Dé­mys­ti­fier le com­pos­tage

Les Nouvelles Saint-Laurent - - ACTUALITÉS - So­nia No­reau so­nia.no­reau@tc.tc

L’ar­ri­vée d’un centre de va­lo­ri­sa­tion des ma­tières or­ga­niques à Saint-Laurent a sou­le­vé pas­sions et ques­tions lors de la consul­ta­tion pu­blique du 9 octobre. Éric Blain, chef de la di­vi­sion sou­tien tech­nique et in­fra­struc­ture à la di­rec­tion de l’en­vi­ron­ne­ment de la Ville de Mon­tréal a ré­pon­du aux ques­tions de Nou­velles Saint-Laurent News afin de vul­ga­ri­ser le pro­ces­sus tech­nique qui a été choi­si.

La tech­nique de com­pos­tage sur la­quelle la Ville de Mon­tréal s’est ar­rê­tée est le com­pos­tage en tun­nel qui né­ces­site une sé­rie de boîtes ho­ri­zon­tales mu­nies de portes. « Pour s’as­su­rer qu’on ait un com­pos­tage op­ti­mal, le com­post est main­te­nu au même ni­veau d’hu­mi­di­té, d’oxy­gène et de tem­pé­ra­ture. C’est pour s’as­su­rer que le com­pos­tage se fasse le plus ra­pi­de­ment pos­sible avec un mi­ni­mum d’inconvénients », ex­plique M. Blain.

Ce der­nier af­firme que ce pro­cé­dé per­met aux ma­tières or­ga­niques de se dé­com­po­ser plus ra­pi­de­ment. Con­trai­re­ment à la tech­nique de com­pos­tage en an­dain, une tech­nique de com­pos­tage en pile, qui est uti­li­sée dans le centre de Saint-Mi­chel, le com­pos­tage en tun­nel per­met un contrôle com­plet des condi­tions de ma­tu­ra­tion. Con­sé­quem­ment, une pe­lure de ba­nane en­voyée au centre de com­pos­tage de Saint-Mi­chel pren­dra de sept à huit mois pour ar­ri­ver à ma­tu­ra­tion alors qu’elle se­rait trai­tée en quatre se­maines à Saint-Laurent.

Tuer les odeurs

Afin d’évi­ter les odeurs, le centre se­ra construit en bâ­ti­ment fer­mé sous pres­sion né­ga­tive. Ce­ci veut dire que l’air se­ra as­pi­ré à l’in­té­rieur du bâ­ti­ment scel­lé par deux portes. L’air res­sor­ti­ra par une che­mi­née une fois trai­té.

L’air passe par un pro­ces­sus de fil­tra­tion par l’acide. « Il passe par des douches de li­quides acides et toutes les com­po­santes am­mo­nia­quées sont neu­tra­li­sées », ex­plique M. Blain. À la suite de quoi l’air passe dans un bio­filtre. Il s’agit d’un filtre na­tu­rel com­po­sé d’écorce ou de tourbe. « Les bac­té­ries qui sont dans l’écorce et dans la tourbe neu­tra­lisent les odeurs: elles gobent les sub­stances vo­la­tiles », ra­conte l’in­gé­nieur. Avant de fi­nir son pé­riple, l’air passe dans un la­veur à l’eau. « Les

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