Le Cercle des fer­mières : un or­ga­nisme qui a fait du che­min

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - HÉ­LÈNE GA­GNON he­lene.ga­gnon@tc.tc

AR­TI­SA­NAT. Cer­tains or­ga­nismes per­durent dans le temps, c’est la si­tua­tion du mou­ve­ment le Cercle des fer­mières. Par contre, pour per­du­rer, il faut éga­le­ment s’adap­ter. C’est ce que le Cercle des fer­mières de Ro­ber­val fait de plus en plus dans l’es­poir que ce mou­ve­ment de femmes, bien que cen­te­naire, soit des plus ac­tuels.

« Il y a un in­té­rêt pour les pe­tits travaux d’ar­ti­sa­nat au Qué­bec. Ces pe­tits pro­jets de­mandent moins de temps et c’est pos­sible de les faire à la mai­son. Par contre, il y a du po­si­tif à en­tre­prendre des travaux de tis­sage, que ce soit pour une cou­ver­ture ou une ser­viette à vais­selle. Oui, ça de­mande du temps, mais ja­mais on ne re­trou­ve­ra sur les ta­blettes des ma­ga­sins un item fait avec au­tant de coeur et de pas­sion », men­tionne la pré­si­dente de l’or­ga­nisme, Constance Ca­ron.

Le Cercle des fer­mières tente de ra­jeu­nir son image et de s’adap­ter aux réa­li­tés. Au­jourd’hui, les com­mu­ni­ca­tions peuvent se faire par le biais des mé­dias so­ciaux et des cour­riels. Mal­gré cette touche de tech­no­lo­gie, l’or­ga­nisme sou­haite mettre au pre­mier plan les va­leurs hu­maines.

« Nous sommes avant tout un groupe d’en­traide, de so­li­da­ri­té et de par­tage. L’ar­ti­sa­nat n’est qu’un pré­texte pour mettre la table à des ren­contres cha­leu­reuses qui nous per­mettent de dé­ve­lop­per de la confiance, mais éga­le­ment de nous va­lo­ri­ser », sou­ligne Constance Ca­ron.

DE PE­TITS TRÉ­SORS

Des membres du Cercle des fer­mières de Ro­ber­val ont dé­ci­dé de s’in­ves­tir pen­dant plu­sieurs se­maines dans la confec­tion d’items à vendre dans le cadre du mar­ché de Noël de Ro­ber­val.

« Par notre pré­sence, nous sou­hai­tons bri­ser quelques ta­bous et faire dé­cou­vrir notre or­ga­nisme. Il faut ces­ser de croire que nos membres sont uni­que­ment des gens aux che­veux blancs. C’est bien cer­tain que pour la trans­mis­sion des sa­voirs, nous de­vons comp­ter sur l’aide de membres ex­pé­ri­men­tées, mais nous avons éga­le­ment quelques jeunes membres qui sou­haitent ap­prendre. Elles n’ont pas au­tant de dis­po­ni­bi­li­tés, mais elles ont un dé­sir et une vo­lon­té de dé­cou­vrir. Cet échange in­ter­gé­né­ra­tion­nel nous per­met de trans­mettre un art qui pour­rait fa­ci­le­ment se perdre avec les an­nées», af­firme Mme Ca­ron. Cet échange in­ter­gé­né­ra­tion­nel nous per­met de trans­mettre un art qui pour­rait fa­ci­le­ment se perdre avec les an­nées. » —Constance Ca­ron

Le Cercle des fer­mières de Ro­ber­val ne cherche pas uni­que­ment à re­cru­ter des membres. Le groupe est réa­liste. C’est pour cette rai­son qu’il pro­fite de di­vers évé­ne­ments comme le mar­ché de Noël afin de se­mer une graine.

« Même si les per­sonnes n’ont pas im­mé­dia­te­ment l’in­té­rêt pour le mé­tier à tis­ser, le simple fait de leur mon­trer nos créa­tions est suf­fi­sant pour qu’un jour, elles consi­dèrent la pos­si­bi­li­té de de­ve­nir fer­mière. Le mar­ché de Noël nous sert à faire dé­cou­vrir notre or­ga­nisme, mais éga­le­ment par­ler de nos connais­sances », ex­plique Mme Ca­ron.

(Pho­to TC Me­dia – Hélène Gagnon)

Les membres du Cercle des fer­mières se­ront pré­sentes au Mar­ché de Noël, les 26 et 27 no­vembre pro­chain au Châ­teau Ro­ber­val.

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