Uti­li­ser les don­nées, oui, mais pour­quoi ?

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Les en­tre­prises qui uti­lisent cor­rec­te­ment leurs don­nées peuvent en ti­rer de pré­cieux avan­tages, sou­tient une étude de la Fon­da­tion Mon­tréal inc. En son­dant une quin­zaine de gens d’af­faires et lau­réats, la Fon­da­tion a vou­lu sa­voir pour­quoi les en­tre­prises de­vraient faire de l’uti­li­sa­tion de leurs don­nées une prio­ri­té.

Se­lon le do­cu­ment Ten­dances MTL inc. 2017, 74 % des en­tre­prises se servent de leurs don­nées pour dé­ve­lop­per leurs pro­duits, ce qui en fait l’ob­jec­tif le plus com­mun. Au deuxième rang, 67 % des en­tre­prises uti­lisent leurs don­nées pour mous­ser leurs ini­tia­tives de mar­ke­ting, alors que 55 % sou­haitent ain­si op­ti­mi­ser leurs pro­ces­sus in­ternes. Par ailleurs, 43 % des ré­pon­dants sou­tiennent que la col­lecte de don­nées fait par­tie in­té­grante de leur mo­dèle d’af­faires.

D’après quelques ex­perts consul­tés, les start-up au­raient tout in­té­rêt à va­lo­ri­ser leurs don­nées dès les pre­miers jours de leur exis­tence, entre autres pour créer un pro­duit mi­ni­mum viable. « Il est im­por­tant de sa­voir ce qu’on compte faire de ces don­nées avant même de com­men­cer à les com­pi­ler », af­firme le vice-pré­sident, dé­ve­lop­pe­ment des af­faires au Groupe Park Ave­nue, Nor­mand J. Hé­bert.

De son cô­té, Jacques Nan­tel, pro­fes­seur émé­rite au dé­par­te­ment de mar­ke­ting à HEC Mon­tréal, ajoute qu’il est im­por­tant pour les en­tre­prises de mi­ser sur la per­ti­nence des don­nées à ana­ly­ser, plu­tôt que sur la quan­ti­té : « Si on ne trouve pas de va­leur ajou­tée pour 50 per­sonnes, on n’en trou­ve­ra pas pour 50 000 », af­firme-t-il. Par exemple, lors­qu’un pro­duit mi­ni­mum viable est prêt à être tes­té, la col­lecte de don­nées au­près de clients po­ten­tiels per­met­tra de va­li­der s’il fonc­tionne ou non, et de l’amé­lio­rer en con­sé­quence.

Les ex­perts consul­tés dans le cadre de cette étude es­timent que les start-up ont l’avan­tage de pou­voir être beau­coup plus agiles dans l’analyse de leurs don­nées que les grandes en­tre­prises. À leur avis, le fait d’in­té­grer les don­nées au mo­dèle d’af­faires dès le dé­part peut gran­de­ment contri­buer à ac­cé­lé­rer la prise de dé­ci­sion.

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