Ap­prendre à s’ai­mer comme on est

L'Etoile du Lac - - NÉCROLOGIE - CIN­DY GI­RARD cin­dy.gi­rard@tc.tc

Ronde et Jo­lie

CA­LEN­DRIER. En­core au­jourd’hui, de nom­breuses femmes ont de la dif­fi­cul­té à ac­cep­ter leur ap­pa­rence phy­sique. Dans le but de va­lo­ri­ser l’image cor­po­relle, un groupe de 14 per­sonnes s’est en­vo­lé vers l’équa­teur, en juin der­nier, afin d’échan­ger avec les ci­toyennes du coin, mais aus­si de réa­li­ser le ca­len­drier Ronde et Jo­lie 2017.

« Cette ex­pé­rience a été l’op­por­tu­ni­té pour les par­ti­ci­pantes de dis­cu­ter avec les femmes concer­nant leur réa­li­té. On s’est vite rendu compte qu’elles vi­vaient la même chose que nous à sa­voir qu’il est dif­fi­cile de s’iden­ti­fier à un mo­dèle dans notre so­cié­té. Là-bas, dès que tu portes du large, tu dois faire confec­tion­ner tes vê­te­ments sur me­sure », ra­conte Po­leen Beau­lieu, di­rec­trice chez Ronde et Jo­lie.

UN TRA­VAIL SUR SOI

Outre le fait de jouer au man­ne­quin pen­dant un bref ins­tant, ce pro­jet se veut l’oc­ca­sion par­faite pour faire une in­tros­pec­tion, un im­por­tant tra­vail sur soi-même.

« Avant de par­tir en Équa­teur, plu­sieurs ate­liers ont été or­ga­ni­sés avec les mo­dèles afin de par­ler, no­tam­ment, du lâ­cher-prise, de la confiance en soi et de la ges­tion des émo­tions. Nous leur avons don­né des ou­tils pour qu’elles puissent les ap­pli­quer pen­dant le voyage qui a du­ré 11 jours. »

Pour cette troi­sième édi­tion du ca­len­drier, une soixan­taine de per­sonnes ont po­sé leur can­di­da­ture, après quoi, huit mo­dèles ré­gio­naux ont été re­te­nus.

« L’in­té­rêt pour cette ac­ti­vi­té est gran­dis­sant. Les can­di­dates ont un réel dé­sir de mon­trer aux autres femmes qu’il faut avoir confiance et s’ac­cep­ter tel que nous sommes. Elles sont aus­si prêtes à faire un bon tra­vail sur elles-mêmes », ajoute Mme Beau­lieu.

Sou­li­gnons qu’en plus des mo­dèles lo­caux, des femmes de l’équa­teur ont aus­si pris part au pro­jet.

UNE PAUSE

Après avoir mis sur pied le ca­len­drier Ronde et Jo­lie en 2013, Po­leen Beau­lieu sou­haite main­te­nant prendre une pause des ca­len­driers pour se consa­crer à d’autres pro­jets.

« Je suis édu­ca­trice spé­cia­li­sée et j’ai eu l’idée de créer un tel mou­ve­ment parce que j’étais en­tou­rée de femmes qui se met­taient beau­coup de li­mites. J’ai alors dé­ci­dé d’al­ler de l’avant avec ce pro­jet pour mon­trer que chaque femme est dif­fé­rente et unique. Main­te­nant, je vais me consa­crer à d’autres pro­jets, dont un par­te­na­riat avec le Sa­lon de la femme », a conclu Mme Beau­lieu.

Rap­pe­lons que pour les deux pre­mières édi­tions, les photos avaient été prises dans la ré­gion, alors que pour le ca­len­drier 2017, l'or­ga­ni­sa­trice a dé­ci­dé d'agran­dir ses ho­ri­zons et d'ame­ner sa troupe à un autre ni­veau.

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