvre ré­gu­liè­re­ment ses portes ses soirs de congé. « On le fait une bonne ving­taine de fois par an­née pour des groupes de 30 per­sonnes et plus. Et pas seule­ment dans le temps des fêtes », in­dique Jé­rôme Cor­nel­lier, maître d’hô­tel du res­tau­rant. De jan­vier à juin, plu­sieurs groupes choi­sissent ain­si de se réunir sous le toit du res­tau­rant, qui ré­in­vente l’uti­li­sa­tion des in­gré­dients ty­piques des ré­gions bo­réales. Les plats sont ser­vis uni­que­ment sous forme d’en­trées à par­ta­ger ou d’un me­nu dé­gus­ta­tion pour tout goû­ter.

Ce sont pour la plu­part des en­tre­prises phar­ma­ceu­tiques, des as­so­cia­tions mé­di­cales ou des ins­ti­tu­tions fi­nan­cières et du sec­teur de l’as­su­rance qui ré­servent, à elles seules, le res­tau­rant de 60 places.

La for­mule de l’ex­clu­si­vi­té

Des or­ga­ni­sa­tions gou­ver­ne­men­tales, y com­pris des so­cié­tés d’État, se laissent éga­le­ment sé­duire par la for­mule de l’ex­clu­si­vi­té, constate le chef Tho­mas Des­champs, du res­tau­rant Le Mau­dit Fran­çais, à Ter­re­bonne. Ou­vert seule­ment le soir du mer­cre­di au di­manche, l’éta­blis­se­ment « Ap­por­tez votre vin », voi­sin du parc de l’Île-des-Mou­lins, a re­çu au moins cinq groupes de plus de 25 per­sonnes au cours de la der­nière an­née lors de ses soi­rées de congé. « Deux de ces groupes nous ont même de­man­dé d’ou­vrir à l’heure du lunch alors que nous sommes ha­bi­tuel­le­ment fer­més », in­dique le cui­si­nier d’ori­gine nor­mande nom­mé chef de l’an­née en 2015, dans la ré­gion de La­nau­dière.

Mais at­ten­tion, aver­tit le chef Claude Le Bayon, du res­tau­rant Chasse-Ga­le­rie, à Mon­tréal, le jeu doit en va­loir la chan­delle. Même si le groupe n’oc­cupe pas au maxi­mum de sa ca­pa­ci­té le res­tau­rant, les frais d’ex­ploi­ta­tion sont les mêmes que ceux d’une soi­rée nor­male, in­siste ce­lui qui di­rige l’éta­blis­se­ment de 45 places de la rue Saint-De­nis. « Il faut pré­voir suf­fi­sam­ment de per­son­nel et or­ga­ni­ser les me­nus en consé­quence. Le res­tau­rant ac­cepte d’ou­vrir ses portes en soi­rée les mar­dis et mer­cre­dis, nos soirs de congé, à la condi­tion que le client soit prêt à cou­vrir les frais mi­ni­mums d’une soi­rée ex­clu­sive », dit-il.

Com­bien coûte une telle soi­rée ?

Les coûts va­rient de 1 000 $ à 10 000 $, taxes et pour­boires in­clus, se­lon les res­tau­rants. « Et ce mon­tant, éta­bli au mo­ment de la ré­ser­va­tion, doit être res­pec­té même si le groupe ne se pré­sente pas en to­ta­li­té comme il était

pré­vu », in­siste Ca­the­rine St-Pierre, du res­tau­rant La Ré­serve Bis­tro, à Ri­mous­ki. Un avis qui fait l’una­ni­mi­té chez tous les res­tau­ra­teurs que nous avons contac­tés.

« Il y a évi­dem­ment des frais mi­ni­mums pour ac­com­mo­der cette clien­tèle, qui re­pré­sente 25 % de mon vo­lume d’af­faires », sou­tient Ri­chard Bas­tien, chef pro­prié­taire du Res­tau­rant Le Mi­toyen, à La­val. De­puis l’ou­ver­ture de cet éta­blis­se­ment il y a 40 ans, les groupes de plus de 10 per­sonnes y sont les bien­ve­nus le lun­di soir (soir de congé des équipes) et à l’heure du lunch, alors que le res­tau­rant n’est pas ou­vert. Cette mai­son an­ces­trale du quar­tier Sainte-Do­ro­thée ouvre ain­si ses portes une bonne qua­ran­taine de fois pour des groupes, dont la moi­tié du temps à l’heure du lunch.

