Faut-il plus d’au­to­bus?

Les Nouvelles Saint-Laurent - - ACTUALITÉS - (S.N.)

Avec des bus pleins à cra­quer de­vant des­ser­vir une po­pu­la­tion de plus en plus dense, est-il pos­sible de faire le choix du trans­port en com­mun à Saint-Laurent? Pour prendre le pouls des uti­li­sa­teurs, la So­cié­té de trans­port de Mon­tréal (STM) a te­nu une consul­ta­tion pu­blique le 24 octobre au Centre des loi­sirs. La consul­ta­tion s’est dé­rou­lée dans le calme et le res­pect mu­tuel.

Se­lon le der­nier rap­port du pro­gramme d’amé­lio­ra­tion des ser­vices (PASTEC) il y a eu une hausse de ser­vice. Mais est-ce suf­fi­sant pour faire face aux be­soins des nou­veaux sec­teurs d’ha­bi­ta­tion? Avant la consul­ta­tion pu­blique, Mar­vin Ro­trand, vice-pré­sident du con­seil d’ad­mi­nis­tra­tion et pré­sident du co­mi­té de ser­vice à la clien­tèle de la STM et Mar­ga­ret Mag­de­sian, une Lau­ren­tienne du sec­teur Bois-Franc ont ré­pon­du aux ques­tions de Nou­velles Saint-Laurent News.

Entre 2007 et 2011, l’offre de ser­vice a aug­men­té de 66%, rap­pelle M. Ro­trand. « On est conscient que mal­gré le fait qu’on a fait des gains ma­jeurs, il y a des be­soins qu’il faut com­bler. On doit en faire plus », ad­met le vi­ce­pré­sident, qui de­meure op­ti­miste quant à l’ave­nir du trans­port en com­mun à Saint-Laurent.

Mme Mag­de­sian, ai­me­rait prendre le ser­vice de trans­port en com­mun plus sou­vent, mais dit ne pas pou­voir se fier sur les au­to­bus. « Lorsque nous avons dé­mé­na­gé il y a quatre ans, le ser­vice était très bien, il n’y avait pas beau­coup de gens. De­puis, il y a eu une aug­men­ta­tion de la po­pu­la­tion et l’offre de ser­vice n’a pas sui­vi. Les files sont de plus en plus grosses. Il y a tel­le­ment de gens en ligne que les uti­li­sa­teurs ne peuvent pas en­trer. Cer­taines per­sonnes res­tent sur le trot­toir », ra­conte-telle. « Cette se­maine j’ai des réunions, donc je prends la voi­ture », dit-elle en se dé­so­lant d’ajou­ter une voi­ture sur la route.

Lors de la consul­ta­tion pu­blique, M. Ro­trand a conve­nu que« si les uti­li­sa­teurs ne pou­vaient pas en­trer dans l’au­to­bus c’était un vrai pro­blème. Ce der­nier a de­man­dé à Be­noît Gen­dron qui sié­geait sur le pa­nel de faire une en­quête sur l’état du ser­vice pen­dant les heures de pointe dans le sec­teur Bois-Franc.

Les moyens de ses am­bi­tions

« On a une pré­oc­cu­pa­tion dès qu’il y a un nou­veau dé­ve­lop­pe­ment. On com­prend ce qu’on doit faire, mais on doit tra­vailler dans nos moyens. Nos ca­pa­ci­tés fi­nan­cières sont li­mi­tées sans un choix de so­cié­té qui pour­rait nous don­ner des res­sources ré­cur­rentes et in­dexées au coût à l’in­fla­tion » , in­dique M. Ro­trand.

Un deuxième plan stra­té­gique me­nant vers 2020 a été pré­sen­té au con­seil mu­ni­ci­pal de la Ville de Mon­tréal. « On veut haus­ser l’acha­lan­dage sur la to­ta­li­té de l’île d’ici 2020. Ça im­pli­que­rait d’avoir plus d’au­to­bus, d’of­frir plus d’heures de ser­vice et de créer des lignes de trans­port nou­velles », an­nonce le vice-pré­sident. Il croit qu’il est pos­sible de faire des gains fa­ci­le­ment à Saint-Laurent, car les gens sou­haitent prendre les ser­vices de trans­port en com­mun.

(Pho­to: gra­cieu­se­té)

Les files pour prendre l’au­to­bus à Saint-Laurent sont de plus en plus im­por­tantes.

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