Tu n’es pas seul

Les Nouvelles Saint-Laurent - - DOSSIER SPÉCIAL - So­nia No­reau so­nia.no­reau@tc.tc

Lors­qu'un jeune de Saint-Laurent quitte le sys­tème sco­laire, le Car­re­four jeu­nesse em­ploi (CJE) lui tend une perche. Le Pro­gramme Ac­croche-toi per­met aux in­ter­ve­nants du CJE d'en­trer en contact avec ces jeunes en dif­fi­cul­té en sui­vant un pro­to­cole de re­lance té­lé­pho­nique.

Quatre fois par an­née, les in­ter­ve­nants du pro­gramme Ac­croche-toi, re­çoivent la liste des jeunes entre 16 et 24 ans ayant quit­té un éta­blis­se­ment sco­laire sans di­plôme. Ils tentent alors de les re­joindre pour leur of­frir un ac­com­pa­gne­ment dans leurs dé­marches de re­cherche d'em­ploi ou de ré­ins­crip­tion. « L'ob­jec­tif c'est que le jeune com­prenne que son dé­cro­chage ne passe pas in­aper­çu. On veut vé­ri­fier s'il a be­soin d'un coup de main en re­cherche d'em­ploi, leur rap­pe­ler les dates de tom­bées des ins­crip­tions », in­dique Ma­rianne Cyr, in­ter­ve­nante et mo­ti­va­trice à la per­sé­vé­rance sco­laire pour le CJE de Saint-Laurent. Les jeunes re­joints au té­lé­phone peuvent aus­si re­ce­voir des in­for­ma­tions qui leur per­mettent d'ex­plo­rer d'autres ave­nues pos­sibles en ma­tière d'em­ploi ou de for­ma­tion. Par­fois ils n'ont pas be­soin de ce type d'ac­com­pa­gne­ment, ce qui donne aux in­ter­ve­nants, l'oc­ca­sion de les ré­fé­rer à d'autres ser­vices dans la com­mu­nau­té, comme une banque ali­men­taire par exemple.

La ré­ac­tion

Lors de la der­nière vague d'ap­pel, le pro­to­cole de re­lance té­lé­pho­nique a re­çu une liste de 252 noms. 139 ont été re­joints et 33 dé­cro­cheurs ont pris ren­dez-vous pour ren­con­trer un in­ter­ve­nant et bé­né­fi­cier des ser­vices du centre 15 d'entre eux se sont pré­sen­tés. Après cinq ans d'exis­tence, le pro­to­cole de re­lance té­lé­pho­nique d'Ac­croche- toi a per­mis à

70 jeunes lau­ren­tiens de pro­fi­ter des ser­vices du CJE.

Dans la grande ma­jo­ri­té des cas, les jeunes dé­cro­cheurs sont contents d'être ap­pe­lés, se­lon Mme Cyr. « Il ar­rive sou­vent qu'ils soient dé­jà ins­crits ailleurs », dit l'in­ter­ve­nant. À peine

20% des jeunes re­joint sont réel­le­ment in­ac­tifs, c'est-à-dire qu'ils ne pré­voient pas se ré­ins­crire ou ne tra­vaillent pas. « Les autres à qui on parle ne nous rac­croche pas au nez, ils prennent le nu­mé­ro et connaissent alors une nou­velle res­source, il y en a vrai­ment qui nous rap­pelle six mois plus tard ».

Le Car­re­four per­met de di­mi­nuer les dé­lais entre les ins­crip­tions. « On les in­forme sur les dates d'ins­crip­tion, par­fois en leur par­lant, ça leur donne le goût de ve­nir. Si­non on fait de l'ac­com­pa­gne­ment en les rap­pe­lant pour sa­voir comment se passe la ses­sion », ra­conte Mme Cyr. « Même si le nombre de jeunes re­joints est li­mi­té, ça va peut-être chan­ger leurs vies. Oui ça prend beau­coup de temps faire les listes et les ap­pel­ler, mais au bout du compte si ça peut ai­der quelques per­sonnes ça vaut la peine », pense l'in­ter­ve­nante.

(Pho­to: Gra­cieu­se­té)

Re­mise des bourses Ac­croche-toi 2007-2008.

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