Qui ré­serve ? Ce sont des phar­ma­ceu­tiques, des mé­de­cins, des agences im­mo­bi­lières, des équipes de re­pré­sen­tants, sans ou­blier des conseils d’ad­mi­nis­tra­tion d’en­tre­prises et d’or­ga­ni­sa­tions. Cer­tains de ces groupes vont même pas­ser la jour­née au res­tau­rant, dit-il.

Et à moins que le groupe ait ré­ser­vé la to­ta­li­té de la mai­son, le res­tau­rant ne lui est pas ou­vert en ex­clu­si­vi­té. D’autres clients peuvent ap­pe­ler et se pré­sen­ter à la salle à man­ger, men­tionne Ri­chard Bas­tien. « La confi­gu­ra­tion du lieu, qui dis­pose de plu­sieurs pe­tites salles, per­met de re­ce­voir d’autres clients sans nuire au ca­rac­tère pri­vé d’un évé­ne­ment », ex­plique-t-il.

Même chose à La Table du Chef, à Sher­brooke, qui cé­lèbre cette an­née son dixième an­ni­ver­saire. « Si des clients passent au res­tau­rant alors que nous ac­cueillons un groupe, nous al­lons les ser­vir », in­dique Joëlle Beau­pré, co­pro­prié­taire du res­tau­rant avec son conjoint Alain La­brie. Ici aus­si, la dis­po­si­tion des lieux per­met d’as­su­rer le ca­rac­tère pri­vé des ren­contres. L’éta­blis­se­ment, qui oc­cupe l’an­cien pres­by­tère de la rue Vic­to­ria, dis­pose de sa­lons pri­vés of­frant une vue spec­ta­cu­laire sur le mont Bel­le­vue et sur le lac des Na­tions.

Le res­tau­rant sher­broo­kois re­çoit, bon an mal an, au moins cinq groupes de plus de 20 per­sonnes le di­manche et le lun­di soir, qui sont gé­né­ra­le­ment les soi­rées de congé pour le per­son­nel.

Re­mar­quez, sou­tient Ri­chard Bas­tien, du Mi­toyen, à La­val, ce n’est pas tant l’ex­clu­si­vi­té des lieux que re­cherchent les or­ga­ni­sa­teurs de ces soi­rées. « Ils veulent avant tout se réunir un soir de se­maine dans un es­pace ac­cueillant qui per­mette de ras­sem­bler le plus de par­ti­ci­pants… et de se ré­ga­ler. Les lun­dis, mar­dis et mer­cre­dis sont de­ve­nus les soirs de se­maine que les en­tre­prises vont pré­fé­rer pour réunir leur per­son­nel au­tour d’un bon re­pas », ex­plique le chef Ri­chard Bas­tien, en af­faires de­puis 40 ans.

En­fin, pour que les res­tau­ra­teurs puissent ac­cueillir les en­tre­prises, on de­mande à ces der­nières de ré­ser­ver suf­fi­sam­ment tôt à l’avance. Si Le Mi­toyen, à La­val, peut s’ajus­ter dans un dé­lai d’un peu moins de sept jours, la plu­part des res­tau­rants vont exi­ger une, deux se­maines, voire un mois pour se pré­pa­rer.

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La ville de Qué­bec est une ca­pi­tale in­no­vante et dé­bor­dante de créa­ti­vi­té qui s’ap­puie sur une éco­no­mie axée sur le sa­voir, la haute tech­no­lo­gie et la re­cherche de ca­libre in­ter­na­tio­nal. Riche d’un bas­sin im­por­tant de centres de re­cherche, elle se si­tue par­mi les villes les plus in­tel­li­gentes de la pla­nète grâce à ses nom­breuses pla­te­formes d’in­no­va­tion. Qué­bec est aus­si une des villes les plus pro­met­teuses en Amé­rique du Nord. Ca­pi­tale pro­vin­ciale et siège du gou­ver­ne­ment, elle offre un en­vi­ron­ne­ment d’af­faires dy­na­mique et ac­cueillant. Son éco­no­mie so­lide et per­for­mante, ses nom­breux sièges so­ciaux, sa main-d’oeuvre hau­te­ment qua­li­fiée et sa qua­li­té de vie in­com­pa­rable en font une ville idéale pour tous vos évé­ne­ments d’af­faires.

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