Un mar­ché sous pres­sion et une com­pé­ti­tion fé­roce

L'Etoile du Lac - - ACTUALITÉS - SERGE TREMBLAY serge.tremblay@tc.tc

De moins en moins de mar­chands pro­prié­taires en ali­men­ta­tion

AF­FAIRES. Le ra­chat de Me­tro P.E. Prix de Jon­quière par Me­tro est-il un signe des temps à l’ef­fet que les ban­nières ra­chè­te­ront de plus en plus les mar­chands pro­prié­taires? Pour Da­ny Bou­tin, pro­prié­taire des mar­chés Me­tro de Dol­beau-mis­tas­si­ni et Saintfé­li­cien, il s’agit da­van­tage d’une ques­tion de cir­cons­tances.

« Je ne pense pas que soit une ten­dance en soi. C’est plus une ques­tion de con­trat et de di­ver­gences par rap­port au con­trat qui cause ce genre de si­tua­tion », af­firme Da­ny Bou­tin.

Ce­lui-ci in­dique qu’il n’y a pas de pres­sion de la part des ban­nières, du moins chez Me­tro, pour que les mar­chands pro­prié­taires cèdent leur com­merce. « La pres­sion vient plu­tôt du mar­ché. La com­pé­ti­tion est tel­le­ment forte et avec la pré­sence de plus en plus im­por­tante des es­comp­teurs, le contexte est dif­fi­cile pour les ven­deurs en ali­men­ta­tion conven­tion­nels », ex­plique-t-il.

« Le mar­ché est sous pres­sion et la ten­dance va vers les es­comp­teurs. Sept nou­veaux Cost­co vont ou­vrir au Qué­bec, alors ça dé­montre bien cette ten­dance. C’est très dur d’être mar­chand pro­prié­taire dans ces condi­tions. De notre cô­té, il faut faire ce qu’on a à faire pour se rendre at­trayant pour le client », pour­suit l’épi­cier.

RE­LÈVE

Le ra­chat d’un mar­chand pro­prié­taire par une ban­nière est par­fois une ques­tion d’ab­sence de re­lève. Lors­qu’un com­mer­çant n’a pas de re­lève en vue, la meilleure op­por­tu­ni­té est sou­vent celle de cé­der les reines à la ban­nière.

« Très peu d’en­tre­prises ar­rivent à pas­ser la 3e gé­né­ra­tion. C’était d’ailleurs le cas à Jon­quière, où ils en étaient à leur troi­sième gé­né­ra­tion. Une 4e gé­né­ra­tion, c’est ex­trê­me­ment rare », fait va­loir Da­ny Bou­tin.

Ce der­nier ajoute qu’il a de la re­lève de­vant Avec le contexte éco­no­mique et la com­pé­ti­tion qui est tel­le­ment forte, c’est plus dif­fi­cile pour les mar­chands pro­prié­taires. »

—Da­ny Bou­tin lui et qu’il n’est pas consé­quent pas ques­tion de vendre. « Je ne suis sur­tout pas à vendre! On est là pour res­ter. J’ai mes deux en­fants qui sont dé­jà dans le cadre de porte et qui as­su­re­ront la re­lève. C’est une belle fier­té », men­tionne-t-il.

(Pho­to TC Me­dia - archives)

Da­ny Bou­tin.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.